Marguerite Audoux
Apparence

Marguerite Audoux, née le 7 juillet 1863 à Sancoins (Cher) et morte le 31 janvier 1937 à Saint-Raphaël (Var), est une romancière française. Le magazine féminin Marie Claire fondé en 1937, fait référence à son roman le plus connu.
Citations propres
[modifier]Marie-Claire, 1910
[modifier]Pendant l’heure de la sieste, je montais au grenier pour lire un peu. J’ouvrais le livre au hasard ; et, à le relire ainsi, j’y découvrais toujours quelque chose de nouveau. J’aimais ce livre, il était pour moi comme un jeune prisonnier que j’allais visiter en cachette. Je l’imaginais vêtu comme un page et m’attendant assis sur la solive noire. Un soir, je fis avec lui un beau voyage. Après avoir fermé le livre, je m’accoudai à la lucarne du grenier. Le jour était presque fini, et les sapins paraissaient moins verts. Le soleil s’enfonçait dans des nuages blancs, qui bouffaient et se creusaient comme du duvet. Sans savoir comment cela s’était fait, je me trouvai tout à coup au-dessus du bois avec Télémaque. Il me tenait par la main, et nos têtes touchaient le bleu du ciel. Télémaque ne disait rien ; mais je savais que nous allions dans le soleil.
- À propos du livre Les Aventures de Télémaques.
- Marie-Claire (1910), Marguerite Audoux, éd. Eugène Fasquelle, 1911, partie Deuxième partie, chap. 15, p. 158 (texte intégral sur Wikisource)
Au-dessus de nos têtes, les aiguilles des sapins crissaient continuellement en se frôlant. Cela faisait un bruit doux et léger qui ne ressemblait en rien au chuchotement sec et coupé de silences que le bois avait fait entendre quand il était chargé de neige.
- Marie-Claire (1910), Marguerite Audoux, éd. Eugène Fasquelle, 1911, partie Troisième partie, chap. 5, p. 191 (texte intégral sur Wikisource)
Dieu nous a donné le souvenir, et il n’est au pouvoir de personne de nous le retirer.
- Marie-Claire (1910), Marguerite Audoux, éd. Eugène Fasquelle, 1911, partie Troisième partie, chap. 15, p. 250 (texte intégral sur Wikisource)
L'Atelier de Marie-Claire, 1921
[modifier]Sur les bancs et sur les chaises, des couples restaient inactifs et silencieux, comme écrasés de bonheur.
- L’Atelier de Marie-Claire (1920), Marguerite Audoux, éd. Eugène Fasquelle, 1921, chap. XIV, p. 168-182 (texte intégral sur Wikisource)
Douce Lumière, 1937
[modifier]L’impossibilité de faire de la musique, jointe à la perte d’une société aimable, est une peine qui s’appuie à l’ancienne pour l’augmenter et faire, d’une jeune fille intelligente et tendre, une créature solitaire et ne vivant que de mauvais souvenirs.
- Douce Lumière, Marguerite Audoux, éd. Bernard Grasset, 1937, chap. XI, p. 152-174 (texte intégral sur Wikisource)
Ah ! si nos larmes pouvaient emporter l’amertume de notre cœur.
- Douce Lumière, Marguerite Audoux, éd. Bernard Grasset, 1937, chap. XII, p. 175-197 (texte intégral sur Wikisource)
Une hirondelle dans la maison, c’est toujours signe de bonheur.
- Douce Lumière, Marguerite Audoux, éd. Bernard Grasset, 1937, chap. V, p. 79-88 (texte intégral sur Wikisource)
Citations sur
[modifier]Chez l’auteur de Marie-Claire, le goût de la littérature n’est pas distinct de la curiosité supérieure de la vie, et ce qu’elle s’amusa à noter, ce fut, tout simplement, le spectacle de la vie quotidienne, mais encore plus ce qu’elle imaginait, ce qu’elle devinait de l’existence des gens rencontrés. Déjà, ses dons d’intuition égalaient ses facultés d’observation…
- « Préface », Octave Mirbeau, dans Marie-Claire (1910), Marguerite Audoux, éd. Eugène Fasquelle, 1911, p. VIII (texte intégral sur Wikisource)
Elle est douée d’imagination, mais entendons-nous, d’une imagination noble, ardente et magnifique, qui n’est pas celle des jeunes femmes qui rêvent et des romanciers qui combinent. Elle n’est ni à côté ni au delà de la vie ; elle semble seulement prolonger les faits observés, et les rendre plus clairs.
- « Préface », Octave Mirbeau, dans Marie-Claire (1910), Marguerite Audoux, éd. Eugène Fasquelle, 1911, p. X (texte intégral sur Wikisource)