La Part de l'autre

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La Part de l'autre est un roman de l'écrivain français Éric-Emmanuel Schmitt, paru en 2001. L'auteur écrit une biographie romancée d'Adolf Hitler en parallèle avec une biographie uchronique d'Adolf H. Le personnage historique échoue au début du roman au concours d'entrée à l'École des Beaux-Arts de Vienne et commence à descendre le chemin qui le mènera à la direction du parti nazi puis de l'Allemagne. Adolf H., quant à lui, entre dans cette école et découvre un monde et des sentiments que son double n'a jamais connu d'après Schmitt.

Citations[modifier]

Le bonheur se fortifie du malheur des autres.


Délicieux moment où l'on profite pleinement de ce que l'on va perdre. Moment de Bonheur, enrichi de la nostalgie du Bonheur.


Comment peut-on commander les hommes si l'on n'appartient pas soi-même à l'humanité ?


Comment mieux convaincre qu'on a raison sinon en montrant qu'on est en train de mourir pour sa vérité ?


Ce n'est pas tout, le savoir-faire. Encore faut-il le faire savoir.


Imaginez un voyant isolé dans un monde d'aveugles : les aveugles n'auraient pas l'idée que le voyant puisse voir, ils le sous-estimeraient, ils n'envisageraient ni sa force ni sa capacité de nuisance.


La plus haute nuisance n'a donc rien à voir avec l'intelligence ou la bêtise. Un idiot qui doute est moins dangereux qu'un imbécile qui sait. Tout le monde se trompe, le génie comme le demeuré, et ce n'est pas l'erreur qui est dangereuse mais le fanatisme de celui qui croit qu'il ne se trompe pas. Les salauds altruistes qui se dotent d'une doctrine, d'un système d'explication ou d'une foi en eux-mêmes peuvent emporter l'humanité très loin dans leur fureur de pureté. Qui veut faire l'ange fait la bête.


Dieu nous donne et nous reprend. On ne réalise qu'il nous a donné quelque chose qu'à l'instant où l'on s'aperçoit qu'il peut le reprendre.


La littérature n'est pas une fin en soi. Un livre doit provoquer la discussion sinon il est inutile. Diderot, tu me justifierais, toi, n'est-ce pas ?


Reduire Hitler à sa scélératesse, c'est réduire un homme à l'une de ses dimensions. C'est lui faire le procès qu'il fit lui-même aux Juifs.


Tant qu'on ne reconnaîtra pas que le salaud et le criminel sont au fond de nous, on vivra dans un mensonge pieux.


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