Onésime Reclus

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Onésime Reclus.

Onésime Reclus, né à Orthez le 7 mars 1837 et mort à Sainte-Foy-la-Grande le 30 juin 1916, est un géographe français, collaborateur du Tour du monde. Il est notamment connu pour être l'inventeur du mot « francophonie ».

Citations[modifier]

Les Normands étant les corsaires du Nord, les Arabes furent les corsaires du Sud. Sans rien dire de leur immense incursion dans l'Ouest, de l'Espagne aux vallées d'entre Poitiers et Tours ou leur destin fut scellé, ils piratèrent longuement sur le littoral de la Méditerranée "rhodanienne", dans le pays de Narbonne, de Maguelonne, et vers l'orient de Marseille, en ce qui fut ensuite Languedoc, Roussillon, Provence. En certains lieux ils ne firent que passer ; ailleurs ils demeurèrent, notamment dans les montagnes littorales des Maures ou ils eurent un camps retranché difficile à forcer en ce temps d'armes sans portée lointaine; et ils méditèrent la conquête de tout le pays, aussi loin que la terre porte le galop du cheval : le monde n'était-il pas promis, et tout entier, aux louangeurs du Prophète, aux hommes de la "Guerre Sainte" ? Et le vrai croyant, mort en conquérant le sol infidèle, n'était-il pas attendu par les vierges dans le lieu des délices, Walhalla sans bière et sans hydromel, - les hommes du Sud étant sobres de nature autant qu'ivrognes ceux du Nord ? Ces Arabes, ces Maures, ces Sarrasins, disons mieux, ces Berbères islamisés étaient peut-être peu ou prou les cousins des hommes de notre midi de par une communauté d'ancêtres préhistoriques; ils entrèrent dans l'alliance de beaucoup de familles méridionales
  • Le plus beau royaume sous le ciel (1899), Onésime Reclus, éd. Hachette, 1899, p. 765


Il n’y a plus de races, toutes les familles humaines s’étant entremêlées à l’infini depuis la fondation du monde. Mais il y a des milieux et il y a des langues.
  • Un grand destin commence, Onésime Reclus, éd. La Renaissance du livre, 1917, p. 114-116


Dès qu’une langue a « coagulé » un peuple, tous les éléments « raciaux » de ce peuple se subordonnent à cette langue. C’est dans ce sens qu’on a dit : la langue fait le peuple (lingua gentem facit).
  • Un grand destin commence, Onésime Reclus, éd. La Renaissance du livre, 1917, p. 114-116


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