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Paul-Louis Courier

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Paul-Louis Courier.

Paul-Louis Courier, né le 4 janvier 1772 à Paris et mort à Véretz le 10 avril 1825, est un écrivain politique et helléniste français, à la plume polémiste particulièrement acérée.

Correspondance[modifier]

On écrit aujourd’hui assez ordinairement sur les choses qu’on entend le moins. Il n’y a si petit écolier qui ne s’érige en docteur. À voir ce qui s’imprime tous les jours, on dirait que chacun se croit obligé de faire preuve d’ignorance.
  • Lettre à M. Renouard, Paul-Louis Courier, éd. Merlin, 1825, p. 294


En un mot, dans le compte qu’il rend de ce livre, selon lui, si intéressant, qui l’a occupé six années, il a pensé à tout, excepté à le lire.
  • Lettre à M. Renouard, Paul-Louis Courier, éd. Merlin, 1825, p. 295


Les gens qui savent le grec sont cinq ou six en Europe ; ceux qui savent le français sont en bien plus petit nombre.
  • Lettre à M. Renouard, Paul-Louis Courier, éd. Merlin, 1825, p. 331


Cet enchaînement de sottises et d'atrocités qu'on appelle histoire ne mérite guère l'attention des hommes sensés.
  • Lettre à M. Guilhem de Sainte-Croix, 12 septembre 1806
  • Mémoires, Correspondance et Opuscules inédits, Volume 1, Paul-Claude Racamier, éd. Sautelet ; Mesnier, 1828, p. 145


Œuvres complètes[modifier]

Ce manant devinait les droits de l’homme. Il fut pendu, cela devait être. Il ne faut point devancer son siècle.
  • Œuvres complètes, Paul-Louis Courier, éd. Gallimard, 1951, p. 11


Laissez le gouvernement percevoir des impôts et répandre des grâces ; mais, pour Dieu, ne l’engagez point à se mêler de nos affaires. Souffrez, s’il ne peut nous oublier, qu’il pense à nous le moins possible. Ses intentions à notre égard sont sans doute les meilleures du monde, ses vues toujours parfaitement sages, et surtout désintéressées ; mais, par une fatalité qui ne se dément jamais, tout ce qu’il encourage languit, tout ce qu’il dirige va mal, tout ce qu’il conserve périt, hors les maisons de jeu et de débauche.
  • Œuvres complètes, Paul-Louis Courier, éd. Gallimard, 1951, p. 12-13


Rendons aux grands ce qui leur est dû ; mais tenons-nous en le plus loin que nous pourrons.
  • Œuvres complètes, Paul-Louis Courier, éd. Gallimard, 1951, p. 79


De l’acétate de morphine, un grain dans une cuve se perd, n’est point senti, dans une tasse fait vomir, en une cuillerée tue, et voilà le pamphlet.
  • Œuvres complètes, Paul-Louis Courier, éd. Gallimard, 1951, p. 213


Adieu ! mes amis ; buvez frais, mangez chaud, faites l’amour comme vous pourrez.
  • Œuvres complètes, Paul-Louis Courier, éd. Gallimard, 1951, p. 784


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