Ludwig Tieck

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Ludwig Tieck, d’après Joseph Karl Stieler.

Johann Ludwig Tieck (31 mai 1773 à Berlin28 avril 1853 à Berlin) est un poète allemand, traducteur, éditeur, romancier et critique, initiateur du premier romantisme.

Citations[modifier]

Les Elfes[modifier]

Ce sera comme les fleurs des arbres : quelle merveille que le pommier fleuri, lorsque tous ses boutons rosés viennent d’éclore. L’arbre s’enorgueillit et se rengorge, et à le voir, on s’attend en effet à des splendeurs infinies ; puis vient le soleil, les fleurs s’ouvrent bien gentiment, mais déjà se cache en elle la méchante graine qui va bousculer et disperser leur parure colorée ; anxieuse, elle ne peut arrêter sa croissance, il lui faut, à l’automne, devenir fruit. Sans doute la pomme est-elle belle et agréable à voir, mais qu’est-ce auprès de la fleur printanière ? Il en va ainsi de nous autres humains […]

  • « Les Elfes » (Die Elfen, 1812), Ludwig Tieck (trad. Albert Béguin), dans La Coupe d’Or et autres contes (1933), éd. Denoël et Steele, p. 142

Vie de l’illustre empereur Abraham Tonelli[modifier]

Pour un peu je serais tombé au beau milieu des assassins, si la Providence n’eût voulu, Dieu merci, me conserver pour faire de moi un meilleur usage.

  • « Vie de l’illustre empereur Abraham Tonelli » (Leben des berühmten Kaisers Abraham Tonelli), Ludwig Tieck (trad. Albert Béguin), dans La Coupe d’Or et autres contes (1933), éd. Denoël et Steele, p. 191


J’étais donc de la meilleure humeur du monde et je me régalais à cœur-que-veux-tu. Au reste, je n’ai jamais aimé à me rien refuser, car après tout, on est toujours son propre prochain.

  • « Vie de l’illustre empereur Abraham Tonelli » (Leben des berühmten Kaisers Abraham Tonelli), Ludwig Tieck (trad. Albert Béguin), dans La Coupe d’Or et autres contes (1933), éd. Denoël et Steele, p. 238


De tout temps, j’ai agi selon les préceptes d’une fine politique, sachant m’adapter toujours au rang des gens que je fréquentais.

  • « Vie de l’illustre empereur Abraham Tonelli » (Leben des berühmten Kaisers Abraham Tonelli), Ludwig Tieck (trad. Albert Béguin), dans La Coupe d’Or et autres contes (1933), éd. Denoël et Steele, p. 254


Je goûtais avec bonheur les joies du mariage et je m’étonnais de n’y avoir pas songé plus tôt ; car maintenant, j’avais toujours quelqu’un qui me parlait et je n’avais plus besoin d’aller chercher de la conversation hors de chez moi.

  • « Vie de l’illustre empereur Abraham Tonelli » (Leben des berühmten Kaisers Abraham Tonelli), Ludwig Tieck (trad. Albert Béguin), dans La Coupe d’Or et autres contes (1933), éd. Denoël et Steele, p. 260


Sur l’art du poète[modifier]

Pour le poète qui a saisi au cœur l’essence de son art, il n’est rien qui paraisse étranger, rien qui semble contradictoire ; les énigmes lui sont résolues, et il peut, par la magie de son imagination, enchaîner tous les temps, associer tous les mondes ; il n’y a plus de miracles, et tout devient miracle.

  • « Notice de Tieck sur la suite du roman dans la première édition (posthume) des œuvres de Novalis (1802) », Ludwig Tieck (trad. Armel Guerne), dans Henri d’Ofterdingen, Novalis, éd. Gallimard, coll. « L’Imaginaire », 2011 (ISBN 978-2-07-013622-3), p. 238

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