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Hugo Clément

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
Hugo Clément en 2017.

Hugo Clément, né le 7 octobre 1989 à Strasbourg, est un journaliste et militant écologiste français.

Citations

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Journal de guerre écologique (2020)

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Nous savons qu'un tiers des hommes pourrait vivre d'ici 50 ans dans les zones aussi chaudes que le Sahara aujourd'hui. Nous savons que la Terre comptera au moins 250 millions de réfugiés climatiques en 2050.
  • Journal de guerre écologique, Hugo Clément, éd. Fayard, 2020  (ISBN 9782213717036), p. 10


Notre planète se rapproche de points de basculement irréversibles qui menacent l'existence des civilisations humaines.
  • Journal de guerre écologique, Hugo Clément, éd. Fayard, 2020  (ISBN 9782213717036), p. 11


La Terre restera-t-elle une planète habitable pour notre espèce ? Tel est l'enjeu de cette nouvelle guerre mondiale.
  • Journal de guerre écologique, Hugo Clément, éd. Fayard, 2020  (ISBN 9782213717036), p. 14


Les hommes ont réussi à dominer l'intégralité des autres espèces. Rien ne nous a résisté. Dans notre quête d'hégémonie, nous avons façonné la nature à notre image. Les écosystèmes ont été pillés, tordus, transformés pour servir nos envies. Les forêts font obstacle à l'expansion agricole et urbaine ? Nous les rasons. Les insectes et autres animaux classés « nuisibles» causent des dégâts à nos cultures ? Nous les exterminons. Les grands prédateurs s'en prennent à notre bétail ? Nous faisons parler les fusils. Le consommateur apprécie le poisson? Nous quadrillons les océans de filets. Cette domination brutale exercée sur les autres occupants de la planète et la destruction massive des habitats naturels nous permettent aujourd'hui de régner sans partage. Mais, d'ici à quelques décennies, notre royaume risque d'être un cimetière car nous sommes à l'aube d'une nouvelle grande extinction.
  • Journal de guerre écologique, Hugo Clément, éd. Fayard, 2020  (ISBN 9782213717036), p. 187-188


La biodiversité est une immense chaîne dont nous ne sommes qu'un maillon. Sans les autres, nous tomberons.
  • Journal de guerre écologique, Hugo Clément, éd. Fayard, 2020  (ISBN 9782213717036), p. 209


Les choses changent, c'est vrai. Mais le mouvement est-il assez rapide ? Avons-nous pris la mesure de l'urgence ? Je suis sceptique. Les mesures radicales nécessaires à notre salut tardent à être décidées.
  • Journal de guerre écologique, Hugo Clément, éd. Fayard, 2020  (ISBN 9782213717036), p. 212


Comment j’ai arrêté de manger des animaux (2020)

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Des milliards d'êtres vivants, non ciblés par les industriels, disparaissent en raison de ces prises accessoires, fléau collatéral. Les tortues, notamment, périssent massivement dans les filets. Selon les statistiques du WWF, environ 250 000 d'entre elles sont ainsi noyées chaque année par les navires de pêche.
  • Comment j'ai arrêté de manger les animaux, Hugo Clément, éd. Points, 2020  (ISBN 9782757877050), p. 165


L’humanité pêche chaque année 93,4 millions de tonnes de poissons et en élève 73,9 millions de tonnes selon la FAO. Pourtant selon cette même source, un être humain mange en moyenne 10,1 kilos de poissons d'élevage par an, contre 9,9 kilos de poissons pêchés. Je résume : nous capturons plus de poissons dans l'océan que nous en élevons, mais nous mangeons plus de poissons d'élevage. Comment est-ce possible ? Que deviennent les animaux pêchés que nous ne consommons pas ? […] Nous allons sur la mer avec des bateaux ultra-perfectionnés afin de capturer des millions d'individus en déstabilisant les écosystèmes. Puis nous les broyons et transformons en farine pour nourrir d'autres poissons et des poulets, enfermés dans des fermes aquatiques et des hangars. Aberrant, n'est-ce pas ?
  • Comment j'ai arrêté de manger les animaux, Hugo Clément, éd. Points, 2020  (ISBN 9782757877050), p. 168


Si on continue comme aujourd'hui, certaines études estiment qu'il n'y aura plus de poissons à capturer autour de 2050. Or, les océans dépeuplés auront une moins bonne résilience face au changement climatique. Il faut garder en tête que la plus grande forêt du monde, c'est la mer, c'est le plancton et le phytoplancton. Une grande partie de la machine climatique repose sur la photosynthèse des océans.
  • Comment j'ai arrêté de manger les animaux, Hugo Clément, éd. Points, 2020  (ISBN 9782757877050), p. 170


Les lapins ne mangent pas de carottes, 2022

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L'image que nous avons d'eux [les animaux] correspond rarement à la réalité. Les moutons ? Des suiveurs, sans aucune personnalité. Les porcs? Ils sont sales. Les loups? Méchants. Les poules et les poissons ? Idiots. Quels qu'ils soient, nous les plaçons dans le camp des « autres », de ceux qui ne sont pas humains, de ceux qui ne nous valent pas. Il se crée un décalage entre notre perception de la nature et la réalité. Cette vision déformée peut nous conduire à négliger les animaux, à les mépriser, voire à justifier leur exploitation dérai-sonnée, qui se traduit par la violence et l'injustice.
  • Les lapins ne mangent pas de carottes, Hugo Clément, éd. Fayard, 2022  (ISBN 978-2-213-71712-8), p. 10-11


Face à l'effondrement de la biodiversité et à la crise climatique, ouvrir les yeux sur l'ampleur des problèmes que pose le traitement infligé aux animaux est autant une question d'éthique qu'une question de survie. Pour eux comme pour nous, il y a urgence à changer de regard sur le vivant.
  • Les lapins ne mangent pas de carottes, Hugo Clément, éd. Fayard, 2022  (ISBN 978-2-213-71712-8), p. 11


Malgré les moqueries, les réticences, les obstacles politiques ou juridiques, nous devons être des millions à les défendre, car ils ne peuvent pas le faire eux-mêmes. Je suis convaincu que la cause animale sera l'un des grands combats des prochaines décennies. Dans quelques siècles, si nous sommes toujours là, les historiens se demanderont probablement comment l'humanité a pu se comporter de manière si injuste et si cruelle avec le reste du vivant. Ils sauront aussi saluer celles et ceux qui se sont levés pour faire cesser ces traitements indignes.
  • Les lapins ne mangent pas de carottes, Hugo Clément, éd. Fayard, 2022  (ISBN 978-2-213-71712-8), p. 46


Nous ne savons pas ce que pensent les animaux, ni ce qu'ils se disent précisément. Nous avons conclu de cette incompréhension que nous étions à part, au-dessus du lot. Nous avons estimé que notre supériorité, autodécrétée, nous donnait tous les droits sur les êtres différents de nous. Cela se traduit par l'exploitation sans limite, la violence, l'injustice, la cruauté infligée à ceux qui ne sont pas humains. C'est une erreur qu'il nous appartient de réparer.
  • Les lapins ne mangent pas de carottes, Hugo Clément, éd. Fayard, 2022  (ISBN 978-2-213-71712-8), p. 82


Nos forêts, nos montagnes, nos campagnes, nos rivières ou nos côtes regorgent de vie sauvage. Il y a tant à découvrir autour de nous, tant d'espèces et d'individus à rencontrer, dans le respect de leur tranquillité et de leur liberté. La priorité n'est-elle pas là ? Apprendre à connaître et à respecter ceux avec qui nous cohabitons? Je suis convaincu que, lorsque l'on change de regard sur les animaux qui nous entourent, c'est notre vision du monde dans son ensemble qui évolue, et que cela s'applique alors à toutes les créa-tures, y compris à celles qui sont géographiquement éloignées et que nous ne croiserons jamais. Pour aimer la vie sauvage et vouloir la protéger, les zoos ne sont pas un passage obligé.
  • Les lapins ne mangent pas de carottes, Hugo Clément, éd. Fayard, 2022  (ISBN 978-2-213-71712-8), p. 126


Osons prendre la parole. Nous sommes nombreuses et nombreux à ne plus supporter la cruauté infligée à ces espèces qui n'aspirent qu'à vivre et qui ne nous causent aucun mal. Si les animaux sauvages ont si peur de nous, c'est qu'ils ont des raisons de nous craindre. Changeons notre regard sur eux. Considérons-les comme nos voisins. Passons à leur côté des moments de respect, d'émerveillement et d'observation mutuelle.
  • Les lapins ne mangent pas de carottes, Hugo Clément, éd. Fayard, 2022  (ISBN 978-2-213-71712-8), p. 171


Partager plutôt que tuer. C'est la philosophie qu'il nous appartient de propager dans le monde entier. Si nous ne le faisons pas pour eux, faisons-le pour sous. Il faut voir la biodiversité comme une maison,dans laquelle nous, les Homo sapiens, habitons. Chaque brique de cette maison représente une espèce. Si un animal disparaît, nous retirons une brique. Rien ne se passe. Si dix animaux disparaissent, nous retirons dix briques. Quelques fissures se forment, mais nous ne remarquons rien. Si 100 espèces disparaissent, alors des bouts du plafond commencent à tomber dans le salon. Même si c'est embêtant, on se dit qu'on pourra toujours réparer. En revanche, si nous retirons 1 000 briques, 1 000 espèces, c'est toute la maison qui s'écroule sur notre tête. Seul, fragile maillon dans la grande chaîne du vivant, l'être humain ne peut pas survivre. […] Nous avons besoin des autres animaux. Leur intérêt est aussi le nôtre.
  • Les lapins ne mangent pas de carottes, Hugo Clément, éd. Fayard, 2022  (ISBN 978-2-213-71712-8), p. 207-208


Les actions individuelles sont donc nécessaires, mais elles ne sont pas suffisantes, car nous n'avons pas tous la même responsabilité. Cela vaut pour la souffrance animale comme pour l'effondrement éco-logique. Les puissants - responsables politiques et leaders économiques - disposent du pouvoir nécessaire pour répondre à l'urgence, en changeant les lois ou en mettant fin à certaines pratiques.
  • Les lapins ne mangent pas de carottes, Hugo Clément, éd. Fayard, 2022  (ISBN 978-2-213-71712-8), p. 213


Si nous attendons que le changement vienne d'en haut, rien ne se produira. Pour que des décisions ambitieuses en faveur des animaux soient enfin prises, c'est à nous de jouer, en faisant pression sur les dirigeants.
  • Les lapins ne mangent pas de carottes, Hugo Clément, éd. Fayard, 2022  (ISBN 978-2-213-71712-8), p. 214


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