Jean Rostand

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Jean Rostand, né le 30 octobre 1894 à Paris, mort le 4 septembre 1977, est un biologiste et philosophe français.

Citation[modifier]

Sur la défense de la nature[modifier]

Certes, défendre la nature sur tous les fronts est chose malaisée, car on se heurte à l’indifférence, à l’ignorance, au scepticisme ; et surtout l’on a contre soi, plus ou moins ouvertement, tous ceux qui donnent aux convoitises personnelles le pas sur l’intérêt commun, tous ceux qui, prêts à compromettre le futur pour un avantage immédiat, ne font pas objection au déluge pourvu qu’ils ne soient plus là pour y assister.
  • L’homme ou la nature, Edouard Bonnefous, éd. Hachette, 1971, p. 7


Sur le rock n’ roll[modifier]

À ce point de vue, je pense que le rock n’ roll est un peu contraire à la morale biologique et qu’il y a un [sic] certain amoralité à se comporter comme le font tout ces jeunes gens, à la fois en bête et en enfant.

 Mais ceci dit je vous dirai qu’il ne faut peut-être pas accuser trop ces jeunes gens : je voudrais savoir si leur famille, si la société a fait ce qu’il fallait pour créer en eux ces freins qui leur eussent permis de résister à ces instincts puérils, à ces instincts animaux, c’est-à-dire de ne pas s’abandonner à cette régression que me paraît être le rock n’ roll.

Ces jeunes gens sont certainement des insatisfaits, des gens qui n’ont été intéressés à rien, captivés par rien, est-il donc tellement étonnant qu’ils fassent cette régression ?

Je pense qu’il faudrait surtout s’attaquer aux causes plutôt que de s’attaquer à l’effet. Or, c’est je crois que c’est toute la société qu’il faudrait transformer, je répète, pour que ces jeunes gens ne tombent pas dans ce genre de piège infantile et bestial, que représente le rock n’ roll.

Il ne s’agit pas d’empêcher les gens de danser le rock n’ roll, mais il s’agit surtout de faire en sorte que les jeunes gens n’aient pas envie de le danser.
  • L’intersidérale, René Binamé, René Binamé, album 71-86-21-36 (novembre 1996 chez Aredje).
  • L’esprit des années 60, Bernard Gourbin, éd. Cheminements, 2006, p. 77


Sur Anna de Noailles[modifier]

Elle était plus intelligente, plus malicieuse que personne. Ce poète avait la sagacité psychologique d'un Marcel Proust, l'âpreté d'un Mirbeau, la cruelle netteté d'un Jules Renard.
  • Préface à Choix de poésies d'Anna de Noailles.
  • Choix de poésies, Anna de Noailles, éd. Grasset, 1976, p. 9


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