René Daumal

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

René Daumal, né à Boulzicourt dans le département des Ardennes le 16 mars 1908, et mort à Paris le 21 mai 1944, est un poète, critique, essayiste, indianiste et dramaturge français.

Le Grand Jeu, n°4 (non paru), 1932[modifier]

Ce qui jaillira de ce beau massacre pourrait bien être plus réel et tangible qu'on le croit, une statue du vide qui se met en marche, bloc de lumière pleine. Une lumière inconnue trouera les fronts, ouvrant un nouvel œil mortel, une lumière unique, celle qui signifie : « non ! »
  • Il est ici question des conséquences d'une poésie révolutionnaire mise en exergue notamment par les surréalistes.
  • Les surréalistes — Une génération entre le rêve et l'action (1991), Jean-Luc Rispail, éd. Gallimard, coll. « Découverte Gallimard Littérature », 2000  (ISBN 2-07-053140-6), chap. Témoignages et documents, René Daumal, Le Grand Jeu, n°4 (non paru), 1932, p. 171


Le Contre Ciel, 1954[modifier]

La Parole essentielle n'est […] pas affectée par les formes verbales qui tendent à l'exprimer. Car elle ne s'exprime pas directement elle-même ; elle est le Mot-de-Passe, la porte libératrice qui permet aux élans du chaos lyrique de trouver, par l'intermédiaire de l'image, les mots qui leur conviennent. La Parole ouvre la bouche du poète ; et c'est le souffle qui parle à sa place, avec autant d'approximation que l'instrument humain le permet.
  • Le Contre Ciel, René Daumal, éd. Gallimard, 1954, p. 35


Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia :