Louis Joxe

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Louis Joxe (né le 16 septembre 1901 à Bourg-la-Reine dans le département de la Seine, mort le 6 avril 1991 à Paris) est un homme politique français.

Citations de Louis Joxe[modifier]

Les nouvelles qui me parviennent sur les rapatriements prématurés de supplétifs indiquent l'existence de véritables réseaux tissés sur l'Algérie et la métropole et dont la partie algérienne a souvent un chef de S.A.S...Vous voudrez bien faire rechercher dans l'armée ainsi que dans l'administration les promoteurs et les complices de ces entreprises et faire prendre les sanctions appropriées. Les supplétifs débarqués en métropole seront en principe renvoyés... Il conviendra d'éviter de donner la moindre publicité à cette mesure...
  • Note du 16 mai 1962 de Louis Joxe, alors ministre d'État, à Christian Fouché, haut-commissaire en Algérie française
  • Les Accords d'Évian: en conjoncture et en longue durée, René Gallissot, éd. Karthala, 1997, p. 129


Citations rapportées de Louis Joxe[modifier]

Louis Joxe, au conseil des ministres du 18 juillet 1962, déclare : « Les Pieds-Noirs vont inoculer le fascisme en France. Dans beaucoup de cas, il n'est pas souhaitable qu'ils retournent en Algérie ni qu'ils s'installent en France. Il vaudrait mieux qu'ils aillent en Argentine ou au Brésil. » De Gaulle et ses ministres approuvent.

  • « 1962, les Français d'Algérie quittent leur pays natal », Alain Vircondelet, Huffington Post, 20 février 2012 (lire en ligne)


Citations sur Louis Joxe[modifier]

Il est, Messieurs, très possible que le sens de l'Histoire l'ait voulu ainsi. Il est possible que le général de Gaulle, dans une vue panoramique du monde, ait estimé qu'il était superflu de ramener en France plus de trois mille harkis. Le Conseil des Ministres avait en effet déclaré : on en ramènera trente mille. Et au Conseil des Ministres suivant on s'est aperçu que trente mille harkis ou maghaznis, cela faisait trois cent mille personnes, parce qu'il fallait compter avec la femme, la mère et les enfants ! À peu près dix personnes par harki ou par moghazni. Alors M. Louis Joxe a tranché, et avec son air toujours un peu excédé, et sa courtoisie lassée, il a dit : « Réduisons à trois mille. » Il en est revenu quatre mille cinq cents, parce que la marine présente cette particularité exceptionnelle d'avoir des bateaux pour transporter et des traditions à respecter.
  • J'ai choisi la défense, Jean-Louis Tixier-Vignancour, éd. Éditions de la Table ronde, 1964, chap. Le procès de l'attentat du Petit-Clamart, p. 254


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