Léopold Sédar Senghor

Léopold Sédar Senghor est un poète et écrivain sénégalais, né le à Joal (Sénégal) et mort le à Verson (France). Il fut le premier président de la république du Sénégal.
Citations
[modifier]Chants d’ombre 1945
[modifier]- Poèmes, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1984 (ISBN 2-02008816-9), partie Chants d’ombre, Porte dorée, p. 10 (lire en ligne)
Au fond du puits de ma mémoire, je touche
Ton visage où je puise l’eau qui rafraîchit mon long regret.
- Poèmes, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1984 (ISBN 2-02008816-9), partie Chants d’ombre, Lettre à un poète. À Aimé Césaire, p. 12 (lire en ligne)
Qu'il nous berce, le silence rythmé.
Écoutons son chant, écoutons battre notre sang sombre, écoutons
Battre le pouls profond de l'Afrique dans la brume des villages perdus.
- Poèmes, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1984 (ISBN 2-02008816-9), partie Chants d’ombre, Nuit de Sine, p. 14 (lire en ligne)
Que je respire l'odeur de nos Morts, que je recueille et redise leur voix vivante, que j'apprenne à
Vivre avant de descendre, au-delà du plongeur, dans les hautes profondeurs du sommeil.
- Poèmes, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1984 (ISBN 2-02008816-9), partie Chants d’ombre, Nuit de Sine, p. 15 (lire en ligne)
Femme nue, femme noire
Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté !
J'ai grandi à ton ombre ; la douceur de tes mains bandait mes yeux.
Et voilà qu'au cœur de l'Eté et de Midi, je te découvre,
Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l'éclair d'un aigle.
- Poèmes, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1984 (ISBN 2-02008816-9), partie Chants d’ombre, Femme noire, p. 16 (lire en ligne)
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau
Délices des jeux de l'esprit, les reflets de l'or rouge sur ta peau qui se moire
A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.
Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Éternel
Avant que le Destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.
- Poèmes, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1984 (ISBN 2-02008816-9), partie Chants d’ombre, Femme noire, p. 17 (lire en ligne)
Citation choisie pour le 5 septembre 2019.
- Poèmes, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1984 (ISBN 2-02008816-9), partie Chants d’ombre, Masque nègre. À Pablo Picasso, p. 18 (lire en ligne)
- Poèmes, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1984 (ISBN 2-02008816-9), partie Chants d’ombre, Prière aux masques, p. 23 (lire en ligne)
- Poèmes, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1984 (ISBN 2-02008816-9), partie Chants d’ombre, Prière aux masques, p. 24 (lire en ligne)
- Chants d’ombre suivi de Hosties noires, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1945 (ISBN 978-2-02-001655-1), p. 60
- Chants d’ombre suivi de Hosties noires, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1945 (ISBN 978-2-02-001655-1), p. 72
- Chants d’ombre suivi de Hosties noires, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1945 (ISBN 978-2-02-001655-1), p. 75
Hosties noires, 1948
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Vous Tirailleurs Sénégalais, mes frères noirs à la main chaude sous la glace et la mort
Qui pourra vous chanter si ce n'est votre frère d'armes, votre frère de sang ?
Je ne laisserai pas la parole aux ministres, et pas aux généraux
Je ne laisserai pas – non ! – les louanges de mépris vous enterrer furtivement.
Vous n'êtes pas des pauvres aux poches vides sans honneur
Mais je déchirerai les rires banania sur tous les murs de France.
- Paris, avril 1940.
- « Poème liminaire », dans Poèmes, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1984 (ISBN 2-02008816-9), partie Hosties noires, p. 55 (lire en ligne)
- Chants d’ombre suivi de Hosties noires, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1945 (ISBN 978-2-02-001655-1), p. 83
- Chants d’ombre suivi de Hosties noires, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1945 (ISBN 978-2-02-001655-1), p. 89
- Chants d’ombre suivi de Hosties noires, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1945 (ISBN 978-2-02-001655-1), p. 92
- Chants d’ombre suivi de Hosties noires, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1945 (ISBN 978-2-02-001655-1), p. 94
- Chants d’ombre suivi de Hosties noires, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1945 (ISBN 978-2-02-001655-1), p. 105
- Chants d’ombre suivi de Hosties noires, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1945 (ISBN 978-2-02-001655-1), p. 121
Éthiopiques, 1956
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Jeunes filles aux gorges vertes, plus ne chantez votre Champion et plus ne chantez l'Élancé.
Mais je ne suis pas votre honneur, pas le Lion téméraire, le Lion vert qui rugit l'honneur du Sénégal.
Ma tête n'est pas d'or, elle ne vêt pas de hauts desseins
Sans bracelets pesants sont mes bras que voilà, mes mains si nues !
Je ne suis pas le Conducteur. Jamais tracé sillon ni dogme comme le Fondateur
La ville aux quatre portes, jamais proféré mot à graver sur la pierre.
Je dis bien : je suis le Dyâli.
- Poèmes, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, coll. « Points », 1984 (ISBN 2-02008816-9), partie Éthiopiques, L’Absente, p. 110 (lire en ligne)
- Poésie complète, Léopold Sédar Senghor, éd. CNRS, 2007 (ISBN 978-2271-06604-6), partie Éthiopiques, L’Absente, p. 235
- Poèmes, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1984 (ISBN 2-02008816-9), partie Éthiopiques, Chaka, p. 123 (lire en ligne)
Ce n’est pas haïr que d’aimer son peuple.
Je dis qu'il n'est pas de paix armée, de paix sous l'oppression
De fraternité sans égalité. J’ai voulu tous les hommes frères.
- Poèmes, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1984 (ISBN 2-02008816-9), partie Éthiopiques, Chaka, p. 125 (lire en ligne)
La Belle Histoire de Leuk-le-Lièvre, 1953
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- La Belle Histoire de Leuk-le-Lièvre (1953), Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Sadji, éd. NEA/EDICEF, coll. « Afrique en poche », 1990 (ISBN 2-841-29832-9), p. 7
- La Belle Histoire de Leuk-le-Lièvre (1953), Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Sadji, éd. NEA/EDICEF, coll. « Afrique en poche », 1990 (ISBN 2-841-29832-9), p. 35
- La Belle Histoire de Leuk-le-Lièvre (1953), Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Sadji, éd. NEA/EDICEF, coll. « Afrique en poche », 1990 (ISBN 2-841-29832-9), p. 80
- La Belle Histoire de Leuk-le-Lièvre (1953), Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Sadji, éd. NEA/EDICEF, coll. « Afrique en poche », 1990 (ISBN 2-841-29832-9), p. 126
- La Belle Histoire de Leuk-le-Lièvre (1953), Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Sadji, éd. NEA/EDICEF, coll. « Afrique en poche », 1990 (ISBN 2-841-29832-9), p. 171
Liberté
[modifier]1, Négritude et humanisme, 1964
[modifier]- « Éléments constructifs d'une civilisation d'inspiration négro-africaine », Présence Africaine, no24/25. Deuxième congrès des écrivains et artistes noirs (Rome : 26 mars - 1er avril 1959), 1959 [texte intégral]
- « Éléments constructifs d'une civilisation d'inspiration négro-africaine » (1959), dans Liberté 1. Négritude et humanisme, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1964 (ISBN 2-02-002242-7), p. 282
2, Nation et voie africaine du socialisme, 1971
[modifier]- Assemblé nationale, 21 mars 1946.
- « L’enseignement base de l’évolution des peuples » (1946), dans Liberté 2. Nation et voie africaine du socialisme, Léopold Sédar Senghor, éd. Seuil, 1971 (ISBN 2-02-002304-0), p. 14
Citations rapportées
[modifier]- Phrase reprise par Cédric Villani comme titre de son livre Les mathématiques sont la poésie des sciences
- Les mathématiques sont la poésie des sciences, Cédric Villani, éd. Flammarion, 2018, p. 16
Citations sur
[modifier]Tanella Boni
[modifier]- Voir le recueil de citations : Tanella Boni

- « Senghor, le siècle avait six ans… », Africultures, 2002 [texte intégral].
- « Senghor, le siècle avait six ans… », dans La diversité du monde : réflexions sur l'écriture et les questions de notre temps, Tanella Boni, éd. L’Harmattan, 2010 (ISBN 978-2-296-10348-1), partie Escales littéraires et artistiques, p. 190
Aimé Césaire
[modifier]- Voir le recueil de citations : Aimé Césaire
- Discours, mairie de Fort-de-France, 13 février 1976
- Léopold Sédar Senghor : genèse d'un imaginaire francophone ; suivi d'un entretien avec Aimé Césaire, Jean-Michel Djian, éd. Gallimard, 2005 (ISBN 2-07-077601-8), p. 242 (lire en ligne)

je n'aurai garde d'oublier la parole
du dyali
[…]
tu dis dyali
et Dyali je redis
le diseur d'essentiel
le toujours à redire[1]
- « C'est par le poème que nous affrontons la solitude : une interview avec Aimé Césaire », Charles H. Rowell, Callaloo, nº 38, 1989, p. 50-52 (lire en ligne)
- « Lettre à l’ami[2] », Aimé Césaire, dans Présence Senghor: 90 écrits en hommage aux 90 ans du poète-président, Collectif, éd. Unesco, 1997 (ISBN 978-92-3-203473-1), p. 39 (lire en ligne)
- « Lettre à l’ami », Aimé Césaire, dans Présence Senghor: 90 écrits en hommage aux 90 ans du poète-président, Collectif, éd. Unesco, 1997 (ISBN 978-92-3-203473-1), p. 40 (lire en ligne)
- Léopold Sédar Senghor : genèse d'un imaginaire francophone ; suivi d'un entretien avec Aimé Césaire, Jean-Michel Djian, éd. Gallimard, 2005 (ISBN 2-07-077601-8), partie Rencontre avec Aimé Césaire. Fort-de-France, automne 2005, p. (lire en ligne)
- Cette source est trop vague : les champs page doivent être renseignés. Si des références précises ne sont pas données, la citation devra être retirée de la page.
Souleymane Bachir Diagne
[modifier]- Voir le recueil de citations : Souleymane Bachir Diagne
Véronique Tadjo
[modifier]- Voir le recueil de citations : Véronique Tadjo
- « C’est le rite du recommencement », Véronique Tadjo, dans Présence Senghor: 90 écrits en hommage aux 90 ans du poète-président, Collectif, éd. Unesco, 1997 (ISBN 978-92-3-203473-1), p. 222 (lire en ligne)
- « C’est le rite du recommencement », Véronique Tadjo, dans Présence Senghor: 90 écrits en hommage aux 90 ans du poète-président, Collectif, éd. Unesco, 1997 (ISBN 978-92-3-203473-1), p. 223-224 (lire en ligne)
- « Senghor ou la force de croire », Véronique Tadjo, dans Mémoire Senghor : 50 écrits en hommage aux 100 ans du poète-président,, Collectif, éd. Unesco, 2006 (ISBN 978-92-3-204046-6), p. 170 (lire en ligne)
- « Senghor ou la force de croire », Véronique Tadjo, dans Mémoire Senghor : 50 écrits en hommage aux 100 ans du poète-président,, Collectif, éd. Unesco, 2006 (ISBN 978-92-3-204046-6), p. 172 (lire en ligne)
Notes et références
[modifier]- ↑ 1,0 et 1,1 « Dyâli », poème publié dans Éthiopiques, 48-49 ,1988. Repris notamment dans Aimé Césaire (édition établie par Daniel Maximin et Gilles Carpentier), La Poésie, Seuil, (1re éd. 1994) (ISBN 978-2-02-085767-3), Comme un malentendu de salut… (recueil inédit), p. 499-500 et dans [Senghor 2007] Léopold Sédar Senghor, Poésie complète, CNRS, (ISBN 978-2271-06604-6), Introduction, « Ouverture. Deux saluts à Senghor », p. XV-XVI.
- ↑ Texte repris partiellement dans Mémoire Senghor : 50 écrits en hommage aux 100 ans du poète-président, Unesco, 2006 (ISBN 978-92-3-204046-6) [lire en ligne], p. 29-30; et intégralement dans Senghor 2007, p. XVI-XVIII.