Louis-Sébastien Mercier

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Louis-Sébastien Mercier.

Louis-Sébastien Mercier (1740-1814) est un écrivain, journaliste et homme politique français.

L’An deux mille quatre cent quarante, 1771[modifier]

Votre patriotisme est une vertu fausse et dangereuse à l’humanité. […] Pourquoi l’Anglais seroit-il mon ennemi ? Je suis lié avec lui par le commerce, par les arts, par tous les nœuds possibles ; il n’existe entre nous aucune antipathie naturelle. Pourquoi voulez-vous donc que passé telle borne je sépare ma cause de celle des autres hommes ? Le patriotisme est un fanatisme inventé par les rois, et funeste à l’univers.
  • L’An deux mille quatre cent quarante (1771), Louis-Sébastien Mercier, éd. Brosson et Carteret / Dugour et Durand, An VII (1798), t. II, chap. XXXIII. Le Cabinet du roi, note o, p. 61 (texte intégral sur Wikisource)

À propos de Louis-Sébastien Mercier[modifier]

Voltaire, obsédé par la surpopulation des jeunes écrivains à Paris (« Jadis l’Égypte eut moins de Sauterelles »), prétendait qu’il attaquait la bohème littéraire afin d’en préserver la jeunesse […]. Les attaques de Voltaire blessaient Mercier, qui prit la défense des « pauvres diables » contre les favoris choyés et pensionnés des salons et des académies. Il soutenait que les « pauvres » et la « basse littérature » du faubourg Saint-Germain avaient plus de talent et de probité que la « haute littérature » du faubourg Saint-Honoré. Mais lui-même concluait de manière pessimiste : « Ah ! loin de cette carrière, vous qui ne voulez pas connaître l’infortune et l’humiliation. »
  • « Dans la France prérévolutionnaire : des philosophes des Lumières aux “Rousseau des ruisseaux” », dans Bohème littéraire et Révolution (1983), Robert Darnton (trad. Éric de Grolier), éd. Gallimard, coll. « Tel », 2010  (ISBN 978-2-07-012788-7), p. 62


Signature de Mercier.

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