Glace (objet)
Apparence
The Cheval-Glass — Berthe Morisot (1876)
Une glace est un objet réfléchissant. Une glace de petite taille est appelée un miroir.
Littérature
[modifier]Prose poétique
[modifier]André Breton, Poisson soluble, 1924
[modifier]Les amours des hommes sont de grandes glaces paysannes bordées de velours rouge ou, plus rarement, de velours bleu.
- Poisson soluble (1924), André Breton, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1996 (ISBN 2-07-032917-8), partie 26, p. 104
Roman
[modifier]Marie d'Agoult, Nélida, 1866
[modifier]Ce soir-là, ses salons en stuc blanc chargé d'or étaient éclairés avec plus de splendeur que de coutume ; des multitudes de girandoles en cristal de roche à facettes étincelantes, se répétant à l'infini dans des panneaux de glace, jetaient une vive lumière sur les draperies de damas aux tons éclatants. Des pyramides de cactus, qui ouvraient leurs corolles ardentes dans cette chaude atmosphère, ajoutaient encore à l'éblouissement de l'œil. Un orchestre puissant faisait retentir d'une musique provocante ces espaces sonores où les femmes aux courtes tuniques, aux cheveux parfumés, ruisselants de pierreries, les bras nus, les épaules nues, arrivaient une à une et se prenaient la main, comme des fées qui se rassemblent pour un joyeux sortilège.
- Nélida (1866), Marie d'Agoult, éd. Calmann-Lévy, 2010 (ISBN 978-2-7021-4127-4), partie Première partie, chap. VI, p. 87
James Joyce, Ulysse, 1922
[modifier]Et pourtant et pourtant ! Cette tension du visage ! Un chagrin est là qui ne cesse de la mimer. C'est son âme elle-même qui transparaît dans ses yeux et que ne donnerait-elle pas pour se retrouver dans l'intimité de sa chambre de jeune fille où, laissant libre cours à ses larmes, elle pourrait pleurer un bon coup et se soulager de ce qu'elle avait sur le cœur ? Mais sans exagération car elle sait comment on pleure élégamment devant sa glace. Vous êtes délicieuse, Gertie, dit cette glace.
- Ulysse (1922), James Joyce (trad. Auguste Morel), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1957 (ISBN 2-07-040018-2), p. 542
Agatha Christie, Les Indiscrétions d'Hercule Poirot, 1922
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- La vérité, dit Georges, c'est qu'on ne regarde jamais les gens d'assez près. C'est pour cela que, devant un tribunal, les témoignages portés sur une même personne diffèrent tellement.
- Il existe un autre phénomène aussi étrange, ajouta Suzan. Parfois quand on se regarde dans la glace, on ne se reconnaît pas. On se dit «Voici quelqu'un que je connais très bien», et puis tout à coup, on se rend compte que c'est soi-même.
- Les Indiscrétions d'Hercule Poirot (1953), Agatha Christie (trad. Yves Massip), éd. Librairie des Champs-Élysées, 1954 (ISBN 978-2-702-40497-3), chap. XIX, p. 190
Voir aussi
[modifier]- Glace (homonyme)