Marie Lenéru

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Marie Lenéru (1912).

Marie Lenéru, née le 2 juin 1875 à Brest et morte le 23 septembre 1918 à Lorient, est une femme de lettres française.

Lettres à un soldat (1921)[modifier]

Je ne veux plus écrire que contre la guerre. Ce qui ne veut pas dire, mon filleul, que je ne trouve pas très bien de faire celle-ci. Je suis fille, petite-fille, arrière-petite-fille de soldats, mais je ne veux plus que même un luxe moral nous coûte aussi cher.
  • « Lettres à un soldat (extraits) », Marie Lenéru, Les Annales politiques et littéraires, 1921-04-10, p. 253


Journal (1945)[modifier]

Le marin est bien autre chose qu'un militaire. Il a la grâce de l'athlète, l'intelligence d'un voyageur, la distinction que donne la solitude et le "silence des espaces" et aussi l'aventure dangereuse.
  • Journal (1901), Marie Lenéru, éd. Grasset, 1945, p. 287


Il n'y a qu'un fléau : le découragement. Je ne pense pas seulement à la désespérance qui embrasse toute une vie, mais à ces lassitudes de tous les jours qui s'étendent à une période, à une heure. On ne désespère pas de l'ensemble, et pourtant, dans le détail, si l'on faisait la somme des moments sacrifiés, on approcherait du tout.
  • Journal (1894), Marie Lenéru, éd. Grasset, 1945, p. 135


Personne ne semble ému de laisser dans la mort tant de possibles qui nous effleurent, nous éventent dans leur fuite, qui pourraient être nous, le plus beau de nous-mêmes et qui ne seront jamais.
  • Journal (1900), Marie Lenéru, éd. Grasset, 1945, p. 217


De tout ce qui est beau dans ce monde, qu'est-ce qui n'est pas redoutable ?
  • Journal (1910), Marie Lenéru, éd. Grasset, 1945, p. 310


Les amitiés littéraires ? Le pis aller de l'envie.
  • Journal (1916), Marie Lenéru, éd. Grasset, 1945, p. 384


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