Moritz Schlick

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Moritz Schlick en 1930

Moritz Schlick est un philosophe et physicien allemand né à Berlin le 14 avril 1882 et assassiné le 22 juin 1936 par un de ses anciens élèves. Il est considéré comme l’un des fondateurs du positivisme logique et du Cercle de Vienne, et l’un des premiers philosophes analytiques.

Du sens de la vie[modifier]

Le beau et la théorie de la beauté sont déjà par nature largement ouverts à une mise en lumière à partir de notre point de vue. Car nous n'avons qu'à prononcer le mot « jeunesse » et l'idée de « beauté » surgit tout à fait spontanément. Et si nous recherchons le lien qui articule et relie les deux, nous rencontrons finalement le concept d’un enjouement harmonieux et autosuffisant, par rapport à quoi tout but extérieur est étranger ; la vieille question des relations entre le beau et sa finalité pourrait en conséquence trouver une solution simple. Un objet ne peut pas apparaître beau sans être détaché du lien qui le retient aux nécessités de la vie.


On ne considère pas comme le meilleur cet homme qui est sans cesse obligé de résister à ses propres impulsions et se trouve constamment en guerre avec ses propres désirs, mais plutôt celui dont les penchants sont d’emblée gentils et bienveillants, de façon qu’il ne cède pas au doute et au conflit intérieur. Celui qui lutte avec soi-même et triomphe de lui-même est peut-être le type du grand homme, mais pas de l’homme bon. Un être dont la pure volonté découle de sa disposition naturelle, sans réflexion, hésitation ni indécision, est ce que nous appelons une personne innocente, et l’innocence est toujours l'état de la perfection morale la plus grande.


L'accomplissement éthique renvoie ainsi à l'esprit de jeunesse. L'âge selon Emerson est la seule vraie maladie : c'est aussi la source de tout mal moral, si nous ne comprenons philosophiquement l'âge que comme la sujétion au fardeau des buts.


Si nous avons besoin d’une règle de vie, que ce soit celle-ci : « Préserve l’esprit de jeunesse ! » Car il est le sens de la vie.


Théorie générale de la connaissance[modifier]

Si le jeune Schlick se tourne vers la physique, c’est, de son propre aveu, « par besoin philosophique et dans un esprit philosophique » , autrement dit pour satisfaire son désir de comprendre le monde et non par goût pour le détail des faits et des phénomènes naturels.
  • Théorie générale de la connaissance, Moritz Schlick (trad. Christian Bonnet), éd. Gallimard, 1971  (ISBN 978-2-07-077185-1), p. 8


Cet ouvrage bien qu’ancien est un outil essentiel pour celles et ceux qui souhaitent développer les connaissances (et donc secondairement les compétences) dans le champ de la médecine palliative et accompagnante.
  • Médecine palliative, Volume 10, n° 1, Marcel-Louis Viallard, éd. EM Consulte, 2011, p. 47, (texte en ligne)


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