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Marthe Ekemeyong Moumié

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Marthe Ekemeyong Moumié est une militante anticolonialiste et écrivaine camerounaise, née le 4 septembre 1931 et morte le 9 janvier 2009.

Citations[modifier]

Victime du colonialisme français (2006)[modifier]

Ma vie a commencé simplement, elle se termine simplement. Cependant, l'accumulation de souffrances, de violence et d'oppression a forgé en moi un sentiment de tolérance, d'humilité et d'espoir.
  • Victime du colonialisme français - Mon mari Félix Moumié, Marthe Moumié, éd. Duboiris, 2006  (ISBN 2-9522315-2-4), p. 173


Entre 1940 et 1960, la lutte pour les indépendances africaines a été forte et fortement réprimée par les colons français. Penser que les Africains ont été passifs comme le laissent parfois entendre certains historiens ou certains livres d'histoire est un mensonge inqualifiable. En tant que militante de cette période, je puis vous assurer que nous avons vécu les pires moments de notre jeunesse mais aussi de merveilleux moments de combat pour la libération de nos peuples et de nos pays.
  • Victime du colonialisme français - Mon mari Félix Moumié, Marthe Moumié, éd. Duboiris, 2006  (ISBN 2-9522315-2-4), p. 174


Je souhaite également que les autorités françaises, qui savent dans quelles circonstances précises mon mari a été assassiné pour le seul fait qu'il luttait contre le colonialisme et pour l'indépendance de son pays, demandent pardon à ma famille pour cet acte ignoble commis contre Félix Moumié.
  • Victime du colonialisme français - Mon mari Félix Moumié, Marthe Moumié, éd. Duboiris, 2006  (ISBN 2-9522315-2-4), p. 16


Bientôt cette jeunesse africaine aura pour devoir de faire connaître les héros et les martyrs africains. Elle doit prendre conscience qu'il faut à tout prix décourager les éliminations d'opposants politiques par la force et s'engager sur des voies pacifiques et démocratiques afin d'éviter les solutions violentes, qui participent à la régression d'une société moderne.
  • Victime du colonialisme français - Mon mari Félix Moumié, Marthe Moumié, éd. Duboiris, 2006  (ISBN 2-9522315-2-4), p. 15-16


En 1955, j'avais dû quitter le Cameroun pour m'exiler à l'étranger. Mon mari, Félix Moumié, avait été assassiné avec l'aval du gouvernement camerounais, à Genève. Mon retour au pays me mettait en danger de mort. Selon toutes les conventions internationales, Macias Nguema ne devait pas m'extrader vers le Cameroun, mais plutôt vers Conakry, là où reposait le corps de mon mari. Cette décision m'a valu cinq années d'internement à la Brigade Mixte Mobile (BMM), la plus tristement célèbre prison du Cameroun.
  • Victime du colonialisme français - Mon mari Félix Moumié, Marthe Moumié, éd. Duboiris, 2006  (ISBN 2-9522315-2-4), p. 154


L'extrême pauvreté humilie l'homme, tandis que l'extrême richesse l'éloigne de Dieu.
  • Victime du colonialisme français - Mon mari Félix Moumié, Marthe Moumié, éd. Duboiris, 2006  (ISBN 2-9522315-2-4), p. 173


Interviews[modifier]

Pour bâtir un vrai Cameroun, celui pour lequel de nombreux sacrifices ont été faits, celui-là qui fera face aux concurrences internationales, il faut que nos jeunes compatriotes se mettent en tête que l’avenir du pays est leur affaire. Ils ne sont pas des sacrifiés. Mais qu’ils se disent qu’ils ont pour devoir de construire.
  • (fr) « Entretien avec... Marthe Moumié », Sandeau Nlomtiti, Peuple Sawa, 2009 (lire en ligne)


Les membres de l’Upc étaient formés. Aujourd’hui rien de tout ceci n’est fait. Chacun s’occupe de sa famille et de son village. Je ne sais pas quel médicament vous voulez contre le tribalisme. Il a des racines fortes actuellement au Cameroun. Sa fin n’est pas pour demain. Il faut que les dirigeants s’engagent et montrent l’exemple dans leur vie quotidienne.
  • (fr) « Entretien avec... Marthe Moumié », Sandeau Nlomtiti, Peuple Sawa, 2009 (lire en ligne)

Liens externes[modifier]

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