Marie Stuart

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Marie Stuart

Marie Stuart (née le 8 décembre 1542 et morte le 8 février 1587), était une souveraine du royaume d’Écosse et reine de France qui fut emprisonnée en Angleterre par sa cousine, la reine Élisabeth Ire d'Angleterre. Après avoir été condamnée pour trahison, elle fut exécutée en 1587.

Citations sur Marie Stuart[modifier]

La politique, cette force artificielle des hommes, se heurte à une force éternelle de la nature. Après bien des années d'attente, calme et patiente, la femme s'est enfin éveillée en Marie Stuart. Jusqu'alors elle n'avait été que fille, femme et veuve de roi, le jouet de volontés étrangères, une docile créature de la diplomatie. Mais maintenant un sentiment véritable vient d'éclore dans son cœur, elle veut disposer librement de son jeune corps. Elle n'écoute plus les autres. Elle n'entend plus que les pulsations de son sang, elle n'obéit plus qu'au désir et à la volonté de ses sens.
Et c'est ici que commence l'histoire de sa vie intérieure.

  • Marie Stuart, Stefan Zweig, éd. Grasset, coll. « Les Cahiers Rouges », 2006  (ISBN 978-2-246-16826-3), p. 129


Qui l'aime va à sa perte, celui qu'elle aime récolte l'amertume. Qui lui veut du bien ne lui fait que du mal et qui la sert court à sa fin. Tel le rocher magnétique de la légende qui attire à lui tous les navires, son destin attire funestement tous les destins. Peu à peu la sombre légende de la magie de la mort entoure son nom. Mais plus sa cause apparaît perdue, plus elle met de passion dans la lutte ; au lieu de la courber, la longue et morne captivité ne fait que tendre sa résistance. Et volontairement, quoique conscience de la vanité de l'entreprise, elle provoque le dernier combat décisif.

  • Marie Stuart, Stefan Zweig, éd. Grasset, coll. « Les Cahiers Rouges », 2006  (ISBN 978-2-246-16826-3), p. 332


Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia :