Piano

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Les Filles de Catulle MendèsAuguste Renoir (1888).

Le piano est un instrument de musique polyphonique à clavier de la famille des instruments à cordes frappées.

Jean-Pierre Thiollet[modifier]

Il est allemand, anglais, chinois, coréen, français, italien, japonais, russe ou tchèque… Européen toujours, mais volontiers américain et asiatique plus que jamais. De jour comme de nuit, il se la joue romantique, nostalgique et pathétique, mais aussi militaire et héroïque. C'est le piano. À la fois occidental et oriental. International par essence et par excellence. En cinq lettres seulement. Comme les cinq doigts de la main. Une évidence. Une flagrance. À cette nuance près, toutefois, que le jeu de mains est double pour 56 touches blanches et 32 noires. Drôle de harem polyphonique, sensuel et diabolique.


Jouer sur le pouce devrait, chez les pianistes, être une expression plus que courante : consacrée. Car ce doigt, plutôt discret et, de prime abord, assez maladroit, a un rôle à la fois pivot et moteur. Il est celui qui permet à l'instrumentiste de se lancer dans des cascades d'arpèges et au clavier d'avoir toujours la bonne amplitude.
  • 88 notes pour piano solo (2015), Jean-Pierre Thiollet, éd. Neva Éditions, 2015  (ISBN 978-2-35055-192-0), p. 17


Un piano n'est pas un placement. A prendre de l'âge, il ne gagne généralement ni en sonorité ni en valeur. Il apparaît au mieux comme un emplacement, à vocation plus ou moins décorative, au pis comme un encombrement. Mais il lui arrive, en souvenir des jours joyeux et de la jeunesse enfuie, de susciter de la nostalgie. Ce qui lui vaut sinon la considération, du moins la conservation. Dans certains cas, très rares, il peut avoir un intérêt historique. Plus qu'un instrument de musique, il devient alors un morceau d'histoire.
  • 88 notes pour piano solo (2015), Jean-Pierre Thiollet, éd. Neva Éditions, 2015  (ISBN 978-2-35055-192-0), p. 56


Un piano qui part en croisière, cela se conçoit. Il vogue généralement à bord d'un paquebot. Pas pour une question de standing. Mais parce qu'il a une fâcheuse tendance à avoir le mal de mer... L'atmosphère iodée, il l'apprécie fort modérément. Le soleil, les embruns et les intempéries, très peu pour lui. Il n'est à l'aise dans ses cordes qu'au sein d'un environnement protégé, à l'hygrométrie modérée et stable. Sinon, bien vite, il se déglingue... et sait faire entendre ses désaccords avec des propriétaires qui lui ont manqué de respect.
  • Improvisation so piano (2017), Jean-Pierre Thiollet, éd. Neva Éditions, 2017  (ISBN 978-2-35055-228-6), p. 117


L'ennui, c'est que les Chinois, dont l'heure de travail est souvent payée quelques dizaines de centimes d'euro, ne se contentent pas de mettre des tigres dans les moteurs : ils s'improvisent également facteurs de pianos en veux-tu, en voilà. Alors qu'ils étaient les empereurs du canard laqué, ils se sont mis en devoir de devenir les champions du piano laqué.
  • Improvisation so piano (2017), Jean-Pierre Thiollet, éd. Neva Éditions, 2017  (ISBN 978-2-35055-228-6), p. 108


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