John Ford

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John Ford

John Ford (1894-1973) est un cinéaste américain, également producteur. Il a été quatre fois lauréat de l'Oscar du meilleur réalisateur.

Citations[modifier]

(John Ford ou le comble de la modestie !)

(...) La Guilde des Réalisateurs ne plaisantait pas. Cecil B. DeMille avait créé une fondation pro-américaine, dont le rôle consistait à communiquer à la Commission des activités anti-américaines les noms des sympathisants communistes. La liste était ensuite transmise au Congrès. Joe Mankiewicz (...) était président de la Guilde, où DeMille jouait un rôle important. Celui-ci voulait que (...) tous les membres de cette Guilde prêtent serment et s'engagent à vérifier les activités ou convictions politiques des acteurs et techniciens de leur équipe.
   Une pétition fut faite pour destituer Mankiewicz et pour que DeMille et ses partisans prennent la direction de la Guilde. Une opposition s'organisa in extremis, exigeant une réunion plénière pour désigner le président. DeMille accusa les signataires de cette contre-pétition d'appartenir à des organisations subversives ou leur reprocha d'être étrangers. (...)
   Pendant (...) quatre heures (...), Ford n'ouvrit pas la bouche. Étant donné ses opinions et ses amitiés, on le classait dans le clan de droite. Lorsqu'il se leva, enfin, (...) il y eut un silence. Tout le monde sentait qu'il allait dire quelque chose de définitif.
   « Je m'appelle John Ford, dit-il, Je tourne des westerns. Je ne crois pas qu'il y ait parmi nous quelqu'un qui connaisse mieux le public américain que Cecil B. DeMille, et qui sache mieux lui offrir ce qu'il préfère. »
   Puis, regardant DeMille en face, il poursuivit :
   « Mais je n'ai aucune sympathie pour vous, C. B. Je n'aime pas ce que vous avez dit ici, ce soir, ni ce que vous voudriez nous imposer. »
   Il exigea ensuite que de Mille fît des excuses à Mankiewicz, ce qu'il ne put obtenir. Il proposa alors de passer au vote, pour réclamer la démission de DeMille et de ses amis, et confirmer Mankiewicz dans ses fonctions. Ce qui fut fait. La discussion était close.

  • John Ford, Andrew Sinclair (trad. Suzanne Chantal), éd. France Empire, 1980, p. 218-220 - La chasse aux sorcières


À propos de John Ford[modifier]

Je n'ai subi qu'une fois l'influence de quelqu'un : avant de tourner Citizen Kane, j'ai vu quarante fois La Chevauchée fantastique.
  • Orson Welles, André Bazin, éd. Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 1998, chap. Entretiens par André Bazin, Charles Bitsch et Jean Domarchi, p. 190