Madame Bovary

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Emma et Charles Bovary à l'heure du repas. Illustration d'Alfred de Richemont pour une réédition du roman en 1905.

Madame Bovary. Mœurs de province, couramment abrégé en Madame Bovary, est un roman de Gustave Flaubert paru en 1857 chez Michel Lévy frères, après une préparution en 1856 dans la Revue de Paris. Il s'agit d'une œuvre majeure de la littérature française et mondiale. L'histoire est celle de l'épouse d'un médecin de province, Emma Bovary, qui lie des relations adultères et vit au-dessus de ses moyens, évite l’ennui, la banalité et la médiocrité de la vie provinciale. Le roman valut à Flaubert un procès pour immoralité et obscénité, mais l'auteur fut acquitté en 1857.

Citations[modifier]

C'est la faute de la fatalité !
  • Phrase récurrente
  • Madame Bovary (1857), Gustave Flaubert, éd. Éditions Garnier Frères, coll. « Classiques Garnier », 1955, partie 3, chap. XI, p. 323


[…], la parole est un laminoir qui allonge toujours les sentiments.
  • Madame Bovary (1857), Gustave Flaubert, éd. Éditions Garnier Frères, coll. « Classiques Garnier », 1955, partie 3, chap. I, p. 218 (texte intégral sur Wikisource)


Le plus médiocre libertin a rêvé des sultanes, chaque notaire porte en soi les débris d'un poète.
  • Madame Bovary (1857), Gustave Flaubert, éd. Eugène Fasquelle, 1905, p. 264


Cette lâche docilité qui est pour bien des femmes comme le châtiment tout à la fois la rançon de l'adultère
  • Madame Bovary (1857), Gustave Flaubert, éd. Eugène Fasquelle, 1905, p. 314


Il y a toujours après la mort de quelqu'un comme une stupéfaction qui se dégage, tant il est difficile de comprendre cette survenue du néant et de se résigner à y croire.
  • Madame Bovary (1857), Gustave Flaubert, éd. Eugène Fasquelle, 1905, p. 379


Il ne faut pas toucher aux idoles, la dorure en reste aux mains.
  • Madame Bovary (1857), Gustave Flaubert, éd. Éditions Garnier Frères, coll. « Classiques Garnier », 1955, partie 3, chap. VI, p. 263


Citations au sujet du roman[modifier]

Michel Tournier[modifier]

Non, ce roman n'est pas une histoire de cloportes racontée par un entomologiste. Certes il y a du gris, il y a de la cendre. Mais sous cette cendre, quel feu ardent et secret ! Ce n'est certes pas un livre de flammes et de stridences. Flaubert sait trop ce qu'est la France, la Normandie bocagère en ce milieu du XIXe siècle. Mais le voile de médiocrité qui recouvre tout laisse praître par de larges déchirures des abîmes noirs et dorés.
  • Le Vol du vampire (1951), Michel Tournier, éd. Gallimard, coll. « Folio essais », 1994  (ISBN 2-07-032858-9), Une mystique étouffée : Madame Bovary, p. 156


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