Guerre civile syrienne

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La guerre civile syrienne est un conflit armé issu d'un large mouvement de contestations contre le régime du président syrien Bachar el-Assad. Il débute par des manifestations anti-régime et pro-régime pacifiques le 11 mars 2011, c'est-à-dire trois mois après le début d'un climat révolutionnaire appelé Printemps arabe.

Le mouvement, qui est réprimé par les forces syriennes, se prolonge en 2012 et se transforme peu à peu en guerre civile opposant deux camps armés au milieu des populations.


Citations[modifier]

La Syrie est l’objet d’une guerre qui est en réalité menée par une coalition : les États-Unis, la France, Israël discrètement dans les coulisses, la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. On sait, le New York Times l’a confirmé, que les États-Unis fournissent des armes aux rebelles syriens via l’Arabie Saoudite et le Qatar. C’est donc assez ironique. Ce serait drôle, si ce n’était tragique, de voir que l’Occident nous dit qu’il va apporter la démocratie en Syrie grâce à l’Arabie Saoudite et le Qatar qui sont deux régimes théocratiques; ce qu’il existe de plus réactionnaire sur le plan politique et social et de plus fanatique sur le plan religieux. Ce sont des régimes traitant les femmes comme des animaux et traitant les travailleurs comme des esclaves. Littéralement l’esclavage règne au Qatar, en Arabie Saoudite. Et c’est avec ces gens-là qu’on prétend apporter la démocratie...


(...) Je pense que l’intervention de la France contre le Mali, c’est la continuation de la guerre contre la Libye et contre la Syrie. C’est une nouvelle phase dans ce que j’appellerais la recolonisation ou le fait de stabiliser la colonisation de l’Afrique en général, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Je pense que la chose qui n’est jamais traitée dans les médias européens et des États-Unis: c’est que le Mali et toute la région est pour la France, je veux dire la France officielle, la France des 1%, une zone de richesses naturelles que les multinationales françaises considèrent leur appartenir et pas aux populations locales.


(...) Je pense que ce qui se passe en Syrie est très important. Et j’espère que le peuple syrien va trouver les forces pour s’unir et pour résister à une agression très très grave. On constate la situation instable et anarchique des pays qui ont connu «le printemps arabe». Je pense aussi que les États-Unis, la France et leurs alliés craignent énormément les peuples arabes. Ils craignent qu’ils soient unis et qu’ils prennent leur sort en main. Je pense donc que les États-Unis et compagnie craignent énormément la démocratie dans le monde arabe, la preuve, c’est que leurs meilleurs amis sont les régimes les plus dictatoriaux, Arabie Saoudite, Koweït, Qatar, Émirats, Jordanie. Et qu’ils ont essayé de protéger jusqu’à la dernière minute les régimes en Égypte et en Tunisie.


(...) Il y a beaucoup de choses qui devraient changer. Et je pense que tous les patriotes syriens, y compris ceux de l’opposition, devraient entamer un dialogue pour voir ce qu’il faut changer et comment le changer, et établir un programme. Mais l’objectif des agents des États-Unis, de la France, de l’Arabie Saoudite et du Qatar n’est pas d’amener la démocratie en Syrie. Parce que si on amène la démocratie dans le monde arabe d’une manière générale, que vont dire les Arabes :

- que l’agression et le colonialisme israélien, c’est intolérable, qu’il faut y mettre fin, - qu’il faut donner leurs droits aux Palestiniens, - que sur le plan économique et social, le vol des ressources naturelles, le pétrole essentiellement, et d’autres par les multinationales avec comme effet de maintenir la pauvreté dramatique dans des pays comme l’Égypte et ailleurs. Je veux dire que le pétrole est une ressource qui devrait servir globalement à la nation arabe, quel que soit l’endroit où il se situe. Et donc s’il y avait la démocratie, les Arabes diraient que le pétrole doit leur profiter pour mettre fin à la pauvreté, à la dépendance et au colonialisme. Et qu’il faut cesser de considérer qu’il appartient à Exxon, British Petroleum et Total.

Donc, je pense que ce qui se passe en Syrie est très important. Et j’espère que le peuple syrien va trouver les forces pour s’unir et pour résister à une agression très très grave. On constate la situation instable et anarchique des pays qui ont connu «le printemps arabe».


(...) Il est très important que les peuples arabes s’unissent entre eux pour échapper à ces manœuvres qui sont coloniales. Et la seule façon de le faire, à mon avis, est de proposer à la nation arabe un programme indépendant des multinationales et des puissances coloniales. Un programme dans la lignée de ce que le Mouvement des non-alignés a voulu mettre en place dans les années 60. Un programme qui, comme Chavez et Evo Morales en Amérique latine, met au centre la récupération de la souveraineté du pays, l’utilisation des richesses au profit de ce que je vais appeler les 99% (au profit de la grande majorité, au profit de la population), et pas au profit du 1%.


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