Mezri Haddad

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Mezri Haddad

Mezri Haddad, né le 2 juillet 1961 au Kram, est un journaliste, écrivain, philosophe et diplomate tunisien. Docteur en philosophie morale et politique de la Sorbonne et premier candidat musulman à avoir été qualifié par le Conseil national des universités françaises comme maître de conférences en théologie catholique, il est l'auteur de plusieurs essais portant principalement sur la politique et la religion (islam et christianisme).

Citations[modifier]

Cela m'inspire de la compassion pour les victimes, du dégoût à l'égard d'une religion sclérosée et souillée et un profond sentiment de haine — comme disent les enfants chéris de la diversité — vis-à-vis des auteurs de cet acte barbare et de leurs nombreux semblables qui peuvent à tout moment basculer dans le terrorisme islamiste parce qu'ils y sont psychologiquement et idéologiquement prédisposés. Cela me renvoie aussi à tous les crimes commis au nom d'Allah et pour la gloire affligeante de son prophète, des moines de Tibhirine aux victimes de Nice, en passant par les nombreux prêtres et pasteurs en Syrie et en Irak dont nul n'évoque le supplice. L'assassinat d'un prêtre chrétien dans son Église ajoute à cette barbarie humaine une réalité irréductible que certains anesthésiés par l'islamophilie, ou dissuadés par l'islamophobie, refusent de voir : le choc des civilisations est bien là et il est loin d'avoir atteint son stade paroxystique.

  • L'auteur répond ici à la question d'Alexandre Devecchio : En tant que philosophe de culture musulmane, que vous inspire ce dernier acte terroriste qui a visé une Église et lors duquel le père Jacques Hamel a été atrocement assassiné ?
  • « Mezri Haddad : la sécurité est le premier des droits de l'homme ! », propos recueillis par Alexandre Devecchio, Le FigaroVox, 27/07/2016 (lire en ligne)


Cette accélération d'actes islamo-terroristes a une histoire dont certaines élites intellectuelles, politiques et médiatiques devraient avoir honte. C'est l'histoire, au nom de la sacro-sainte laïcité, de la déchristianisation du pays qui fut jadis et naguère la fille aînée de l'Église. L'histoire des belles églises qu'on a remplacées par des mosquées sous le prétexte fallacieux qu'elles n'avaient plus de fidèles, alors qu'on n'a pas cessé, depuis trois siècles, de culpabiliser les catholiques et d'enseigner aux chrétiens que leur foi était strictement intérieure et qu'elle n'avait pas besoin de temples ni d'églises pour être vécue et partagée. C'est ainsi qu'est née chez certains intégristes musulmans le fantasme de la conversion de la France à la religion de Saïd Qutb, d'Abdelwahab, de Qaradaoui et de Ben Laden. C'est l'histoire de la sempiternelle idéologie des droits de l'homme qui a ouvert la voix au fondamentalisme et qui tétanise encore aujourd'hui les rares responsables politiques qui voudraient extirper par ses racines l'islamo-fascisme.

  • « Mezri Haddad : la sécurité est le premier des droits de l'homme ! », propos recueillis par Alexandre Devecchio, Le FigaroVox, 27/07/2016 (lire en ligne)


Au diable les droits de l'homme si le droit à la vie n'est plus assuré. Primo, la sécurité est également un droit de l'homme des plus précieux, que tous les philosophes contractualistes comme Hobbes, Locke, Kant ou même Rousseau mettent au cœur du contrat social et au-dessus même de la liberté. C'est que la liberté n'a aucun sens dans l'insécurité. Secundo, le premier devoir de l'État, c'est d'assurer la liberté de chacun dans la sécurité de tous. Un État qui n'est plus en mesure d'assurer la sécurité à ses citoyens perd ipso facto sa légitimité. La violence légitime chère à Max Weber est le monopole exclusif de l'État. Il doit en faire usage sans tergiversation et sans état d'âme. C'est le prix à payer si l'on veut éviter ce qui peut arriver de pire dans une société, la guerre civile.

  • « Mezri Haddad : la sécurité est le premier des droits de l'homme ! », propos recueillis par Alexandre Devecchio, Le FigaroVox, 27/07/2016 (lire en ligne)


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