Joseph Fouché

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Joseph Fouché

Joseph Fouché, dit Fouché de Nantes, duc d'Otrante, comte Fouché, est un homme politique français, né le 21 mai 1759 au Pellerin près de Nantes et mort le 26 décembre 1820 à Trieste. Il est particulièrement connu pour la férocité avec laquelle, durant la révolution, il réprima l'insurrection lyonnaise en 1793 et pour avoir été ministre de la Police sous le Directoire, le Consulat et l'Empire.

Citations sur Joseph Fouché[modifier]

Comme toujours, dans chaque situation, il se ménage la liberté de la retraite, la possibilité de changer et d'aller ailleurs. A l'Église, il ne se donne que temporairement et pas tout entier ; il ne se donnera pas davantage plus tard à la Révolution, au Directoire, au Consulat, à l'Empire ou à la Royauté ; même à Dieu et encore moins à un homme, Joseph Fouché ne s'engage à être fidèle sa vie durant.
  • Fouché, Stefan Zweig (trad. Alzir Hella et Olivier Bournac), éd. Grasset, coll. « Les Cahiers Rouges », 2009  (ISBN 978-2-246-16814-0), p. 21


Les Girondins tombent, Fouché reste ; Les Jacobins sont traqués, Fouché reste ; le Directoire, le Consulat, l'Empire, la Royauté et encore l'Empire disparaissent et s'effondrent ; mais lui reste toujours debout, lui seul, Fouché, grâce à sa réserve subtile et l'audace qu'il a d'être absolument dépourvu de tout caractère et de pratiquer un manque complet de conviction.
  • Fouché, Stefan Zweig (trad. Alzir Hella et Olivier Bournac), éd. Grasset, coll. « Les Cahiers Rouges », 2009  (ISBN 978-2-246-16814-0), p. 35


Fouché, en flic de génie qu'il fut, est parvenu à tout biaiser, tout truquer dans sa vie, jusqu'à son état civil qu'il essaya d'effacer en faisant arracher, du registre paroissial du Pellerin, près de Nantes, son bourg natal, la page portant son acte de baptême.
  • « Les mystères de monsieur Fouché », Anne Bernet, La Nouvelle Revue d'Histoire, nº 78, mai-juin 2015, p. 23


Tout son parcours révolutionnaire, de ses débuts à Nantes où il fut député de la Loire-inférieure à la convention, jusqu'à Thermidor, et même ensuite, se résume en l'obsession de détruire la société française en sapant ses bases chrétiennes et royales afin de leur substituer, par la violence et l'oppression, des valeurs nouvelles et de conserver le contrôle de cette construction.
  • « Les mystères de monsieur Fouché », Anne Bernet, La Nouvelle Revue d'Histoire, nº 78, mai-juin 2015, p. 24


Là, Fouché se révèle terrifiant parce qu'il incarne une idéologie matérialiste, athée qui prétend ne plus reconnaître d'autres lois que celles de la République, quitte à transformer celle-ci en idole toute puissante devant laquelle chacun doit s'incliner. La démarche, annonciatrice des totalitarismes, est d'une rare modernité ; certains s'y réfèrent encore.
  • « Les mystères de monsieur Fouché », Anne Bernet, La Nouvelle Revue d'Histoire, nº 78, mai-juin 2015, p. 24


Fouché, en effet, contrôle tout. Non seulement la police, sous son aspect des Renseignements, mais la presse, et l'opinion, et les oppositions et même une diplomatie secrète et parallèle qui vise moins à préserver les intérêts nationaux que ceux de Fouché...
  • « Les mystères de monsieur Fouché », Anne Bernet, La Nouvelle Revue d'Histoire, nº 78, mai-juin 2015, p. 24


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