Hervé Guibert

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Hervé Guibert est un écrivain français, né le 14 décembre 1955 à Saint-Cloud, mort le 27 décembre 1991 à Clamart.

Citations[modifier]

L’Image fantôme, 1981[modifier]

L’image est l’essence du désir, et désexualiser l’image, ce serait la réduire à la théorie…


Les Aventures singulières, 1982[modifier]

A. Est-ce que je pense, en écrivant ce nom, à toi ? Donc la première lettre était une lettre d’amour.
  • Les Aventures singulières, Hervé Guibert, éd. Éditions de Minuit, 1982  (ISBN 2-7073-0613-4), p. 13


La poussée amoureuse correspond toujours à une poussée d’écriture, ou de parole (j’ai envie de parler de lui, de l’évoquer, ça me brûle), je ne sais pas laquelle provoque l’autre.
  • Les Aventures singulières, Hervé Guibert, éd. Éditions de Minuit, 1982  (ISBN 2-7073-0613-4), p. 15


Pendant ces quelques jours, dans ce vide, dans ce temps passé à ne rien faire, sans écrire, sans rien, je croyais qu’il avait volé mon âme, mais il était devenu mon inspiration.
  • Les Aventures singulières, Hervé Guibert, éd. Éditions de Minuit, 1982  (ISBN 2-7073-0613-4), p. 66


Des aveugles, 1985[modifier]

Taillegueur dit à Josette : je vais être ton miroir. À quoi bon un miroir pour un aveugle ? dit un proverbe arabe.
  • Des Aveugles, Hervé Guibert, éd. Éditions Gallimard (folio), 1985  (ISBN 2-07-070359-2), p. 92


Taillegueur dit à Josette : quelle mémoire as-tu de notre empire, fleur de jasmin, poudre de rien du tout ?
  • Des Aveugles, Hervé Guibert, éd. Éditions Gallimard, 1985  (ISBN 2-07-070359-2), p. 101


Je ne vois rien, dit Josette, mais si je voyais, je haïrais tout ce que je vois.
  • Des Aveugles, Hervé Guibert, éd. Éditions Gallimard, 1985  (ISBN 2-07-070359-2), p. 103


Le Protocole compassionnel, 1991[modifier]

J’ai toujours su que je serais un grand écrivain, Jules n’y croyait pas, il se moquait de moi quand je lui disais que ces textes de jeunesse que tous les éditeurs refusaient seraient publiés un jour.
  • Le Protocole compassionnel, Hervé Guibert, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991  (ISBN 978-2-07-038731-1), p. 147


Mais moi je planais complètement : je savais déjà que chaque année des dizaines de gens curieux, des amoureux, des jeunes filles, des exégètes tarabiscotés et pointilleux feraient le pèlerinage sur l’île d’Elbe pour se recueillir sur ma tombe vide.
  • Le Protocole compassionnel, Hervé Guibert, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991  (ISBN 978-2-07-038731-1), p. 150


Je connaissais son corps par cœur. Il s’était imprimé à l’intérieur de mes doigts, je n’en avais plus besoin pour de vrai.
  • Le Protocole compassionnel, Hervé Guibert, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991  (ISBN 978-2-07-038731-1), p. 165


Mon valet et moi, 1991[modifier]

Depuis que j’ai vingt ans, je suis bouleversé par cette posture de la servitude, est-ce à dire que j’aime asservir des êtres ?
  • Mon valet et moi, Hervé Guibert, éd. du Seuil, coll. « Points », 1991  (ISBN 2-02-013302-4), p. 16


J’étais déjà fou à quarante ans, j’étais déjà fou à dix ans.
  • Mon valet et moi, Hervé Guibert, éd. du Seuil, coll. « Points », 1991  (ISBN 2-02-013302-4), p. 86


Le Paradis, 1992[modifier]

À quoi bon écrire un livre si ce n’est pas un chef-d’œuvre ?
  • Le Paradis, Hervé Guibert, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1992  (ISBN 2-07-039445-X), p. 58


À l’envoûtement de l’écriture succède un désenvoûtement, le vide. Quand je n’écris plus je me meurs.
  • Le Paradis, Hervé Guibert, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1992  (ISBN 2-07-039445-X), p. 127


À l’envoûtement de l’écriture succède un désenvoûtement, le vide. Quand je n’écris plus je me meurs.
  • Le Paradis, Hervé Guibert, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1992  (ISBN 2-07-039445-X), p. 127


Interviews[modifier]

De même que le SIDA attaque le corps, qu'il le ratatine, qu'il l'agresse… il a aussi un effet sur la conscience — forcément — un effet, dans le meilleur des cas, d'épanouissement. C'est un bond en avant. J'ai l'impression qu'il y a une progression de la conscience comme ça.
  • Lors de la parution de À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie.
  • Hervé Guibert, interviewé par Bernard Pivot, Apostrophe, Antenne 2, 16 mars 1990


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