Jacques Audiberti

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Jacques Audiberti est un écrivain, poète et dramaturge français, né le 25 mars 1899 à Antibes (Alpes-Maritimes) et mort le 10 juillet 1965 dans le 5e arrondissement de Paris.

Citations[modifier]

Talent, 1947[modifier]

Pour trouver la femme, ne pas la chercher.
  • Talent, Jacques Audiberti, éd. l'Arbre vengeur, 2006, p. 26


N'admirez point tant la pensée des autres. Elle n'est que votre inconscience, votre absence, votre sieste.
  • Talent, Jacques Audiberti, éd. l'Arbre vengeur, 2006, p. 44


Le cannibalisme est inscrit dans la chair des hommes aussi profond que l'érotisme sexuel.
  • Talent, Jacques Audiberti, éd. l'Arbre vengeur, 2006, p. 92


Les philosophes sont faits pour se rejoindre la nuit.
  • Talent, Jacques Audiberti, éd. l'Arbre vengeur, 2006, p. 127


Être humain, c'est être libre. C'est tout au moins rêver de l'être.
  • Talent, Jacques Audiberti, éd. l'Arbre Vengeur, 2006, p. 162


Cent jours, 1950[modifier]

Ce qu'on appelle l'Histoire, besogne des historiens, tentative de synthèse extérieure et surajoutée, ne serait, comme la politique, qu'une branche des beaux arts.
  • Cent jours, Jacques Audiberti, éd. Gallimard, 1950, p. 18


La traduction, ça n'existe pas. Chaque langue n'est qu'une manière affectueuse, irremplaçable, de dire ce qui n'existe dans aucune autre, mais reflèterait l'absolu d'une langue intrahumaine planante.
  • Cent jours, Jacques Audiberti, éd. Gallimard, 1950, p. 45


Toute chose revendique le mérite d'une certaine énigmatique et décorative économie des proportions.
  • Cent jours, Jacques Audiberti, éd. Gallimard, 1950, p. 56


La vie est dure à qui ne se bat pas.
  • Cent jours, Jacques Audiberti, éd. Gallimard, 1950, p. 78


Comme un fleuve sous une croute de glace, le langage se promène vers son destin tandis que les grammairiens et les diplomates se tiennent fermes sur le dessus.
  • Cent Jours, Jacques Audiberti, éd. Gallimard, 1950, p. 155


Quand vous êtes entre deux âges, le second gagnera.
  • Cent Jours, Jacques Audiberti, éd. Gallimard, 1950, p. 223


On peut disposer dans n'importe quel sens les mots d'une phrase. La somme ne change pas.
  • Cent Jours, Jacques Audiberti, éd. Gallimard, 1950, p. 273


La Poupée, 1956[modifier]

Toutes les opinions sont libres, sauf celles qui nuisent à la liberté.
  • La Poupée, Jacques Audiberti, éd. Gallimard, 1956, p. 30


L'homme qui trime toute la journée a besoin de ce qui le change de lui-même.
  • La Poupée, Jacques Audiberti, éd. Gallimard, 1956, p. 103


Un bon mari ne se souvient jamais de l'âge de sa femme, mais de son anniversaire, toujours !
  • La Poupée, Jacques Audiberti, éd. Gallimard, 1956, p. 132


Il est permis de finir avant de commencer, autrement dit de ne pas commencer. Mais, quand on a tant fait que de commencer, il faut finir.
  • La Poupée, Jacques Audiberti, éd. Gallimard, 1956, p. 202


Citations au sujet de Jacques Audiberti[modifier]

Claude Nougaro[modifier]

Mais je reviendrai dans le vieil Antibes
Oui, je reviendrai devant la maison
Chanter pour les marches, chanter pour les murs
Pour le cœur des pierres et pour le maçon
Oui, je chanterai rue du Saint-Esprit
Où vous êtes né, Jacques Audiberti

  • Chanson pour le maçon, Claude Nougaro (paroles), Jacques Datin (musique), Claude Nougaro, album Bidonville (1966 chez Philips).


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