Graal

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Le Graal peint par Dante Gabriel Rossetti en 1860

Le Graal est un objet mythique de la légende arthurienne, objet de la quête des chevaliers de la Table ronde. À partir du XIIIe siècle, il est assimilé au Saint Calice (la coupe qui a recueilli le sang du Christ) et prend le nom de Saint Graal. La nature du Graal et la thématique de la quête qui lui est associée ont donné lieu à de nombreuses interprétations symboliques ou ésotériques, ainsi qu'à de multiples illustrations artistiques.

Citations[modifier]

Chevalier Gurnemanz : Quand les païens rusé et forts
Aux purs croyants faisaient tout craindre
Titurel vit descendre en une auguste nuit,
Jadis du Dieu sauveur les bienheureux anges,
Le vase où but le Christ durant la Cène,
Le Graal béni, la noble et sainte coupe,
Oû sur sa croix son sang divin coula
Avec la lance, qui le versa,
Les gages purs, du haut mystère
Ils les confièrent aux mains de notre roi.

  • Le chevalier Gurnemanz s'adressant aux écuyers


Chevalier Gurnemanz :
Aux reliques il fit un sanctuaire.
Vous qui venez à son service
Aux voies qu'aucun pêcheur ne trouve,
Vous vîtes seules les justes
Pouvoir ici se joindre
Aux frères, et pour délivrer le monde,
Au Graal puiser sublime force.

  • Le chevalier Gurnemanz s'adressant aux écuyers
  • « Richard Wagner », Richard Wagner dans son opéra Parsifal en 1882 cité par Ernest Schmitt, Monde du Graal, nº hors-série n°4, novembre 2001, p. 22


Lohengrin : Aux bords lointains dont nul mortel n'approche
Il est un bourg qu'on nomme Montsalvat,
Et là s'élève un temple sur la roche...
Rien n'est au monde égal à son éclat.
Comme le Saint des Saints, avec mystère
On garde un vase auguste dans ses murs;
Les anges l'ont remis sur cette terre
Aux soins pieux des hommes les plus purs.
Une colombe en traversant l'espace
Vient tous les ans lui rendre sa splendeur.
C'est le Saint Graal de la divine grâce,

  • Lohengrin répondant à une question d'Elsa
  • « Richard Wagner », Richard Wagner dans son opéra Lohengrin (opéra) en 1850 cité par Ernest Schmitt, Monde du Graal, nº hors-série n°4, novembre 2001, p. 21


Lohengrin :
C'est le Saint Graal de la divine grâce,
Ses chevaliers puisent en lui l'ardeur.
De le servir quiconque obtient la gloire,
S'élève au rang d'un être surhumain;
Par lui le juste est sûr de sa victoire.
L'effort du crime expire sous sa main,
S'il doit partir vers une autre contrée,
Pour protéger le droit et la vertu,
Son pouvoir dure et sa force est sacrée,

  • Lohengrin répondant à une question d'Elsa
  • « Richard Wagner », Richard Wagner dans son opéra Lohengrin (opéra) en 1850 cité par Ernest Schmitt, Monde du Graal, nº hors-série n°4, novembre 2001, p. 21

Lohengrin :
Du Graal pourtant le merveilleux mystère,
À l'œil de nul mortel ne doit s'offrir,
Chacun de nous subit la loi sévère.
S'il est connu soudain il doit partir !
Eh bien! Je vais parler, puisqu'on l'ordonne:
Le Graal m'envoie et j'ai suivi sa loi;
Mon père, Parzival porte sa couronne
Et Lohengrin, son chevalier, c'est moi.

  • Lohengrin répondant à une question d'Elsa
  • « Richard Wagner », Richard Wagner dans son opéra Lohengrin (opéra) en 1850 cité par Ernest Schmitt, Monde du Graal, nº hors-série n°4, novembre 2001, p. 21


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