Froid

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Le froid désigne ce qui est d'une température sensiblement inférieure au corps humain. Le mot est également volontiers employé au figuré.

Littérature[modifier]

Prose poétique[modifier]

André Breton, Poisson soluble, 1924[modifier]

Cet homme à reproches éternels et à froid de loup, que voulait-il que nous fissions de sa maîtresse, quand il l'abandonnait à la crosse de l'été ?


Octavio Paz, Liberté sur parole, 1958[modifier]

Être naturel

Plumes de colère ou quartiers de joie, éblouissements, décisions imprévues, toujours précises et coupantes, les verts — ils amassent les sucs, avant de le crier, ils mâchent bien leur cri, froid et qui scintille dans leur épaisseur.

  • Liberté sur parole (1958), Octavio Paz (trad. Jean-Clarence Lambert), éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1966  (ISBN 2-07-031789-7), partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), Aigle ou Soleil ? — Être naturel — I, p. 104


Citations[modifier]

— Tu trembles vieillard?
— Oui, mais c'est de froid.

  • Question posé par le bourreau Charles-Henri Sanson et réponse de Bailly prononcé sur l'échafaud, avant d'être guillotiné.
  • La Révolution Française vue par son Bourreau, Journal de Charles-Henri Sanson, éd. Le Cherche-midi, 2007, p. 85-94



Si on me demande par ici
dites que je m'éloigne sur la route
mêlant le sel de neige
au sel de mes larmes
dites aussi qu'un grand froid m'accompagne

  • Poèmes choisis (1965-1990), Jacques Brault, éd. du Noroît, 1996, p. 108


Je marche dans la plaine picarde et j'ai froid au cœur. La brume jointoie le ciel et la boue. Je suis lourd et le choc mou de mes talons résonne dans ma nuque. Oppressé, je suis, par le bloc de béton armé que la vie, jour après jour, a coulé dans ma poitrine. Partout le futile, le nul, le désespérément salaud, la trahison.

  • La Lettre, Michel-Georges Micberth, éd. Res Universalis, 1986, p. 74-75


Je me sens toujours plus seul quand il fait froid.
Le froid de l'autre côté de la vitre me rappelle celui qui émane de mon propre corps. Je suis assailli des deux côtés.

  • Premières phrases du roman
  • Les chaussures italiennes, Henning Mankell (trad. Anna Gibson), éd. Seuil, 2009, p. 11


Philippe : Il fait très froid  ?
Le grand-oncle : oofff… En été ça va, parce que tu as zéro, zéro-un. Mais l'hiver, ça descend, ça descend, ça descend : moins dix, mois vingt. Moins vingt, moins trente. Tu dis : je reste couché, ils te foutent du moins quarante. Tu vois ?
Philippe : Moins quarante ?
Le grand-oncle : C'est le Nooord !


Voir aussi[modifier]

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