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Luigi Luca Cavalli-Sforza

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Luigi Luca Cavalli-Sforza (Photo Luca Giarelli)

Luigi Luca Cavalli-Sforza (1922-2018) est un chercheur italien, spécialiste de la génétique des populations. Il est considéré comme l'inventeur de la géographie génétique.

Qui sommes nous ?, 1997

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Les différences entre « races » (…) sont donc très faibles, et elles sont plus quantitatives que qualitatives. […] Vu sous cet angle, les désordres et les grandes tragédies, toutes les cruautés infligées au monde au nom de la diversité raciale, ne sont, pour reprendre les paroles de Macbeth, qu'« une histoire racontée par un idiot, pleine de fureur et de bruit, et qui ne veut rien dire ».
  • Qui sommes nous ?, Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Flammarion, 1997, chap. Jusqu'à quel point sommes nous différents ?, p. 179


Les gènes qui répondent au climat influencent les caractères externes du corps. […] C'est justement parce qu'elles sont extérieures que ces différences attirent fortement notre regard, et nous pensons automatiquement que des différences d'égale importance doivent exister en ce qui concerne le reste de la constitution génétique. Mais cela n'est pas vrai : pour tout le reste de notre constitution génétique, nous sommes peu différents.
  • Qui sommes nous ?, Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Flammarion, 1997, chap. Jusqu'à quel point sommes nous différents ?, p. 176


S'il a été possible à l'Homme d'habiter les régions du Nord et de se nourrir des produits de l'agriculture, c'est grâce au fait qu'au cours de l'évolution, les habitants de ces zones ont sélectionné une couleur de peau plus claire. L'environnement est dans ce cas déterminé par une coutume alimentaire, laquelle est un fait culturel.
  • Qui sommes nous ?, Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Flammarion, 1997, chap. Pourquoi sommes nous différents ?, p. 136 puis 135


La partie d'Europe la plus habitée était celle où s'était développée cette grande culture que l'on a appelée magdalénienne (…) qui occupait le sud-ouest de la France et le nord de l'Espagne. Ce sont les zones où l'on parlait le basque, et on a de nombreuses raisons de penser que la langue basque descend d'une langue anciennement parlée dans ces régions par les derniers chasseurs-cueilleurs mésolithiques, qui les peuplaient avant l'arrivée des agriculteurs.
  • Qui sommes nous ?, Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Flammarion, 1997, chap. Les dix derniers millénaires, p. 192


Non seulement on ne connait à ce jour aucun inconvénient biologique aux mariages interraciaux, mais les descendants d'individus d'origine différente, ou même de races profondément différentes, semblent plus robustes.
  • Qui sommes nous ?, Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Flammarion, 1997, chap. Race et racisme, p. 327


Evolution biologique, évolution culturelle, 2004

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Les hybrides entre races véritables chez les plantes ou les animaux font généralement preuve de « vigueur des hybrides ». Les différences génétiques entre des hommes de continents différents sont très réduites, mais peut-être la vigueur des hybrides existe-t-elle aussi chez l'homme, dans des croisements entre individus appartenant aux groupes les plus divers.
  • Evolution biologique, évolution culturelle, Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Odile Jacob, 2005, chap. La nature humaine et l'anthropologie, p. 75


Le monde entier est en train de devenir une seule population, et cet aspect de la globalisation ne peut être que bénéfique sur le plan génétique.
  • Evolution biologique, évolution culturelle, Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Odile Jacob, 2005, chap. Gènes, populations, phénotypes et environnement, p. 90


Dans le Bassin méditerranéen, la ressemblance [génétique] entre tous les peuples vivant des deux côtés de la mer est remarquable.
  • Evolution biologique, évolution culturelle, Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Odile Jacob, 2005, chap. Gènes, populations, phénotypes et environnement, p. 119


La génétique des populations, histoire d'une découverte, 2005

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Actuellement, la conclusion la plus vraisemblable est que la population européenne est composée pour un tiers des descendants d'individus originaires du Moyen-Orient et pour le reste par les descendants de paléolithiques, qui étaient établis sur le continent à l'époque où sont arrivés les agriculteurs. Cette proportion peut varier beaucoup d'une partie de l'Europe à l'autre.
  • La génétique des populations, histoire d'une découverte (2005), Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Odile Jacob, 2008, chap. La révolution néolithique et le peuplement, p. 213


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