Marc-Édouard Nabe

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Marc-Édouard Nabe

Marc-Édouard Nabe (1958 - ) est un écrivain français.

Au régal des vermines, 1985[modifier]

Les éditeurs, il ne faut pas trop leur en vouloir : ce sont des gardiens de cimetières... Ils améliorent de vieilles tombes : pas question d'examiner ceux qui remuent encore. Ils ne se laissent même pas affoler par les feux follets. Je ne croirai à un éditeur que s'il prie.
  • Au régal des vermines, Marc-Édouard Nabe, éd. auto-édité, 2012 (1985), p. 17

Chacun mes goûts, 1986[modifier]

La psychanalyse, c'est la solution finale de l'art.
  • Chacun mes goûts, Marc-Édouard Nabe, éd. du Dilettante, 1986, p. 7

Rideau, 1992[modifier]

Depuis Céline, la poésie n’a pas progressé d’un millimètre. Elle a reculé. Grâce à qui ? aux Grandes-Couilles-Molles de notre époque. Grâce aux femmelettes Modiano, le Bègue-aux-Topinambours ; Claude Mauriac, le Fils-Incrucifiable ; Françoise Sagan, l’Oisillon-des-Sixties ; Marguerite Duras Il-faut-la-noyer-dans-son-pull-over ; Le Clézio, le Play-boy-à-ses-Mémères ; Djian, le Loser-à-Succès ; Bernard Frank, le Crocodile-Gâteux ; Yves Simon, l’Imbécile-Filandreux ; Jean d’Ormesson, la Vaniteuse-Vipère-Ridée ; Paul Guth, Attention-Naïf-Méchant ; Alexandre Jardin, l’Endive-Aigrelette ; San-Antonio, le Frédéric-Dard-du-Pauvre ; Philippe Labro, le Yankee-Imaginaire ; Jacques Attali, le Hibou-Sans-Talent ; Jean Dutourd, la Grosse-Tête-sur-la-Commode ; Jacques Lanzmann, Popeck-dans-le-désert ; Lucien Bodard, le Saint-Bernard-qui-a-bu-son-propre-baril…
  • Rideau, Marc-Édouard Nabe, éd. du Rocher, 1992, p. 84-85

L'Âge du Christ, 1992[modifier]

Le baptême, c'est la goutte d'eau qui fait déborder la vie.
  • L'Âge du Christ, Marc-Édouard Nabe, éd. du Rocher, 1992, p. 23

Inch' Allah, 1996[modifier]

Édern va se faire arranger les dents. Elles sont aussi pourries que ses pieds, sauf que celles-ci, au moins, se déchaussent !
  • Inch'Allah, Marc-Édouard Nabe, éd. du Rocher, 1996, p. 1662

Non, 1999[modifier]

Il y a des profanateurs qui aiment baiser des cadavres, mais on n'avait jamais vu des profanateurs se faire baiser par le cadavre qu'ils exhument ! Il faudra que j'en parle à mon voisin poète, la prochaine fois que j'irai jeter mes carcasses de poulets dans notre belle poubelle.
  • Non, Marc-Édouard Nabe, éd. du Rocher, 1998, p. 253
Toutes les belles femmes sont de droite
Même celles qui se prétendent de gauche.
  • Non, Marc-Édouard Nabe, éd. du Rocher, 1998, p. 290

Coups d'épée dans l'eau, 1999[modifier]

Mon ange gardien, je me bats souvent avec lui… J'ai quelques prises de bec avec cet ange-là. Oui, bien sûr, certainement, à mon avis, chaque artiste est un ange et je suis persuadé que je ne suis pas le seul artiste parmi mes contemporains. Ce qu'il y a, c'est qu'à l'époque, les anges allaient par groupes, par troupeaux, par triangles dans le ciel, et aujourd'hui nous sommes tous isolés par cette situation post-apocalyptique, et ce grand vide n'a permis que de nous séparer tous et cette dissémination immaculée que l'on voit dans le ciel de notre époque est tragique. Enfin peut-être que ce serait bien que ces artistes entrent chacun en contact les uns avec les autres car c'est grâce à ce contact qu'on pourra établir une électricité fatale à ce désarroi que nous vivons, qui est terrible. Il faut électrocuter la médiocrité, voilà.
  • Coups d'épée dans l'eau, Marc-Édouard Nabe, éd. du Rocher, 1999, p. 87
Oui ! Mon nom est un nom péjoratif. C'est un peu à l'image des peintres de la Renaissance, vous savez, on croit toujours aujourd'hui que les peintres de la Renaissance ont des noms tout à fait glorieux, Botticelli ça veut dire en fait « gros tonneau », Masaccio, dont on reparle maintenant, ça veut dire Thomas, il s'appelait Thomas, mais très laid, il est très laid, c'est Masaccio, c'est un « Thomas vraiment très laid », Giorgione c'est le « gros Georges », qui traînait dans les rues de Venise. Oui alors le nom « Nabe », on m'a traité tellement de nabot et de nabe quand j'étais enfant parce que j'étais le plus petit de la classe, que j'ai assumé ce surnom péjoratif, et j'en ai fait mon surnom.
  • Coups d'épée dans l'eau, Marc-Édouard Nabe, éd. du Rocher, 1999, p. 546

Une lueur d'espoir, 2001[modifier]

Libéralité-Légalité-Fratricidité.
  • Une lueur d'espoir, Marc-Édouard Nabe, éd. du Rocher, 2001, p. 74

Le Vingt-septième Livre, 2009[modifier]

Je suis un loser, ce qu'on appelle un écrivain à insuccès, un worst-seller...
  • Le Vingt-septième livre, Marc-Édouard Nabe, éd. du Dilettante, 2009, p. 7
Roman à thèse + écriture plate + athéisme revendiqué + critique de son temps (mais pas trop) + culture rock-pop + défense du capitalisme + attaque des Arabes = succès garanti. Qui a réussi ça ? Ne cherche pas davantage dans ton miroir, c'est toi, Michel, mon cher voisin...
  • Le Vingt-septième livre, Marc-Édouard Nabe, éd. du Dilettante, 2009, p. 52
Il faut être logique : puisque mes contemporains me considèrent comme mort, je ne dois plus exister à leurs yeux. Rendez-vous dans cent ans ! En attendant, j'arrête.
  • Le Vingt-septième livre, Marc-Édouard Nabe, éd. du Dilettante, 2009, p. 93

L'homme qui arrêta d'écrire, 2010[modifier]

Un « écrivain » aujourd'hui, c'est quelqu'un à côté de toutes les plaques. Ça le fait chier de vivre et il a l'indécence de communiquer à autrui la merde qu'il récupère de ce sentiment. Comment faire confiance à des gens qui vendent à l'étalage ce petit paquet de névroses bien ficelé que représente chacun de ces objets de papier, laids dans leur maquette ça va sans dire, et vides dans leur substance, et que j'ai sous le nez à chaque instant ?
  • L'homme qui arrêta d'écrire, Marc-Édouard Nabe, éd. auto-édité, 2010, p. 383

L'enculé, 2011[modifier]

Je suis un enculé : c'est souvent ceux qui enculent les autres qu'on traite d'enculés. Moi, je mérite bien ce nom, à bien des titres. Je vais raconter ici comment un enculeur s'est fait enculer. Et ce ne sera pas du roman, tout sera vrai, enfin selon moi. Après avoir enculé le monde entier, je me suis fait enculer aux yeux de ce même monde, entier.
  • Le Vingt-septième livre, Marc-Édouard Nabe, éd. auto-édité, 2011, p. 9

Avertissement, 2014[modifier]

J'ai été trop sympa. Et depuis trop longtemps. Après ce livre, je ne vois pas beaucoup d'autres solutions pour les personnes concernées que le suicide pour échapper à la honte, à la colère, au dépit, à l'humiliation et à l'effondrement psychique. Logiquement, après m'avoir lu, on ne peut que se suicider.
  • Avertissement, Marc-Édouard Nabe, éd. auto-édité, 2014, p. 1


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