James Sallis

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James Sallis est un romancier américain né le 21 décembre 1944 à Helena, en Arkansas.

Le Faucheux, 1992[modifier]

Les vieilles peur ne s'oublient pas aussi facilement.
  • Le Faucheux, James Sallis (trad. Jeanne Guyon et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2010, p. 14


Les histoires nous aident à survivre.
  • Le Faucheux, James Sallis (trad. Jeanne Guyon et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2010, p. 14


Il est étrange que si peu demeure une fois que nos vies sont arrivées à leur terme, une fois qu'elles sont entrées dans l'histoire. Une poignée de faits, de gestes, d'affrontements; c'est tout ce que perçoit l'observateur. Une coquille inhabitée.
  • Le Faucheux, James Sallis (trad. Jeanne Guyon et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2010, p. 41


Toujours, en filigrane, une lueur dans notre vie doit briller.
  • Le Faucheux, James Sallis (trad. Jeanne Guyon et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2010, p. 148


Il suffit d'un changement de temps pour que se recrée le monde et nous avec.
  • Le Faucheux, James Sallis (trad. Jeanne Guyon et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2010, p. 179


Peut-être le meilleur de notre vie appartient-il toujours au passé. Le bonheur, la plénitude, peut-être ces choses n'existent-elles que dans le souvenir, à travers le filtre du temps, fugaces fantômes derrière nous à jamais.
  • Le Faucheux, James Sallis (trad. Jeanne Guyon et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2010, p. 202


Papillon de nuit, 1993[modifier]

Les limites de votre langages sont les limites de votre monde.
  • Papillon de nuit, James Sallis (trad. Élisabeth Guinsbourg et Stéphanie Estournet), éd. Gallimard, 2011, p. 33


Les choses de la vie ne se produisent pas nécessairement dans l'ordre qu'on voudrait.
  • Papillon de nuit, James Sallis (trad. Élisabeth Guinsbourg et Stéphanie Estournet), éd. Gallimard, 2011, p. 51


Mais les intentions sont des choses précaires.
  • Papillon de nuit, James Sallis (trad. Élisabeth Guinsbourg et Stéphanie Estournet), éd. Gallimard, 2011, p. 73


On fait notre chemin sur cette terre, on travaille, on aime et on élève ses enfants, on lutte pour ce qu'on pense être juste, et tout ce temps on est absolument invisibles. Une fois partis, il ne reste aucune trace de notre passage.
  • Papillon de nuit, James Sallis (trad. Élisabeth Guinsbourg et Stéphanie Estournet), éd. Gallimard, 2011, p. 121


Mais personne ne peut être responsable des autres et de leur vie.
  • Papillon de nuit, James Sallis (trad. Élisabeth Guinsbourg et Stéphanie Estournet), éd. Gallimard, 2011, p. 213


Peut-être qu'on fait des choses utiles, des choses qui comptent, sans même s'en rendre compte. Peut-être que sans le savoir, c'est ce qu'on fait de mieux.
  • Papillon de nuit, James Sallis (trad. Élisabeth Guinsbourg et Stéphanie Estournet), éd. Gallimard, 2011, p. 276


Le Frelon noir , 1996[modifier]

Si le corps se rebelle, il va à sa perte.
  • Le Frelon noir, James Sallis (trad. Élisabeth Guinsbourg et Stéphanie Estournet), éd. Gallimard, 2011, p. 83


Le monde est ce qu'on en fait.
  • Le Frelon noir, James Sallis (trad. Élisabeth Guinsbourg et Stéphanie Estournet), éd. Gallimard, 2011, p. 166


Nous sommes les choses qui nous arrivent, les gens que nous avons connus, rien de plus.
  • Le Frelon noir, James Sallis (trad. Élisabeth Guinsbourg et Stéphanie Estournet), éd. Gallimard, 2011, p. 183


Le moment venu, nous connaîtrons toutes les réponses, le moment venu nous comprendrons pourquoi.
  • Le Frelon noir, James Sallis (trad. Élisabeth Guinsbourg et Stéphanie Estournet), éd. Gallimard, 2011, p. 197


On est jamais aussi invisible qu'on le pense. Ni nous, ni nos motivations.
  • Le Frelon noir, James Sallis (trad. Élisabeth Guinsbourg et Stéphanie Estournet), éd. Gallimard, 2011, p. 201


Les soldats se battent toujours dans les guerres des autres.
  • Le Frelon noir, James Sallis (trad. Élisabeth Guinsbourg et Stéphanie Estournet), éd. Gallimard, 2011, p. 207


N'ouvrez pas les portes qui ne demandent qu'à rester closes.
  • Le Frelon noir, James Sallis (trad. Élisabeth Guinsbourg et Stéphanie Estournet), éd. Gallimard, 2011, p. 215


L'Œil du criquet , 1997[modifier]

De toute évidence, les rêves sont une forme d'art, notre expression la plus personnelle. Un moyen pour nous de donner un sens à notre univers.
  • L'Œil du criquet, James Sallis (trad. Isabelle Maillet et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2012, p. 30


Une nouvelle fois, je me suis demandé quelle part de notre existence nous choisissons réellement et quelle part se contente de suivre les panneaux indicateurs plantés au hasard.
  • L'Œil du criquet, James Sallis (trad. Isabelle Maillet et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2012, p. 35


D'une certaine manière, on nous offre toujours de nouvelles chances.
  • L'Œil du criquet, James Sallis (trad. Isabelle Maillet et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2012, p. 161


Comme c'est si souvent le cas, nous pensons parler des autres alors qu'en réalité, nous parlons de nous-mêmes.
  • L'Œil du criquet, James Sallis (trad. Isabelle Maillet et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2012, p. 197


Il y a sans doute déjà trop de livre sur terre. Et certainement trop d'écrivains de seconde zone.
  • L'Œil du criquet, James Sallis (trad. Isabelle Maillet et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2012, p. 204


Romans. Histoires. Essais. Tous ces trucs que les gens inventent pour tenter de comprendre et d'expliquer ce que nous fabriquons ici, à quoi rime la vie, pourquoi nous choisissons d'entreprendre certaines choses.
  • L'Œil du criquet, James Sallis (trad. Isabelle Maillet et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2012, p. 207


Le temps passe, et nous, on reste.
  • L'Œil du criquet, James Sallis (trad. Isabelle Maillet et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2012, p. 240


Comme toujours, nous continuons d'aller de l'avant dans l'existence, tout en essayant de comprendre les choses à reculons.
  • L'Œil du criquet, James Sallis (trad. Isabelle Maillet et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2012, p. 252


Toute notre vie, chaque jour qui passe, nous nous réinventons, couche après couche, masque après masque.
  • L'Œil du criquet, James Sallis (trad. Isabelle Maillet et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2012, p. 260


Tout est une question de perspective.
  • L'Œil du criquet, James Sallis (trad. Isabelle Maillet et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2012, p. 276


Si vous trouvez un moyen de faire sortir ce qui est en vous, ça vous sauvera; si vous n'en trouvez aucun, ça vous tuera.
  • L'Œil du criquet, James Sallis (trad. Isabelle Maillet et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2012, p. 284


La forme du pot en définit le contenu.
  • L'Œil du criquet, James Sallis (trad. Isabelle Maillet et Patrick Raynal), éd. Gallimard, 2012, p. 285


Bluebottle, 1999[modifier]

Pour survivre, nos ancêtres ont appris à dissimuler, à imiter, à ne jamais dire ce qu'ils pensent réellement.
  • Bluebottle, James Sallis (trad. Isabelle Maillet), éd. Gallimard, 2012, p. 37


Il y a toujours de nouveaux commencements.
  • Bluebottle, James Sallis (trad. Isabelle Maillet), éd. Gallimard, 2012, p. 59


Nous sommes tous des charlatans.
  • Bluebottle, James Sallis (trad. Isabelle Maillet), éd. Gallimard, 2012, p. 129


C'est important, le respect de la tradition.
  • Bluebottle, James Sallis (trad. Isabelle Maillet), éd. Gallimard, 2012, p. 138


Un homme a besoin de se fixer des objectifs.
  • Bluebottle, James Sallis (trad. Isabelle Maillet), éd. Gallimard, 2012, p. 193


Rien ne peut jamais satisfaire l'esprit. Jamais.
  • Bluebottle, James Sallis (trad. Isabelle Maillet), éd. Gallimard, 2012, p. 204


Bête à bon dieu, 2001[modifier]

Parfois les souvenirs sont comme des rêves, des artefacts de quelque civilisation inconnaissable tombant en ruine à mesure qu'on s'en approche.
  • Bête à bon dieu, James Sallis (trad. Stéphanie Estournet et Sean Seago), éd. Gallimard, 2013, p. 61


Nous trimballons notre monde avec nous.
  • Bête à bon dieu, James Sallis (trad. Stéphanie Estournet et Sean Seago), éd. Gallimard, 2013, p. 62


Les hommes ont toujours davantage en commun qu'ils ne le croient.
  • Bête à bon dieu, James Sallis (trad. Stéphanie Estournet et Sean Seago), éd. Gallimard, 2013, p. 74


Si l'humanité ne supporte pas trop la réalité, elle n'a pas non plus besoin qu'on lui parle avec trop de vérité.
  • Bête à bon dieu, James Sallis (trad. Stéphanie Estournet et Sean Seago), éd. Gallimard, 2013, p. 81


La plupart d'entre nous ne trouvent jamais leur place.
  • Bête à bon dieu, James Sallis (trad. Stéphanie Estournet et Sean Seago), éd. Gallimard, 2013, p. 84


On a tous besoin d'objectifs à plus ou moins long terme.
  • Bête à bon dieu, James Sallis (trad. Stéphanie Estournet et Sean Seago), éd. Gallimard, 2013, p. 154


Si on fixe les choses assez longtemps, on les voit se dissoudre sous nos yeux.
  • Bête à bon dieu, James Sallis (trad. Stéphanie Estournet et Sean Seago), éd. Gallimard, 2013, p. 178


Parfois c'est seulement quand tu n'y regardes pas directement que tu es capable de voir.
  • Bête à bon dieu, James Sallis (trad. Stéphanie Estournet et Sean Seago), éd. Gallimard, 2013, p. 194


Rien n'est plus important que les contacts que nous établissons avec les autres. C'est tout ce nous avons, finalement.
  • Bête à bon dieu, James Sallis (trad. Stéphanie Estournet et Sean Seago), éd. Gallimard, 2013, p. 196


Parfois il suffit de tirer un simple fil qui dépasse.
  • Bête à bon dieu, James Sallis (trad. Stéphanie Estournet et Sean Seago), éd. Gallimard, 2013, p. 253


Nos vies sont une apocalypse servie dans une toute petite tasse.
  • Bête à bon dieu, James Sallis (trad. Stéphanie Estournet et Sean Seago), éd. Gallimard, 2013, p. 277


Drive , 2005[modifier]

La résistance, c'est toujours ce qui nous lâche en premier.
  • Drive, James Sallis (trad. Isabelle Maillet), éd. Payot, 2006, p. 30


À situation désespérée, mesures désespérées.
  • Drive, James Sallis (trad. Isabelle Maillet), éd. Payot, 2006, p. 120


Un outil en vaut bien un autre, du moment qu'il remplit sa mission.
  • Drive, James Sallis (trad. Isabelle Maillet), éd. Payot, 2006, p. 164


Seuls les plus chanceux sont capables d'oublier.
  • Drive, James Sallis (trad. Isabelle Maillet), éd. Payot, 2006, p. 167


On ne demande rien, en général, mais ça nous tombe dessus quand même. Après, ce qui compte, c'est ce qu'on en fait.
  • Drive, James Sallis (trad. Isabelle Maillet), éd. Payot, 2006, p. 171


De l'eau nous sommes venus. À l'eau nous retournerons.
  • Drive, James Sallis (trad. Isabelle Maillet), éd. Payot, 2006, p. 174


Driven, 2012[modifier]

On réfléchit, on soupèse, on débat. Alors que dans le silence et dans l'ombre, en deçà des mots, nos décisions sont déjà prises.
  • Driven, James Sallis (trad. Hubert Tézenas), éd. Rivages/noir, 2013, p. 42


On s'imagine qu'on fait des choix. Mais la réalité, c'est que les choix nous rattrapent, se plantent sous notre nez et nous fusillent du regard.
  • Driven, James Sallis (trad. Hubert Tézenas), éd. Rivages/noir, 2012, p. 44


Tout est intéressant. Il suffit de regarder de près.
  • Driven, James Sallis (trad. Hubert Tézenas), éd. Rivages/noir, 2012, p. 80


Les agresseurs sont comme les chats : ils vous suivront d'instinct si vous fuyez. Et cela peut vous donner l'avantage.
  • Driven, James Sallis (trad. Hubert Tézenas), éd. Rivages/noir, 2012, p. 91


C'est fou ce que la simple courtoisie peut accomplir.
  • Driven, James Sallis (trad. Hubert Tézenas), éd. Rivages/noir, 2012, p. 136


Les lapins qui survivent savent quand rentrer sous terre.
  • Driven, James Sallis (trad. Hubert Tézenas), éd. Rivages/noir, 2012, p. 164


On ne voit jamais le monde tel qu'il est.
  • Driven, James Sallis (trad. Hubert Tézenas), éd. Rivages/noir, 2013, p. 167


Il est très rare que nous soyons conscients des effets immédiats ou à terme de nos actes.
  • Driven, James Sallis (trad. Hubert Tézenas), éd. Rivages/noir, 2012, p. 170


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