La Tour sombre

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La Tour sombre est une série de sept romans, aux confins des genres du fantastique, de la fantasy et du western, écrits par Stephen King et parus entre 1982 et 2004.

Le Pistolero, 1982[modifier]

L'homme en noir fuyait à travers le désert et le pistolero le poursuivait.

  • Le Pistolero, Stephen King (trad. Gérard Lebec), éd. J'Ai Lu, 1993 (ISBN 2-277-22950-4), p. 9


Attends que ta légende t'ait précédé. D'autres que toi se chargeront de la répandre. (Son regard flotta par-dessus l'épaule du pistolero.) Les idiots ne manquent pas. Laisse-toi devancer par ta réputation. Que grandisse ton ombre. Qu'elle s'étoffe. Laisse-la se faire diffuse. […] Avec le temps, les mots peuvent enchanter jusqu'à un enchanteur.

  • Le Pistolero, Stephen King (trad. Gérard Lebec), éd. J'Ai Lu, 1993 (ISBN 2-277-22950-4), p. 9


Les ennemis seuls sont sincères. Amis et amants ne cessent de mentir, pris comme ils sont dans les rets du devoir.

  • Le Pistolero, Stephen King (trad. Gérard Lebec), éd. J'Ai Lu, 1993 (ISBN 2-277-22950-4), p. 240


Les Trois Cartes, 1987[modifier]

Quelque défaut qu'on lui trouve, la régurgitation a pour le moins ce mérite : aussi longtemps qu'on s'y adonne, il est impossible de penser à autre chose.

  • Les Trois Cartes, Stephen King (trad. Gérard Lebec), éd. J'Ai Lu, 1993 (ISBN 2-277-23037-5), p. 47


Dieu te pisse chaque jour sur la nuque mais ne te noie qu'une fois.

  • Les Trois Cartes, Stephen King (trad. Gérard Lebec), éd. J'Ai Lu, 1993 (ISBN 2-277-23037-5), p. 139


Quelle énorme faute as-tu commise pour inspirer à tant d'autres une loyauté si terrible ?

  • Les Trois Cartes, Stephen King (trad. Gérard Lebec), éd. J'Ai Lu, 1993 (ISBN 2-277-23037-5), p. 183


Si tu as renoncé à ton cœur pour la Tour, Roland, tu as d'ores et déjà perdu. Un être sans cœur est un être sans amour, et un être sans amour est une bête. Être une bête est peut-être supportable, encore que l'homme qui accepte de se ravaler à ce rang finira sûrement par payer son tribut à l'enfer, mais pourquoi pas, si atteindre son objectif est à ce prix ? Si, sans cœur, on réussit à investir la Tour et à la conquérir ? Mais si tu n'as en toi que noirceur, que peux-tu faire sinon régresser de l'animal au monstre ?

  • Les Trois Cartes, Stephen King (trad. Gérard Lebec), éd. J'Ai Lu, 1993 (ISBN 2-277-23037-5), p. 282


Autant chercher à boire l'eau de l'océan à la petite cuillère que de vouloir discuter avec un amoureux.

  • Les Trois Cartes, Stephen King (trad. Gérard Lebec), éd. J'Ai Lu, 1993 (ISBN 2-277-23037-5), p. 374


Terres perdues, 1991[modifier]

Je ne vise pas avec ma main ; celui qui vise avec sa main a oublié le visage de son père. Je vise avec mon œil.
Je ne tire pas avec ma main ; celui qui tire avec sa main a oublié le visage de son père. Je tire avec mon esprit.
Je ne tue pas avec mon arme ; celui qui tue avec son arme a oublié le visage de son père. Je tue avec mon cœur.

  • La première leçon du pistolero
  • Terres perdues, Stephen King (trad. Jean-Daniel Brèque), éd. J'Ai Lu, 1993 (ISBN 2-277-23243-2), p. 23-24


Le moyen le plus rapide d'en apprendre sur un pays inconnu, c'est de connaître les rêves de ses habitants.

  • Terres perdues, Stephen King (trad. Jean-Daniel Brèque), éd. J'Ai Lu, 1993 (ISBN 2-277-23243-2), p. 84


Tout est silence dans les corridors de la mort, murmura Eddie d'une voix blanche. Tout est oubli dans les corridors de pierre de la mort. Voyez l'escalier montant dans les ténèbres ; voyez les chambres de la ruine ; ce sont les corridors de la mort, où les araignées tissent leur toile et où les grands circuits se taisent, l'un après l'autre.

  • Terres perdues, Stephen King (trad. Jean-Daniel Brèque), éd. J'Ai Lu, 1993 (ISBN 2-277-23243-2), p. 109


Il y avait quelque chose d'horrible dans la voix d'Eddie, quelque chose qui serrait le cœur de Roland, et il croyait savoir ce que c'était : c'était l'enfance d'Eddie qui expirait dans la douleur. Elle était invisible, bien sûr, mais Roland entendait ses cris d'agonie. Il s'efforça de se boucher les oreilles. Encore un crime que j'ai accompli au nom de la Tour, pensa-t-il. Mon ardoise s'allonge de jour en jour, comme celle d'un ivrogne dans une taverne, et le jour approche où je devrai régler mon compte. Comment pourrais-je jamais payer?

  • Terres perdues, Stephen King (trad. Jean-Daniel Brèque), éd. J'Ai Lu, 1993 (ISBN 2-277-23243-2), p. 237


Quoi que son cerveau pensât à propos de ce boulot de pistolero, ses mains, elles, avaient découvert qu'elles aimaient ça.

  • Terres perdues, Stephen King (trad. Christiane Poulain), éd. J'Ai Lu, 1993 (ISBN 2-277-23243-2), p. 434


Magie et Cristal, 1997[modifier]

Mon monde est comme un gigantesque bateau échoué assez près du rivage pour que la plupart de ses épaves soient rejetées par la mer sur la plage. Bien des choses que nous trouvons sont fascinantes, quelques-unes peuvent nous être utiles, si le ka le permet, mais ça n'en sont pas moins des épaves. Des épaves dénuées de sens.

  • Magie et Cristal, Stephen King (trad. Yves Sarda), éd. Éditions 84, 1998 (ISBN 2-277-25035-X), p. 83


Certaines choses ne reposent pas en paix, même quand elles sont mortes. Leurs ossements crient dans la terre.

  • Magie et Cristal, Stephen King (trad. Yves Sarda), éd. Éditions 84, 1998 (ISBN 2-277-25035-X), p. 110


- Ça va je le connais. Et tu as bien gagné ton métal.
- Vrai ? fit le vieux qui s'était rapproché à nouveau, l'herbe rendant son haleine douceâtre à soulever le cœur. De l'or ou de l'argent ? Lequel, mon ami ?
- Du plomb, répondit Depape, qui défourailla et déchargea à deux reprises dans la poitrine du vieillard. Lui rendant un vrai service.

  • Magie et Cristal, Stephen King (trad. Yves Sarda), éd. Éditions 84, 1998 (ISBN 2-277-25035-X), p. 275


Le parfait amour, comme toute drogue dure qui rend accro, est chiant - une fois parcourus les chapitres de la rencontre et de la découverte, les baisers qui s'éventent très vite et les caresses deviennent une corvée… sauf, bien sûr, pour ceux qui échangent baisers et caresses alors que les sons et les couleurs du monde qui les entoure semblent s'amplifier et s'intensifier. Comme toute drogue dure, le premier et parfait amour n'intéresse vraiment que ceux qui en sont prisonniers. Et comme toute drogue dure qui rend accro, le premier et parfait amour est dangereux.

  • Magie et Cristal, Stephen King (trad. Yves Sarda), éd. Éditions 84, 1998 (ISBN 2-277-25035-X), p. 345


On ne recherche jamais consciemment la déception, mais elle a le don extraordinaire de vous remettre les idées d'aplomb.

  • Magie et Cristal, Stephen King (trad. Yves Sarda), éd. Éditions 84, 1998 (ISBN 2-277-25035-X), p. 397


Le Temps est comme un visage sur l'eau.

  • Magie et Cristal, Stephen King (trad. Yves Sarda), éd. Éditions 84, 1998 (ISBN 2-277-25035-X), p. 447


Les Loups de la Calla, 2003[modifier]

Que vos journées soient longues et vos nuits plaisantes.

  • Les Loups de la Calla, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2004 (ISBN 2-290-33248-8), p. 26


- Ce genre d'histoires, on les appelle des « contes de fées », dit Roland d'un air pensif.
- Ouais, confirma Eddie.
- Pourtant, il n'y avait pas de fée, dans celle-là.
- Non, acquiesça Eddie. C'est un nom de genre plus qu'autre chose. Dans notre monde, on a les histoires policières… la science-fiction… les westerns… les contes de fées. Tu vois ?
- Oui, répondit Roland. Est-ce que dans votre monde, les gens veulent toujours un seul parfum à la fois, pour leurs histoires ? Un seul goût en bouche ?

  • Les Loups de la Calla, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2004 (ISBN 2-290-33248-8), p. 57-58


Si, répéta Roland. Un de mes vieux professeurs disait que c'était le seul mot de mille lettres.

  • Les Loups de la Calla, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2004 (ISBN 2-290-33248-8), p. 120


L'éloquence ne découle pas toujours de la croyance, mais elle coule souvent de la bouteille.

  • Les Loups de la Calla, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2004 (ISBN 2-290-33248-8), p. 253


L'errance, c'est la drogue la plus redoutable qui existe, il me semble, et chaque route occulte mène à une dizaine d'autres.

  • Les Loups de la Calla, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2004 (ISBN 2-290-33248-8), p. 303


Il faut un grand homme pour faire une grosse erreur.

  • Les Loups de la Calla, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2004 (ISBN 2-290-33248-8), p. 445


D'abord les sourires, puis les mensonges. Et pour finir, la voix du canon.

  • Les Loups de la Calla, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2004 (ISBN 2-290-33248-8), p. 557


Le Chant de Susannah, 2004[modifier]

De toutes les émotions, la colère est la plus inutile, psalmodia Henchick. Elle est destructrice pour l'esprit et douloureuse pour le cœur.

  • Le Chant de Susannah, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33249-6), p. 44


Tout ce qu'on imagine, si exubérant que cela paraisse, n'est rien d'autre qu'une version déguisée de ce que l'on connaît déjà.

  • Le Chant de Susannah, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33249-6), p. 95-96


Le pilier de la vérité a un trou en son milieu.

  • Le Chant de Susannah, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33249-6), p. 224


Je ne crois pas qu'il ait besoin d'être immortel. Je crois que tout ce qui lui faut, c'est écrire la bonne histoire. Parce que certaines histoires sont immortelles.

  • Le Chant de Susannah, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33249-6), p. 340


Dans le Pays des Souvenirs, le temps, c'est toujours maintenant. Dans le Royaume de Jadis, les horloges font tic-tac… mais leurs aiguilles ne bougent jamais. Il y a une Porte dérobée (Ô Perdue) et la mémoire est la clé qui seule peut l'ouvrir.

  • Le Chant de Susannah, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33249-6), p. 450


La Tour sombre, 2004[modifier]

Il arrive que des batailles qui ne durent que cinq minutes donnent naissance à des légendes qui perdurent pendant un millénaire.

  • La Tour sombre, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33251-8), p. 25


Quiconque croit que l'imagination ne peut tuer est un imbécile.

  • La Tour sombre, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33251-8), p. 138


Il n'existe pas communauté plus facile à diriger que celle qui rejette le concept même de communauté.

  • La Tour sombre, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33251-8), p. 319


Le talent n'est pas fait pour être tu, le talent ne sait pas se taire. Que ce soit un talent de perceur de coffres-forts, de médium, ou de prodige du calcul mental à dix chiffres, il supplie qu'on se serve de lui. Il ne se tait jamais. Il vous réveille au milieu de la nuit, alors que vous êtes épuisé, en hurlant : « Sers-toi de moi, sers-toi de moi, sers-toi de moi ! J'en ai assez de rester assis là ! Utilise-moi, tête de con, utilise-moi ! »

  • La Tour sombre, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33251-8), p. 336


L'homme incapable de partager son vice ferait bien de s'en défaire.

  • La Tour sombre, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33251-8), p. 366


Parlez-leur de mon amour et parlez-leur de ma douleur et parlez-leur de mon espoir, qui est toujours vivant. Car c'est tout ce que j'ai, tout ce que je suis et tout ce que je demande.

  • La Tour sombre, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33251-8), p. 394


- Merci pour cette seconde chance. Merci… Père.
Et ce fut tout. Les yeux d'Eddie le fixaient toujours, et ils reflétaient toujours cette vivacité, mais il ne trouva pas de souffle pour appuyer ce dernier mot, Père. […] Puis les yeux d'Eddie se fermèrent, et sa tête bascula sur le côté. Son travail était terminé. Il avait quitté le sentier, pour pénétrer dans la clairière. Ils s'assirent autour de lui en cercle, mais ils n'étaient plus un ka-tet.

  • La Tour sombre, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33251-8), p. 470


J'ai peur de dormir, dit-il. J'ai peur que mes amis morts viennent à moi, et que les voir me tue.

  • La Tour sombre, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33251-8), p. 557


Nos plus grands moments de triomphe sont toujours inexprimables.

  • La Tour sombre, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33251-8), p. 725


Les gens qui se retrouvent à vivre la vie qu'ils attendaient sont le plus souvent ceux qui avalent des cachetons pour dormir, ou qui se collent le canon de leur pistolet dans la bouche et appuient sur la détente.

  • La Tour sombre, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33251-8), p. 767


L'enterrement ne prit pas longtemps. Ce corps était bien plus petit que le cœur qu'il contenait.

  • La Tour sombre, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33251-8), p. 880


Une fin heureuse, ça n'existe pas. Jamais je n'en ai vu une qui soit à la hauteur d'un « il était une fois ». Les fins sont cruelles. La fin, c'est juste un synonyme d'adieu.

  • La Tour sombre, Stephen King (trad. Marie de Prémonville), éd. J'Ai Lu, 2005 (ISBN 2-290-33251-8), p. 924


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