Monique Pinçon-Charlot

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Monique Pinçon-Charlot née le 15 mai 1946, est Docteur en sociologie, Directrice de recherche au C.N.R.S. (Centre National de la Recherche Scientifique) jusqu'en 2007, année de son départ à la retraite.

Ses premières recherches ont porté sur les processus de la ségrégation urbaine. Cette ségrégation a été appréhendée à partir d'enquêtes statistiques sur les inégalités sociales face à la répartition spatiale des équipements.

Depuis 1987, Monique Pinçon-Charlot travaille avec Michel Pinçon. Ils ont fait porter leurs travaux sur la haute société, noblesse fortunée et grande bourgeoisie. À partir d'une démarche profondément anthropologique, il s'agit de donner à voir les modes de vie et les niveaux de fortune trop peu connus du grand public. L'analyse s'intéresse en particulier aux processus de la reproduction sociale dans cet univers.

Le Président des riches : enquête sur l'oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, 2010[modifier]

Lorsque tous les pouvoirs sont entre les mains de personnes qui entretiennent des liens étroits et forment un groupe de fait, on peut parler d'oligarchie. La politique, les entreprises, la finance, les médias, le marché de l'art sont contrôlés par des agents sociaux qui se connaissent et se reconnaissent, au sens où ils se cooptent mutuellement dans les instances où ils se retrouvent.


L'héritage de Mai 68 a introduit le cynisme dans la société et la politique, déclarait d'un ton assuré le candidat Sarkozy le 29 mai au cours de son dernier meeting de campagne électoral. Voyez comment le culte de l'argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portés par les valeurs de Mai 68. Voyez comment la contestation de tous les repères éthiques a contribué à affaiblir la morale du capitalisme, comment elle a préparé le terrain au capitalisme sans scrupule des parachutes en or, des retraites chapeaux, des patrons voyous.


Dans un double langage permanent, ce candidat à l'Élysée (Nicolas Sarkozy) a réussi la gageure de rester l'ami des plus riches tout en se faisant passer pour le défenseur de la France « qui se lève tôt ». Flatter le bon peuple en remplissant les poches des nantis. De la poudre aux yeux pour les uns : « Les paradis fiscaux, c'est fi-ni ! », et des milliards d'euros pour les plus riches. (…)


« Changement » ? « Réforme » ? « Rupture » ? La réalité est tout autre : on allonge la durée de travail, on démantèle les services publics, on brise l'indépendance de la justice, on livre les entreprises publiques au privé, on rabote les droits sociaux, on privatise les fonds de retraite, on gave les gavés. Le changement est régression. La classe dominante veut démanteler, grâce à son porte-parole aujourd'hui à l'Élysée, les acquis des luttes sociales et réduire à sa merci le peuple de l'économie réelle en vilipendant, l'œil rigolard, un capitalisme financier qui n'a guère l'air de s'en émouvoir.

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