Ilya Prigogine

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Ilya Prigogine (1977).

Ilya Prigogine, né le 25 janvier 1917 à Moscou et mort le 28 mai 2003 à Bruxelles, est un physicien et un chimiste belge d’origine russe.

Il est lauréat du prix Nobel de chimie en 1977, après avoir reçu la Médaille Rumford en 1976.

Citations[modifier]

Ma conviction est que l’idée d’un dieu garant des lois de la nature et de leur rationalité a joué un rôle essentiel lors des premiers développements de la science européenne.
  • En réponse à la question du sinologue Joseph Needham : « Pourquoi la science moderne n’est-elle pas née en Chine ? »
  • « Une nouvelle alliance de la science et de la culture », Ilya Prigogine, Le Courrier de l’UNESCO (ISSN 0304-3118), nº 5, mai 1988, p. 9


L’ambition de certaines pratiques mystiques a toujours été d’échapper aux tourments d’un monde changeant et trompeur. Einstein a fait de cette ambition la vocation même du physicien, et, ce faisant, l’a traduite en termes scientifiques. Les mystiques cherchaient à vivre ce monde comme une illusion : Einstein, lui, entendait démontrer qu’il n’est qu’une illusion, et que la vérité est un Univers transparent et intelligible, purifié de tout ce qui affecte la vie des hommes, la mémoire nostalgique et douloureuse du passé, la crainte ou l’espoir de l’avenir.
  • « Une nouvelle alliance de la science et de la culture », Ilya Prigogine, Le Courrier de l’UNESCO (ISSN 0304-3118), nº 5, mai 1988, p. 10


Le triomphe de la science classique, […], a entraîné un clivage entre le monde et l’homme dont on ne saurait surestimer l’importance. D’un côté, le monde extérieur apparaissait comme un automate, une horloge réglée une fois pour toutes, en opposition absolue avec notre monde interne dans lequel, à tort ou à raison, nous vivons un temps créateur de nouveauté, dans lequel nous nous reconnaissons une liberté de choix qui fonde l’idée de rationalité.
  • « Une nouvelle alliance de la science et de la culture », Ilya Prigogine, Le Courrier de l’UNESCO (ISSN 0304-3118), nº 5, mai 1988, p. 10


L’image que nous avons du monde extérieur et celle que nous avons de notre propre activité interne convergent. Le 20e siècle apporte donc l’espoir d’une unité culturelle, d’une vision non réductrice, plus globale. Les sciences ne reflètent pas l’identité statique d’une raison à laquelle il faudrait se soumettre ou résister, elles participent à la création du sens au même titre que l’ensemble des pratiques humaines.
  • « Une nouvelle alliance de la science et de la culture », Ilya Prigogine, Le Courrier de l’UNESCO (ISSN 0304-3118), nº 5, mai 1988, p. 12


   La science d’aujourd’hui encourage les vues pluralistes et nous devons dès lors lutter contre les idéologies réductrices dans les sciences humaines, l’économie ou dans la culture en général.
  • « Une nouvelle alliance de la science et de la culture », Ilya Prigogine, Le Courrier de l’UNESCO (ISSN 0304-3118), nº 5, mai 1988, p. 13


   Un autre des grands enseignements que nous propose la science de ce 20e siècle est que le temps n’est pas donné : le temps est construction.
  • « Une nouvelle alliance de la science et de la culture », Ilya Prigogine, Le Courrier de l’UNESCO (ISSN 0304-3118), nº 5, mai 1988, p. 13


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