Georges Gastaud

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Georges Gastaud (né en 1951) est un professeur de philosophie, syndicaliste enseignant et militant communiste français.

Il est depuis 2004 le secrétaire national du Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), dont il dirige également le journal mensuel Initiative communiste. Il milite également pour la défense de la langue française et contre le franglais.

Lumières communes[modifier]

Tome I - philosophie et matérialisme dialectique[modifier]

Car derrière l'assurance feinte de ceux qui professent dogmatiquement le matérialisme dialectique, se cache trop souvent le refus de débattre, et si possible , d'« éprouver » les thèses qu'ils avancent.
  • Lumières communes - traité de philosophie à la lumière du matérialisme dialectique, Georges Gastaud, éd. Delga, 2016, t. 1, p. 8


De même que le marxisme n'existe pas à l'état isolé mais que, selon Lénine, l'œuvre de Marx et d'Engels constitue la synthèse critique de l'économie politique anglaise, de la philosophie allemande et du socialisme français, de même le matérialisme dialectique - dont les racines remontent à l'Antiquité grecque et aussi sans doute à l'Antiquité chinoise et à l'Antiquité indienne - ne serait-il qu'une doctrine philosophique de plus s'il n'avait pas consciemment hérité, à travers notamment l'exigeante réflexion d'Engels sur la nature et sur les lois propres du mode de penser philosophique, de la partie la plus avancée de l'idéalisme dialectique (grec, puis allemand) et du meilleur de la pensée matérialiste (française) et empirique (britannique), le tout à travers une réflexion croisée sur le mouvement d'ensemble des sciences (médiations dia-matérialistes d'Engels sur les sciences de la nature, travail de Marx sur la méthodologie des sciences économiques), sur les conditions d'une approche scientifique de l'histoire (que résume l'expression matérialisme historique) et sur le lien consubstantiel qui, depuis l'époque de Marx, unit la critique philosophique au combat universaliste du prolétariat et des peuples opprimés des temps modernes : ... .
  • Lumières communes - traité de philosophie à la lumière du matérialisme dialectique, Georges Gastaud, éd. Delga, 2016, t. 1, p. 8


Bref, notre référence inaugurale à la laïcité, conçu non comme une fade asepsie de la pensée, mais comme l'espace polémique où s'organise le libre déploiement de contradictions soumises à l'arbitrage rationnel, n'a rien d'une concession opportuniste faite au « pluralisme » d'apparat dont se targue la démocratie bourgeoise, d'ailleurs de plus en plus rabougrie, quand elle n'est pas déjà en voie de fascisation ici ou là : ...
  • Lumières communes - traité de philosophie à la lumière du matérialisme dialectique, Georges Gastaud, éd. Delga, 2016, t. 1, p. 9


... : dans une perspective révolutionnaire, la laïcité dynamiquement conçue fournit au contraire l'élément, le milieu psycho-institutionnel indispensable à l'approche construite, collective et contradictoire de la vérité pour tous ceux qui ont pris la ferme résolution d'être toujours attentifs aux exigences de la raison et du dialogue démocratique.
  • Lumières communes - traité de philosophie à la lumière du matérialisme dialectique, Georges Gastaud, éd. Delga, 2016, t. 1, p. 9


Tome V - Fin(s) de l'histoire approche marxiste des « valeurs »[modifier]

... Rousseau dans son Contrat social, puis Kant, notamment dans ses Fondements de la métaphysique des mœurs, ont montré que le fait ne prescrit pas le droit, que ce qui est ne dit ni ne garantit rien de ce qui devrait être, et que ceux qui confondent ces deux domaines risquent fort d'avaliser les pires injustices en pratiquant, sous couvert de réalisme, la cynique politique du fait accomplit théorisée par Bismarck puis par Guillaume II.
  • Lumières Communes, Georges Gastaud, éd. Delga, 2018, t. 5 - Fin(s) de l'histoire, p. 5


Staline et ses conceptions exagérément rigides et souvent antidialectique ne sont pas nés du néant mais d'une configuration mondiale marquée par le retard économique russe, par l'encerclement capitaliste de l'U.R.S.S., par la montée connexe du fascisme en Europe et au Japon (...), par les guerres d'extermination antisoviétique menée par Hitler (...), puis par la course aux armements insensée menée de manière par le complexe militaro-industriel américain pour saigner économiquement l'U.R.S.S. Faire la part des choses, produire une critique marxiste des expériences socialistes nées de la Révolution d'Octobre puis de la défaite du fascisme (dont le moment-clé s'appelle Stalingrad), ne doit jamais conduire à nier si peu que ce soit les formidables exploits économiques et militaires réalisés par l'U.R.S.S. et par ses travailleurs pionniers, y compris à l'époque où Djougachvili dirigeait ce pays.
  • Lumières Communes, Georges Gastaud, éd. Delga, 2018, t. 5 - Fin(s) de l'histoire, p. 708