Nicolas Bouvier

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Nicolas Bouvier (1987).

Nicolas Bouvier, né au Grand-Lancy en 1929 et mort 1998 était un écrivain, photographe, iconographe et voyageur, suisse.

L'Usage du monde, 1962[modifier]

Beaucoup d'enfants aussi, qui s'étourdissaient à brailler des comptines ou à danser des rondes dont les spectateurs — de grands sérieux patibulaires — se placent à l'intérieur du cercle. On est d'avis ici que pour regarder convenablement une ronde il faut se mettre dedans. Il y a ainsi une manière kurde pour toute chose, et dans cette manière une espèce de cocasserie fraternelle qui vous perce le cœur.
  • L'Usage du monde (1963), Nicolas Bouvier, éd. Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot/Voyageurs », 1992  (ISBN 2-228-88560-6), p. 198


« Première étape : petite étape », disent les caravaniers persans qui savent bien que, le soir du départ, chacun s'aperçoit qu'il a oublié quelque chose à la maison. D'ordinaire, on ne fait qu'un pharsar. Il faut que les étourdis puissent encore aller et revenir avant le lever du soleil. Cette part faite à la distraction m'est une raison de plus d'aimer la Perse. Je ne crois pas qu'il existe dans ce pays une seule disposition pratique qui néglige l'irréductible imperfection de l'homme.
  • Un pharsar représente environ 6 kilomètres.
  • L'Usage du monde (1963), Nicolas Bouvier, éd. Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot/Voyageurs », 1992  (ISBN 2-228-88560-6), p. 259


Si le mystique ignore encore le secret de ce Monde, je me demande de qui le cabaretier peut bien l'avoir appris
  • Cité par Nicolas Bouvier, d'un poème de Hâfiz.
  • L'Usage du monde (1963), Nicolas Bouvier, éd. Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot/Voyageurs », 1992  (ISBN 2-228-88560-6), p. 352


« […] Pascal, c'est un peu le portier de l'Église. Quand un protestant s'en approche — excellent ! — c'est qu'il va entrer ; mais un catholique, attention… c'est qu'il veut sortir. »


Il y avait peu d'étrangers dans la ville. C'est étonnant un étranger. À travers le jardin, par dessus le mur des courettes, du haut des toits en terrasse, nos voisins arméniens nous observaient. Gentiment. Pendant nos absences, il arrivait qu'un balai mystérieux nettoie notre maison ou que des mains invisibles posent sur notre table un bol de soupe amère.
  • L'Usage du monde (1963), Nicolas Bouvier, éd. Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot/Voyageurs », 1992  (ISBN 2-228-88560-6), p. 122


Journal d'Aran et d'autres lieux, 1990[modifier]

Tout ce qui est rouge est joli
tout ce qui est nouveau est beau
tout ce qui est habituel est amer
tout ce qui est absent est sucré

  • Extrait de La Maladie de Chûchulainn cité par Nicolas Bouvier en exergue de son Journal d'Aran.
  • Journal d'Aran et d'autres lieux (1990), Nicolas Bouvier, éd. Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot/Voyageurs) », 2001  (ISBN 978-2-228-89406-7), p. 9


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