Jean-Paul Marat

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Portrait de Marat par Joseph Boze (1793)

Jean-Paul Marat, né à Boudry (Suisse), le 24 mai 1743 et mort assassiné à Paris, le 13 juillet 1793, est un médecin, journaliste et homme politique, député montagnard à la Convention à l’époque de la Révolution.

Les chaînes de l'esclavage, 1774[modifier]

La grandeur du crime est la seule différence qu'il y ait entre un conquérant et un brigand.

  • Les chaînes de l'esclavage (1774), Jean-Paul Marat, éd. A. Havard, 1833, p. 185


Toutes les religions prêtent la main au despotisme; je n'en connais aucune toutefois qui le favorise autant que la chrétienne.

  • Les chaînes de l'esclavage (1774), Jean-Paul Marat, éd. A. Havard, 1833, p. 188


Lettres polonaises‎[modifier]

Le Mal est dans la chose même et le remède est violent. Il faut porter la cognée à la racine. Il faut faire connaître au peuple ses droits et l'engager à les revendiquer ; il faut lui mettre les armes à la main, se saisir dans tout le royaume des petits tyrans qui le tiennent opprimé, renverser l'édifice monstrueux de notre gouvernement, en établir un nouveau sur une base équitable. Les gens qui croient que le reste du genre humain est fait pour servir à leur bien-être n'approuveront pas sans doute ce remède, mais ce n'est pas eux qu'il faut consulter ; il s'agit de dédommager tout un peuple de l'injustice de ses oppresseurs.

  • Lettres polonaises‎ (<1770), Jean-Paul Marat, éd. Champion, 1993, p. xvi


Dénonciation à la nation, contre M. Malouet, 1790[modifier]

La liberté de tout dire n'a d'ennemis que ceux qui veulent se réserver la liberté de tout faire.

  • Dénonciation à la nation, contre M. Malouet‎, Jean-Paul Marat, éd. L'imprimerie de Marat, 1790, p. iv


Quand il est permis de tout dire, la vérité parle toujours et son triomphe est assuré ; ici le remède résulte du mal même, or, si la liberté enfante les opinions insensées, elle enfante aussi la vérité qui les étouffe ; l'erreur ne règne que parce qu'il n'est pas permis de mettre la vérité aux prises avec elle. Non, il n'est point de plus grand fléau pour l'humanité que l'ignorance ; c'est d'elle que naquirent tous les préjugés funestes, tous les préjugés destructeurs. Empêchez la libre communication des idées, bientôt le champ de la politique ne se couvre plus que de plantes vénéneuses qu'il plaît aux tyrans d'y laisser germer. Car, après avoir établi qu'il est des opinions criminelles, ils érigent aussitôt un tribunal pour les réprimer ; dès lors, ce n'est plus ce qui est dangereux qui est puni, mais ce qui offusque ce tribunal ; inconvénient terrible qui perdit toujours la liberté.

  • Dénonciation à la nation, contre M. Malouet‎ (<1790), Jean-Paul Marat, éd. L'imprimerie de Marat, 1790, p. v


D'autres auteurs le concernant[modifier]

Elle qualifie ainsi Marat « d'avorton de l'humanité, [...] non jamais physionomie ne porta plus horriblement l'empreinte du crime. »

  • « Olympe de Gouges, une victime de la Révolution », Emma Demeester, La Nouvelle Revue d'Histoire, nº 72, mai-juin 2014, p. 16


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