Le Mythe de Sisyphe

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Le Mythe de Sisyphe est un essai rédigé par Albert Camus, publié en 1942. Il fait partie du cycle de l'absurde, avec L'Étranger (roman, 1942), Caligula (pièce de théatre, 1944) et Le Malentendu.

Citations[modifier]

Partie I : Un raisonnement absurde[modifier]

L'absurde et le suicide[modifier]

Commencer à penser, c'est commencer d'être miné.


Les murs absurdes[modifier]

Comme les grandes œuvres, les sentiments profonds signifient toujours plus qu'ils n'ont conscience de le dire.


Je disais que le monde est absurde et j'allais trop vite. Ce monde en lui-même n'est pas raisonnable, c'est tout ce qu'on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c'est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme. L'absurde dépend autant de l'homme que du monde. Il est pour le moment leur seul lien. Il les scelle l'un à l'autre comme la haine seule peut river les êtres.


Le suicide philosophique[modifier]

Pour un esprit absurde, la raison est vaine et il n'y a rien au-delà de la raison.


La liberté absurde[modifier]

Vivre une expérience, un destin, c'est l'accepter pleinement.


Je comprends alors pourquoi les doctrines qui m'expliquent tout m'affaiblissent en même temps. Elles me déchargent du poids de ma propre vie et il faut bien pourtant que je le porte seul.


Partie II : L'homme absurde[modifier]

L'absurde ne délivre pas, il lie. Il n'autorise pas tous les actes. Tout est permis ne signifie pas que rien n'est défendu. L'absurde rend seulement leur équivalence aux conséquences de ses actes. Il ne recommande pas le crime, ce serait puéril, mais il restitue au remords son inutilité. De même, si toutes les expériences sont indifférentes, celle du devoir est aussi légitime qu'une autre. On peut être vertueux par caprice.


[...] les défaites d'un homme ne jugent pas les circonstances mais lui-même.


Le don juanisme[modifier]

Pourquoi faudrait-il aimer rarement pour aimer beaucoup ?


Et c'est bien là le génie : l'intelligence qui connaît ses frontières.


Ne pas croire au sens profond des choses, c'est le propre de l'homme absurde.


Tous les spécialistes de la passion nous l'apprennent, il n'y a d'amour éternel que contrarié.


Il n'est guère de passion sans lutte.


L'homme absurde multiplie encore ici ce qu'il ne peut unifier.


Il n'y a d'amour généreux que celui qui se sait en même temps passager et singulier.


La comédie[modifier]

De toutes les gloires, la moins trompeuse est celle qui se vit.


Partie III : La création absurde[modifier]

Philosophie et roman[modifier]

Créer, c'est vivre deux fois.


Pour l'homme absurde, il ne s'agit pas d'expliquer et de résoudre, mais d'éprouver et de décrire.


L'artiste au même titre que le penseur s'engage et se devient dans son œuvre.


L'œuvre d'art naît du renoncement de l'intelligence à raisonner le concret.


Kirilov[modifier]

Si Dieu existe, tout dépend de lui et nous ne pouvons rien contre sa volonté. S'il n'existe pas, tout dépend de nous.


Partie IV : Le mythe de Sisyphe[modifier]

Il n'est pas de destin qui ne se surmonte par le mépris.


Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia :