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Olympe de Gouges

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Olympe de Gouges.

Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique et polémiste, durant la Révolution française.

Citations[modifier]

Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, 1791[modifier]

Voir le recueil de citations : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
  • Article premier.
  • Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges, éd. autoédition, 1791, Article premier, p. 7 (texte intégral sur Wikisource)


Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n’est que la réunion de la Femme et de l’Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.
  • Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges, éd. autoédition, 1791, Article 3, p. 8 (texte intégral sur Wikisource)


La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les loix (sic) de la nature et de la raison.
  • Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges, éd. autoédition, 1791, Article 4, p. 8 (texte intégral sur Wikisource)


Nulle femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée, & détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse.
  • Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges, éd. autoédition, 1791, Article 7, p. 9 (texte intégral sur Wikisource)


Pour l’entretien de la force publique, & pour les dépenses d’administration, les contributions de la femme et de l’homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie.
  • Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges, éd. autoédition, 1791, Article 13, p. 9 (texte intégral sur Wikisource)


D'autres auteurs la concernant[modifier]

Si le jacobin a fait de la femme la vestale d'un nouveau culte païen au patriarcat, fonction qui sera légalisée en 1804 par le Code civil napoléonien, n'est-ce pas en réaction à l'apparition d'une nouvelle conscience identitaire des femmes, incarnée politiquement par Olympe de Gouges qui signe, avec sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, son acte de naissance historique ? Les républicains y ont vu une menace pour la Révolution.
  • Les Relations amoureuses entre les femmes (1995), Marie-Jo Bonnet, éd. Odile Jacob, coll. « Poches », 1981, partie 2. Des mystères de la nature à ceux de Lesbos (XVIIIè siècle), chap. II Les mystères de Lesbos, Introduction, p. 212


Il y a trop longtemps qu’on fait espérer aux femmes une condition sociale égale à celle de l’homme. Quand en 1789 Olympe de Gouges présenta aux États-généraux au nom des femmes, son cahier de doléances et de réclamations, il lui fut répondu qu’il était inutile d’examiner la condition de la femme, attendu qu’un changement complet devant se faire dans la société, les femmes seraient affranchies comme l’homme. La Révolution éclate : On proclame les droits de l’homme ; les femmes restent serves. Ces femmes qui avaient travaillé à la Révolution croyaient naïvement avoir conquis leur part de liberté.
  • Égalité sociale et politique de la femme et de l’homme, Hubertine Auclert, éd. impr. de A. Thomas, 1879, chap. Égalité sociale et politique de la femme et de l’homme, p. 1-16 (texte intégral sur Wikisource)


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