Les Sept Manifestes Dada

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Les Sept Manifestes Dada est un recueil de manifestes lus ou écrits par Tristan Tzara entre 1916 et 1924.

Citations[modifier]

Manifeste dada 1918[modifier]

L'œuvre d'art ne doit pas être la beauté en elle-même, car elle est morte.


Une œuvre d'art n'est jamais belle, par décret, objectivement, pour tous. La critique est donc inutile, elle n'existe que subjectivement, pour chacun, et sans le moindre caractère de généralité.


J'aime une œuvre ancienne pour sa nouveauté. Il n'y a que le contraste qui nous relie au passé.


Je suis contre les systèmes, le plus acceptable des systèmes est celui de n'en avoir par principe aucun.

Monsieur AA l'antiphilosophe nous envoie ce manifeste[modifier]

Tout acte est un coup de revolver cérébral.


Dada manifeste sur l'amour faible et l'amour amer[modifier]

III[modifier]

On a toujours fait des erreurs, mais les plus grandes erreurs sont les poèmes qu'on a écrits.


IV[modifier]

Faut-il ne plus croire aux mots ?


Le grand secret est là :

La pensée se fait dans la bouche.


VII[modifier]

À priori, c'est-à-dire les yeux fermés, Dada place avant l'action et au-dessus de tout : Le Doute. DADA doute de tout. Dada est tatou. Tout est Dada. Méfiez-vous de Dada.


X[modifier]

Il est certain que depuis Gambetta, la guerre, le Panama et l'affaire Steinheil, on trouve l'intelligence dans la rue. L'intelligent est devenu un type complet, normal. Ce qui nous manque, ce qui présente de l'intérêt, ce qui est rare parce qu'il a les anomalies d'un être précieux, la fraîcheur et la liberté des grands antihommes, c'est

L'IDIOT

Dada travaille avec toutes ses forces à l'instauration de l'idiot partout.


XIII[modifier]

Dada est contre le futur. Dada est mort. Dada est idiot. Vive Dada.