Odile Weulersse

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Odile Weulersse, née le 19 avril 1938 à Neuilly-sur-Seine, est une chercheuse et une écrivaine française. Elle a mené une carrière comme maître de conférence en études cinématographiques, mais s'est fait surtout connaître d'un public plus large par ses romans historiques pour la jeunesse, qui abordent des époques et des cultures variées.

Citations[modifier]

Citations de ses livres[modifier]

Propos publics[modifier]

Histoire d'en lire : Vos romans abordent de nombreuses époques, allant de l’Antiquité au XVIIIe siècle. Vous êtes moins attirée par l’histoire contemporaine ?
Odile Weulersse : Vous avez raison, je préfère l'Antiquité et le passé à l'histoire contemporaine. J'aime les chemins de terre, les pieds nus ou chaussés de sandales qu'on évite d'utiliser, j'aime les fantaisies des dieux, l'atmosphère de village même dans les capitales, le bruit du vent ou des chansons, la cohabitation avec les ânes et les chèvres bref l'enfance des civilisations, au mieux leur adolescence. Quand la vie sur terre se transforme avec l'invention du moteur à explosion mon imagination stagne. Aucune automobile ne me fait rêver. Je les ignore. Par contre la moindre charrette, le bœuf qui la tire en se battant avec les mouches, la grosse femme en larges jupons assise derrière le cocher au chapeau de paille ou de coton, m'engage dans une aventure.
  • (fr) « L'interview de WEULERSSE Odile », Odile Weulersse [propos recueillis par Isabelle Durand], Histoires d'en lire, 19 janvier 2014 (lire en ligne)


Vous me demandez ce qui me passionne le plus ? La documentation ou l'aventure ? Les deux, à parts égales. La documentation est plus facile, il suffit de savoir lire et de s'émerveiller de ce que les hommes ont su faire au fil des siècles. Par contre, inventer, sortir quelque chose de soi, un personnage, une construction romanesque demande de grands efforts mais donnent aussi une satisfaction qui n'a point d'équivalent. Quand je commence un livre, je ne sais pas ce que je vais raconter... c'est un suspense : sur le livre et sur moi. Que serai-je capable d'inventer ? Pour moi cela reste difficile, éprouvant, mais procure une émotion unique.
Pour cela je m'enferme à la campagne : j'ai besoin d'être seule avec mon livre, sachant que les moments où l'on trouve des idées, où l'on se sent l'énergie de travailler, ne sont pas programmables d'avance. Ils peuvent arriver sous la douche, pendant la promenade, pendant la sieste, devant l'ordinateur, et il est nécessaire que personne ne me dérange à ce moment là.
  • (fr) « L'interview de WEULERSSE Odile », Odile Weulersse [propos recueillis par Isabelle Durand], Histoires d'en lire, 19 janvier 2014 (lire en ligne)


Je ne peux pas dire qu'internet ait beaucoup changé ma manière de travailler. C'est plutôt un instrument quotidien : je l'interroge tous les jours, sur l'Histoire, un film, un auteur, un personnage momentanément médiatique, etc. Mais pour réfléchir j'ai besoin d'un livre. De son format, de sa couverture, de la possibilité d'immédiatement revenir en arrière, de souligner, de commenter, de l'avoir à portée de main. J'ai passé mon enfance avec les livres, lus et relus.
  • (fr) « L'interview de WEULERSSE Odile », Odile Weulersse [propos recueillis par Isabelle Durand], Histoires d'en lire, 19 janvier 2014 (lire en ligne)


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