Licorne

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Littérature[modifier]

Roman[modifier]

J'y vis trente deux licornes : voilà une bête sauvage à merveille, en tout point semblable à un beau cheval excepté qu'elle a une tête de cerf, les pieds d'un éléphant, la queue d'un sanglier, et au front une corne aigue, noire et longue de six ou septs pieds, laquelle pend ordinairement vers le bas, comme la crête d'un coq d'Inde. Elle la lève raide et droite quand elle veut combattre ou s'en servir d'une autre manière.
  • (fr) J'y vy trente deux Unicornes : c'est une beste felonne à merveilles, du tout semblable à un beau cheval excepté qu'elle a la teste comme un Cerf, les pieds comme un Elephant, la queuë comme un sanglier, et au front une corne aigue, noire, et longue de six ou sept pieds : laquelle ordinairement luy pend en bas, comme la creste d'un coq d'Inde : elle quand veut combattre, ou autrement s'en ayder, la leve roide et droite.
  • Pantagruel et ses compagnons, arrivés dans le pays de Satin, découvrent où ils rencontrent une faune fantastique faite de tapisseries vivantes.
  • Œuvres complètes (1564), Rabelais, éd. Gallimard, 1994, chap. XXIX, « Comment nous vistitasmes le Pays de Satin », p. 800


Poésie[modifier]

Rainer Maria Rilke, Die Sonette an Orpheus, 1922[modifier]

Ils ne le nourrirent d'aucun grain,
mais uniquement de la possibilité d'être.
Et c'est elle qui donna une telle force à l'animal.
qu'il fit jaillir de son front une corne. Une seule corne

  • (de)

     Sie nährten es mit keinem Korn,
    nur immer mit der Möglichkeit, es sei.
    Und die gab solche Stärke an das Yier,
    dass es aus sich ein Stirnhorn trieb. Ein Horn.

  • Les Élégies de Duino et Les Sonnets à Orphée (1924), Rainer Maria Rilke (trad. J.-F. Angelloz), éd. GF-Flammarion, 1992  (ISBN 2-08-070674-8), partie Sonnets à Orphée, II, sonnet IV, p. 208