Léon Daudet

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Léon Daudet

Léon Daudet, né le 16 novembre 1867 à Paris et mort le 30 juin 1942 à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône), est un écrivain, un journaliste et un homme politique français militant à l'Action française.

Citations[modifier]

Ils m'étaient chers comme des souvenirs déjà reculés. C'est un peu bête de s'attacher si vite à des personnes qui n'ont en somme qu'un rôle passager dans votre existence. C'est l'histoire des émotions en commun.
  • Souvenirs politiques, Léon Daudet, éd. Éditions Albatros, 1974, chap. Malvy condamné par la haute cour (1918), p. 139


(...) éperdus devant les innombrables complications politiques, financières, économiques et diplomatiques, qui leur tombaient dessus en avalanches et devant lesquelles leur absence de doctrine, leur ignorance, leur outrecuidance, leur légèreté, les condamnaient à l'impuissance, n'ont jamais eu qu'une pensée : se débarrasser d'elles sur des experts, ou prétendus tels, des commis, de valeur éminente, parfois, mais craintifs, manquant d'envergure, et ne s'entendant pas entre eux. Aucune unité dans les vues. Aucune coordination dans les services. Toutes responsabilités esquivées, ou reportées, par les prétendus chefs de gouvernement.
  • Souvenirs politiques, Léon Daudet, éd. Éditions Albatros, 1974, chap. Malfaisance des conférences internationales et des experts, p. 160


(...) on se dit que mieux vaudrait jouer, tous les quatre ans, le sort de ce pays à pile ou face. Il y aurait plus de chances heureuses. Celles-ci sont éliminées, sauf incident des élections législatives, par la pression d'une machine administrative asservie aux intérêts les plus immédiats et aux passions les plus viles. C'est la lie qui remonte automatiquement dans la bouteille et qui, une fois remontée, fait la loi, fait les lois.
  • Souvenirs politiques, Léon Daudet, éd. Éditions Albatros, 1974, chap. Fin de législature (mai 1924), p. 177


Le suffrage universel est stupide. Il n'a ni yeux, ni oreilles, ni odorat, ni même toucher. Il n'a qu'un ventre, que des appétits, que des besoins immédiats et sommaires.
  • Souvenirs politiques, Léon Daudet, éd. Éditions Albatros, 1974, chap. Fin de législature (mai 1924), p. 178
S'il y distillait la haine, nous aurions droit chacun à un petit verre.
  • Souvenirs politiques, Léon Daudet, éd. Éditions Albatros, 1974, chap. Collègues divertissants: Baron, Henessy, Pinard., p. 212


On se rend compte de l'ensemble de qualités, de circonstances, de bonheurs rejoints qu'exige, à la Chambre, un véritable succès de tribune, capable de déterminer un acte national, ou un changement d'orientation politique! C'est le gros lot à la loterie, mais à une loterie entre orateurs et tribuns d'un réel talent. Nous avions entendu répêter, un peu partout, que la seule éloquence désormais admise et opérante serait-celle des chiffres et des faits. Elle a été reconnue trompeuse: on truque les chiffres; et les faits sont sujets à de nombreuses interprétations. (...) Enfin, les évênements changent de perspective, de semaine en semaine; le point de vue applaudi hier sera, demain, méprisé ou honni. Un seul aspect des choses demeure immuable et actif: l'aspect national, le bien du pays.
  • Souvenirs politiques, Léon Daudet, éd. Éditions Albatros, 1974, chap. La Tribune et son art, p. 222


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