Pindare

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Pindare, né à Cynocéphales, Béotie, en 518 av. J.-C., mort à Argos en 438 av. J.-C., est un fameux poète lyrique grec antique de l'époque archaïque. Il est l'auteur de nombreux poèmes, dont les plus nombreux sont ses épinicies (ou odes triomphales) célébrant les victoires d'athlètes aux grandes compétitions sportives de Grèce ancienne (les jeux olympiques, pythiques, néméens et isthmiques).

Olympiques[modifier]

Le premier des biens est l'eau ; l'or, étincelant comme une flamme qui s'allume dans la nuit, efface tous les trésors de la fière opulence. Veux-tu chanter les Jeux, ô mon âme ? ne cherche pas, au ciel désert quand le jour brille, un astre plus ardent que le Soleil, et n'espère pas célébrer une lice plus glorieuse qu'Olympie ! De là part l’hymne que mille voix répètent ; il inspire le génie des poètes, accourus, pour chanter le fils de Cronos, au foyer bienheureux de Hiéron.

  • (grc)

    Ἄριστον μὲν ὕδωρ, ὁ δὲ χρυσὸς αἰθόμενον πῦρ
    ἅτε διαπρέπει νυκτὶ μεγάνορος ἔξοχα πλούτου·
    εἰ δ' ἄεθλα γαρύεν
    ἔλδεαι, φίλον ἦτορ,
    μηκέθ' ἁλίου σκόπει
    ἄλλο θαλπνότερον ἐν ἁμέρᾳ φαεννὸν ἄστρον ἐρήμας δι' αἰθέρος,
    μηδ' Ὀλυμπίας ἀγῶνα φέρτερον αὐδάσομεν·
    ὅθεν ὁ πολύφατος ὕμνος ἀμφιβάλλεται
    σοφῶν μητίεσσι, κελαδεῖν
    Κρόνου παῖδ' ἐς ἀφνεὰν ἱκομένους
    μάκαιραν Ἱέρωνος ἑστίαν,

  • Première Olympique, première strophe. Le souverain cité est Hiéron de Syracuse, tyran sicilien et commanditaire de l'ode.
  • (grc) Olympiques, Pindare (trad. Aimé Puech), éd. Les Belles Lettres, coll. « Collection des universités de France », 1922, p. 26 (accessible aussi en ligne), vers 1-11


Pythiques[modifier]

Éphémères ! Être quelqu'un ? N'être personne ? Rêve d'une ombre
est l'homme. Mais quand un rayon dieudonné survient
un vif éclat plane sur lui, et un âge enchanté.

  • (grc)

    ἐπάμεροι: τί δέ τις; τί δ᾽ οὔ τις; σκιᾶς ὄναρ
    ἄνθρωπος. ἀλλ᾽ ὅταν αἴγλα διόσδοτος ἔλθῃ,
    λαμπρὸν φέγγος ἔπεστιν ἀνδρῶν καὶ μείλιχος αἰών

  • Pythique 8.
  • (grc) Œuvres complètes, Pindare (trad. Jean-Paul Savignac), éd. La Différence, coll. « Minos », 2004, p. 242-243, vers 95-97


Néméennes[modifier]

Oui, le dit plus longtemps que les actes survit,
lui qu'avec la faveur des Grâces
la langue puise au fond du cœur.

  • (grc)

     ῥῆμα δ᾽ ἑργμάτων χρονιώτερον βιοτεύει,
    ὅ τι κε σὺν Χαρίτων τύχᾳ
    γλῶσσα φρενὸς ἐξέλοι βαθείας.

  • Néméenne 4.
  • (grc) Œuvres complètes, Pindare (trad. Jean-Paul Savignac), éd. La Différence, coll. « Minos », 2004, p. 292-293, vers 6-8


Fragments[modifier]

Douce chose, la guerre, aux inexperts, mais qui l'a éprouvée
frémit à son approche en son cœur au plus haut point.

  • (grc)

    γλυκὺ δὲ πόλεμος ἀπείροισιν, ἐμπείρων δέ τις
    ταρβεῖ προσιόντα νιν καρδίᾳ περισσῶς

  • Fragment 110.
  • (grc) Œuvres complètes, Pindare (trad. Jean-Paul Savignac), éd. La Différence, coll. « Minos », 2004, p. 538-539, vers 1-2


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