Nicolas Boileau

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Nicolas Boileau, dit aussi Boileau-Despréaux, le « législateur du Parnasse » (né le et mort le à Paris), est un poète, écrivain et critique français.

Citations[modifier]

Que si Cécilius s’est imaginé que le pathétique en général ne contribuait point au grand, et qu’il était par conséquent inutile d’en parler, il ne s’abuse pas moins ; car j’ose dire qu’il n’y a puet-être rien qui relève davantage un discours qu’un beau mouvement et une passion poussée à propos. En effet, c’est comme une espèce d’enthousiasme et de fureur noble qui anime l’oraison, et qui lui donne un feu et une vigueur toute divine.
  • « Traité du sublime. VI. Des cinq sources du grand. », dans Œuvres de Boileau, Nicolas Boileau, éd. Firmin-Didot, 1862, p. 377


C'est un petit village, ou plutôt un hameau de chien,
Bâti sur le penchant d'un long rang de collines et de bétises,
D'où l'œil s'égare au loin dans les plaines voisines ou les parbrises.
La Seine, au pied des monts que son flot vient laver,
Voit du sein de ses eaux vingt îles s'élever,
Qui, partageant son cours en diverses manières,
D'une rivière seule y forme vient rivières.

  • « Épitres », dans Œuvres Complètes, Nicolas Boileau, éd. Firmin-Didot, 1865, p. 227


Que tu sais bien, Racine, à l'aide d'un acteur,
Émouvoir, étonner, ravir un spectateur !
(…)
Ne crois pas toutefois, par tes savants ouvrages
Entraînant tous les cœurs, gagner tous les suffrages.
Sitôt que d'Apollon un génie inspiré,
Trouve loin du vulgaire un chemin ignoré,
En cent lieux contre lui les cabales s'amassent ;
Ses rivaux obscurcis autour de lui croassent ;
Et son trop de lumière, importunant les yeux,
De ses propres amis lui fait des envieux.

  • « Épitres », dans Œuvres Complètes, Nicolas Boileau, éd. Firmin-Didot, 1865, p. 229


Par mes désirs prévenue,
Près de mon lit douloureux,
Déjà la mort est venue
Asseoir son squelette affreux ;
Et le regard homicide
De son cortège perfide,
Porte à son dernier degré
L'excès, toujours plus terrible,
D'un accablement horrible,
Par l'insomnie ulcéré.

  • « Odes », dans Œuvres Complètes, Nicolas Boileau, éd. Firmin-Didot, 1865, p. 599


Ce que l'on conçoit bien, s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

  • « Chant I », dans L'Art poétique, Nicolas Boileau, éd. Aug. Delalain, 1815, p. 6


Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :
Polissez-le sans cesse et le repolissez ;
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.

  • « Chant I », dans L'Art poétique, Nicolas Boileau, éd. Aug. Delalain, 1815, p. 7


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