Olaf Stapledon
Apparence
William Olaf Stapledon, né le 10 mai 1886 près de Liverpool et décédé le 6 septembre 1950 (à 64 ans) dans le Merseyside, est un philosophe anglais et un auteur de romans de science-fiction.
Les Derniers et les Premiers, 1930
[modifier]Car s'il y a une chose certaine en l'avenir c'est qu'une bonne part en sera telle que nous la qualifierons d'incroyable.
- Les Derniers et les Premiers, Olaf Stapledon (trad. Claude Saunier), éd. Denoël, 1972, p. 16
Grandir, c'est enfin se rendre compte qu'après tout la vie n'est en réalité qu'un jeu. Terriblement sérieux, mais néanmoins un jeu.
- Les Derniers et les Premiers, Olaf Stapledon (trad. Claude Saunier), éd. Denoël, 1972, p. 136
Le monde est ainsi. Si nous en voyons les bas-fonds, nous en verrons aussi l'élévation et nous louerons les deux.
- Les Derniers et les Premiers, Olaf Stapledon (trad. Claude Saunier), éd. Denoël, 1972, p. 219
Du Commencement à la Fin il n'y a que l'espace d'un rayon à l'autre sur la grande roue du temps.
- Les Derniers et les Premiers, Olaf Stapledon (trad. Claude Saunier), éd. Denoël, 1972, p. 379
Les Derniers Hommes à Londres , 1932
[modifier]À la lumière des étoiles, quel sens ont des événements aussi infimes que la défaite d'une armée, l'issue d'une controverse politique, le succès ou l'échec d'un livre, le résultat d'un match de football ? À cette lumière froide, le crépuscule même d'une espèce importe peu.
- Les Derniers Hommes à Londres, Olaf Stapledon (trad. Claude Saunier), éd. Denoël, 1975, p. 12
Étrange que nos pensées puissent parfois retomber un instant dans les anciens errements, comme si nous pouvions perdre de vue la grande beauté et ressembler aux esprits aveugles du passé.
- Les Derniers Hommes à Londres, Olaf Stapledon (trad. Claude Saunier), éd. Denoël, 1975, p. 24-25
Chacun perçoit, pense, lutte comme un individu, mais il est aussi l'Homme, percevant spécifiquement, et pensant comme il est impossible de le faire à un niveau plus humble de l'être. Chaque cellule du cerveau vit sa vie propre et participe cependant à l'expérience du cerveau tout entier; il en est de même pour nous.
- Les Derniers Hommes à Londres, Olaf Stapledon (trad. Claude Saunier), éd. Denoël, 1975, p. 32
En vous, l'intérêt que vous portez à la guerre n'est souvent que l'appétit de l'horreur, la fascination du sang versé et de la destruction.
- Les Derniers Hommes à Londres, Olaf Stapledon (trad. Claude Saunier), éd. Denoël, 1975, p. 138
Hier donne plus de sens à aujourd'hui. Rien ne peut arriver à l'esprit qui ne se répercute peu ou prou en toute sa nature. Chaque évènement est interprété, évalué en fonction des autres.
- Les Derniers Hommes à Londres, Olaf Stapledon (trad. Claude Saunier), éd. Denoël, 1975, p. 151
La réalité ? Mais ce n'est qu'une sacrée farce.
- Les Derniers Hommes à Londres, Olaf Stapledon (trad. Claude Saunier), éd. Denoël, 1975, p. 213
Qu'importe la part de chacun. Toutes les notes sont nécessaires à la perfection de la musique.
- Les Derniers Hommes à Londres, Olaf Stapledon (trad. Claude Saunier), éd. Denoël, 1975, p. 260
Citation choisie pour le 24 mars 2022.
Rien qu'un surhomme, 1935
[modifier]On ne peut pas sucer tout le temps le même morceau de sucre.
- Rien qu'un surhomme, Olaf Stapledon (trad. Amélie Audiberti), éd. Denoël, 1974, p. 21
C'est la rançon de l'intelligence. Elle peut faire progresser, mais elle peut fourvoyer.
- Rien qu'un surhomme, Olaf Stapledon (trad. Amélie Audiberti), éd. Denoël, 1974, p. 112
Créateur d'étoiles, 1937
[modifier]Nous pouvons être fous, mais nous nous débrouillons toujours pour éviter de sombrer dans la folie complète. Au dernier moment, la santé vacillante se rétablit.
- Créateur d'étoiles, Olaf Stapledon (trad. Brigitte André), éd. Éditions Rencontre, 1966, p. 76
Qu'il y ait sans fin lutte, souffrance, gaspillage, on devait l'accepter, et joyeusement, car c'est le sol où pousse l'esprit.
- Créateur d'étoiles, Olaf Stapledon (trad. Brigitte André), éd. Éditions Rencontre, 1966, p. 91
Le savoir, au fond, n'est que la conscience des couleurs que notre propre vision imprime sur une traînée d'écume dans l'océan de l'être.
- Créateur d'étoiles, Olaf Stapledon (trad. Brigitte André), éd. Éditions Rencontre, 1966, p. 239
Les mots sont vides, vides et grossiers. Mais non pas l'expérience.
- Créateur d'étoiles, Olaf Stapledon (trad. Brigitte André), éd. Éditions Rencontre, 1966, p. 290
Sirius, 1944
[modifier]Il était inutile de reprocher aux humains d'être ce qu'ils étaient. Chacun était ainsi fait qu'il devait être le bourreau de quelqu'un d'autre.
- Sirius, Olaf Satapledon (trad. Claude Fournier), éd. Denoël, 1976, p. 149-150
On sent bien dans son for intérieur qu'il doit y avoir quelque chose dans la religion, mais Dieu sait quoi !
- Sirius, Olaf Stapledon (trad. Claude Fournier), éd. Denoël, 1976, p. 158