John Ruskin

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John Ruskin, écrivain, poète, peintre et critique d'art britannique né le 8 février 1819 à Londres, décédé à Coniston, Cumbrie, le 20 janvier 1900.

Citations propres à l'auteur[modifier]

Les sept lampes de l'architecture, 1849 (Mercure de France, 1904)[modifier]

Le principe des temps modernes [...] consiste d'abord à négliger les édifices, puis à les restaurer. Prenez soin de vos monuments et vous n'aurez nul besoin de les restaurer. Quelques feuilles de plomb placées en temps voulu sur la toiture, le balayage opportun de quelques feuilles mortes et de brindilles de bois obstruant un conduit sauveront de la ruine à la fois murailles et toiture. Veillez avec vigilance sur un vieil édifice, gardez-le de votre mieux et par tous les moyens de toute cause de délabrement. Comptez-en les pierres comme vous le feriez pour les joyaux d'une couronne, mettez-y des gardes comme vous en placeriez aux portes d'une ville assiégée ; liez-le par le fer quand il se désagrège ; soutenez-le à l'aide de poutres quand il s'affaisse ; ne vous préoccupez pas de la laideur du secours que vous lui apportez, mieux vaut une béquille que la perte d'un membre ; faites-le avec tendresse, avec respect, avec une vigilance incessante, et encore plus d'une génération naîtra et disparaîtra à l'ombre de ses murs. Sa dernière heure enfin sonnera ; mais qu'elle sonne ouvertement et franchement, et qu'aucune substitution déshonorante et mensongère ne le vienne priver des devoirs funèbres du souvenir. [...] La conservation des monuments du passé n'est pas une simple question de convenance ou de sentiment. Nous n'avons pas le droit d'y toucher. Ils ne nous appartiennent pas. Ils appartiennent en partie à ceux qui les ont construits, en partie à toutes les générations d'hommes qui viendront après nous.

  • Les sept lampes de l'architecture, John Ruskin (trad. George Elwall), éd. Denoël, 1987, p. 206


Propos rapportés[modifier]

L'un et l'autre sont sans doute semblables à ces deux poissons décrits par John Ruskin dans son Journal : le premier « se tient en équilibre dans l'eau par un battement régulier des nageoires pectorales. Il ne reste jamais tranquille, mais il n'est jamais agité » ; le second, en revanche, « gît lové au fond de la cuvette » mais, poursuit Ruskin, « si je touche à la cuvette, si, d'une manière ou d'une autre, je dérange son sens de la propriété, le voilà soudain dans les quatres coins de la cuvette à la fois, volant comme un fou, fouettant, filant comme une flèche, sautant, se renversant, et m'aspergeant le visage à chaque mouvement : une véritable explosion de furie ».

  • « Chateaubriand et Joubert — En regard d'une amitié », Jean-Paul Corsetti, Chateaubriand — Revue Littéraire Europe (ISSN 0014-2751), nº 775-776, Novembre-décembre 1993, p. 133


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