Hermann Göring
Apparence

Hermann Wilhelm Göring (ou Goering en français) (Rosenheim 12 janvier 1893 - Nuremberg 15 octobre 1946) est un aviateur et un homme politique allemand, célèbre pour son rôle de premier plan dans le gouvernement de l'Allemagne nazie.
Citations
[modifier]Bien entendu, le peuple ne veut pas de guerre. Pourquoi est-ce qu'un pauvre gueux dans une ferme voudrait risquer sa vie dans une guerre dont il ne peut espérer au mieux qu'il en reviendra entier ? Naturellement, le commun de la population ne veut pas de guerre ; ni en Russie, ni en Angleterre, ni en Amérique, ni, en ce qui nous concerne, en Allemagne. C'est bien entendu. Mais, après tout, ce sont les dirigeants d'un pays qui en déterminent les lignes d'action, et ce n'est jamais qu'une question simple que d'entraîner le peuple, que ce soit dans une démocratie, une dictature fasciste, un Parlement, ou une dictature communiste. [...] Le peuple peut toujours être converti à la cause des dirigeants. Cela est facile. Tout ce qu'il suffit de faire, c'est de leur dire qu'ils sont attaqués et dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme qui expose le pays au danger. Cela marche de la même manière dans tous les pays.
- Nuremberg Diary, Gustave Gilbert, éd. Da Capo Press, 1995 (Reprint Edition) (ISBN 978-0306806612), p. 278
Citations sur
[modifier]Goering faisait la navette entre se propriétés et les villes vaincues, Paris, Bruxelles, Amsterdam, à bord de son train personnel. Sur le front ? Jamais. Ses uniformes clairs ne seraient jamais tachés de sang : le héros de la Première Guerre, l'aviateur casse-cou que fut le jeune Goering allait éviter soigneusement les champs de bataille de la Seconde. Le Reichmarschall préférait agiter devant ses soldats son bâton d'ivoire incrusté de pierres précieuses. Et mettre à profit son rang pour son bon plaisir.
- Rose Valland, l'espionne à l'œuvre, Jennifer Lesieur, éd. Robert Lafond (Le Livre de poche), 2023 (ISBN 978-2-253-24937-5), chap. Le monopole du Reichsmarschall., p. 43
Enfin il possédait une Vermeer ! Presque personne ne connaissait Le Christ et la Femme adultère, pas même Hitler, qu'il se garda bien de prévenir. C'était un tableau nimbé de grâce, de douceur, aux couleurs feutrées et à la lumière irradiant des visages : la quintessence du Siècle d'or.
- Rose Valland, l'espionne à l'œuvre, Jennifer Lesieur, éd. Robert Lafond (Le Livre de poche), 2023 (ISBN 978-2-253-24937-5), chap. Ce qu'on cache derrière un voile., p. 59-60
Goering était si satisfait de son parcours, et avait si bonne conscience au moment de passer par la justice finale, cette «farce de procès», qu'il était convaincu de rester dans l'histoire comme le bienfaiteur du peuple allemand. Une chose, cependant, fissura sa décontraction. On lui appris que son Vermeer bien aimé, le Christ et la femme adultère retrouvé par les Monuments Men à Altausee, était un faux.
- La toile, peinte par le hollandais Han van Meegeren (1889 - 1947) faussaire et marchand d'art, était conservée avec le reste de la collection qu'Hermann Göring avait constituée en pillant les musées et collections privées des pays vaincus par les Nazis, dans les mines d'Altausee en Autriche.
- Rose Valland, l'espionne à l'œuvre, Jennifer Lesieur, éd. Robert Lafond (Le Livre de poche), 2023 (ISBN 978-2-253-24937-5), chap. Au tribunal, ni remords, ni regrets., p. 150