Radix

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Il existe une fiche de références pour cette œuvre :
Radix.

Radix (titre original : Radix) est un roman de science-fiction post-apocalyptique de l'écrivain américain Alfred Angelo Attanasio paru en 1981.

Citations du roman[modifier]

Les numéros de pages des citations qui suivent font référence à l'édition Robert Laffont (1983).

L'angoisse le rongeait en permanence. Et quoiqu'il haït cette saveur brûlante au fond de sa gorge, il l'acceptait comme l'une des bassesses inévitables de la vie. C'est pourquoi il mangeait, comme si la terreur pouvait être refoulée au plus profond de son estomac, broyée et digérée.


Il était mû par une intuition musculaire, une pulsion de sa chair qui poussait son corps à manger, à tuer, à trouver des femmes.


L'égoïsme et la peur sont une seule et même chose.


Ses pensées étaient nébuleuses, diffuses comme une lumière sépia qui par à-coups se jetait en tourbillonnant dans une marée cruelle et sombre, rouge sang.


L'univers était infini, c'était un multivers, sa forme était celle du changement perpétuel.


La seule réalité, c'est la liberté.


Les meilleurs tueurs sont ceux qui sont capables d'amour, car ils connaissent les forces de la vie.


Chaque particule atomique est une famille d'êtres. Aussi conscients à leur manière que tu l'es toi-même. Nous sommes tous égaux - tous pareils, mais nous vibrons différemment, voilà tout. Tout est lumière.


Et l'appétit est sacré parce que tout est aliment et qu'il n'est rien d'autre que manger.


Ce que nous savons de la réalité provient du doute que nous formons sur son existence.


L'univers était un flux d'amour qui s'incurvait dans la chaleur et la chair du désir. La paix qu'il avait connue alors était aussi énorme que les gouffres qui séparent les mondes.


La vie symbolique, c'est l'utilisation que nous pouvons faire de notre conscience pour voir le monde, et tout ce qui s'y produit et nous arrive, comme autant de symboles, comme des éléments de sens.


Les hommes sont trompés par la biologie. L'ego est synthétisé au même titre que les ongles ou les cheveux. C'est une carapace, une couverture protectrice, une bogue. Elle entoure le moi-sentant et nul être, sous peine de mort, ne peut s'en débarrasser. Ce qu'on peut attendre de l'ego, au mieux, c'est de la transparence. L'ego doit être clair. Ce n'est jamais une question de volonté. Il ne s'agit pas d'agir pour s'améliorer.


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