Naguib Mahfouz

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Statue de Naguib Mahfouz érigée
au Caire, square du Sphinx

Naguib Mahfouz (11 décembre 191130 août 2006) est un écrivain égyptien, lauréat du Prix Nobel de littérature de 1988. Issu de la petite bourgeoisie cairote, ce fils de fonctionnaire complète des études supérieures en philosophie avant de devenir, à son tour, employé de la fonction publique égyptienne. Il mène en parallèle une vie d'écrivain et publie, en 1939, son premier roman. Ce n'est cependant que près de vingt ans plus tard, en 1956-1957, qu'il accède à la notoriété avec la publication de la Trilogie du Caire. Auteur prolifique — il publie près d'un roman par an — Mahfouz est certes un des écrivains les plus connus du monde arabe où, du reste, la moitié de ses ouvrages furent adaptés au cinéma.


Propos du matin et du soir (Hadîth al-sabâh wa-al-masâ', 1987)[modifier]

Toutes les fois que Dananir se montrait irritable ou se plaignait d'une contrariété qu'elle avait éprouvée dans son travail, Rachwâna y voyait l'effet de cette vie qui s'écartait de la norme. Sous le regard maternel consterné, Dananir prenait du poids sans cesse, perdait graduellement l'éclat de sa jeunesse et le charme de ses traits, devenait sérieuse à l'excès, dure, rigide, comme si le travail l'avait transformée, masculinisée.
  • Propos du matin et du soir, Naguib Mahfouz (trad. Marie Francis-Saad), éd. Sindbad-Actes Sud, coll. « Les littératures contemporaines : La bibliothèque arabe », 2002, chap. Râ', p. 100


— La laideur n'a jamais été un défaut, chez un homme. Il a un salaire élevé. Il est d'une bonne famille... Mais c'est toi qui auras le dernier mot...
  • Deux femmes, dont l'une cherche mari, discutent de la valeur d'un prétendant.
  • Propos du matin et du soir, Naguib Mahfouz (trad. Marie Francis-Saad), éd. Sindbad-Actes Sud, coll. « Les littératures contemporaines : La bibliothèque arabe », 2002, chap. Zayn, p. 106


Il adhérait aux conceptions politiques de son père, qui flattaient peut-être sa vanité et allaient dans le sens de son mépris pour le petit peuple. Il considérait que les revendications patriotiques et la souveraineté populaire n'étaient que des bouffonneries triviales.
  • Propos du matin et du soir, Naguib Mahfouz (trad. Marie Francis-Saad), éd. Sindbad-Actes Sud, coll. « Les littératures contemporaines : La bibliothèque arabe », 2002, chap. Ghayn, p. 172