Franz Werfel

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Franz Werfel en 1940.

Franz Werfel (1890—1945) est un poète, romancier et dramaturge autrichien.

Le Passé Ressuscité, 1928[modifier]

Dieu a distribué l'intelligence d'une façon incompréhensible.

  • Le Passé Ressuscité, Franz Werfel (trad. Louise Faisans-Maury), éd. Stock, 1986, p. 21


Les mots sont les briques d'une langue.

  • Le Passé Ressuscité, Franz Werfel (trad. Louise Faisans-Maury), éd. Stock, 1986, p. 39


Un fils encore enfant est toujours un peu un miroir déformant pour son père.

  • Le Passé Ressuscité, Franz Werfel (trad. Louise Faisans-Maury), éd. Stock, 1986, p. 58


Comme les années de jeunesse sont longues, comme elles sont fécondes !

  • Le Passé Ressuscité, Franz Werfel (trad. Louise Faisans-Maury), éd. Stock, 1986, p. 80


Un lion ne dévore pas un lion.

  • Le Passé Ressuscité, Franz Werfel (trad. Louise Faisans-Maury), éd. Stock, 1986, p. 135


Dans un mauvais orchestre, le meilleur musicien est perdu.

  • Le Passé Ressuscité, Franz Werfel (trad. Louise Faisans-Maury), éd. Stock, 1986, p. 152


Et puis, de la culpabilité à l'innocence, il y a une échelle aux degrés infinis.

  • Le Passé Ressuscité, Franz Werfel (trad. Louise Faisans-Maury), éd. Stock, 1986, p. 207


Nous qui ne pouvons pas même décider de notre destin, comment serions-nous responsable du destin des autres ?

  • Le Passé Ressuscité, Franz Werfel (trad. Louise Faisans-Maury), éd. Stock, 1986, p. 212


Les 40 jours du Musa Dagh , 1933[modifier]

Les peuples ne se transforment pas aussi vite que les institutions, les reformes s'accomplissent plus rapidement sur le papier que dans la réalité.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 40


À chaque siècle, les hommes, pour épicer la vie, aliment amer au goût, la relèvent d'idées nouvelles qui finalement la rendent encore plus indigeste.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 44


La jeunesse a toujours foi en ce qui est nouveau.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 53


Quand un animal ne se croit plus capable de se défendre, il périt. Il en va ainsi dans la nature et dans l'histoire.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 78


Seuls, les peuples persécutés et oppressés sont aussi bons conducteurs de la douleur.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 105


Pour bien des gens, le seul fait de changer de demeure est une cause de profonde tristesse. Il reste toujours attaché à l'ancien foyer un morceau d'existence perdu à jamais.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 120


Car c'est l'esprit seul qui confère à la réalité le droit d'exister, et non le contraire.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 149


Le but de la déportation est le néant.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 178


Tous les remèdes, comme l'a déjà dit saint Jean Chrysostome, proviennent de sept éléments fondamentaux : la chaux, le soufre, le salpêtre, l'iode, le pavot, la résine de saule et le suc de laurier. Sous mille formes différentes, c'est néanmoins toujours la même chose.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 202


Mais, c'est un trait caractéristique propre à notre existence avant une décision, que rien ne soit plus irréel que le but vers lequel on tend.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 205


L'homme ne sait pas ce qu'il est tant qu'il n'a pas subi d'épreuves.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Wefel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 236


Car le summum de l'horreur, pour un esprit paysan, est contenu tout entier dans le mot changement.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 262


Cet orgueil, c'est celui qui embrase toujours la matière dont nous sommes fait quand notre esprit vient de lui infliger une défaite.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 279


Quiconque est dur envers soi l'est généralement aussi envers les autres.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 293


Car toutes les créatures élémentaires éprouvent une peur instinctive et langoureuse à l'égard de l'ordre et de la mesure dont l'harmonie est une des incarnations.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 312


On finit bien un jour par reconnaître qui est ou non né pour commander.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 356


On ne peut pas vivre dans une communauté en se tenant complètement à l'écart.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 373


Nous appartenons moins à l'univers d'où nous venons qu'à celui que nous voulons rejoindre.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 373


Personne ne peut s'établir, au milieu d'une communauté humaine qui attend la mort, comme une étrangère de distinction, libre de tout lien et de toute obligation.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 415


L'oreille sait la vérité. Le nez sait la vérité. C'est encore l'œil qui se laisse le mieux tromper.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 456


C'est une tendance innée et indéracinable chez l'homme que d'exercer impitoyablement, toutes les fois qu'il le peut, son éternel besoin de se faire valoir aux dépens des faibles, des pauvres, des infirmes, voire des étrangers. Ce désir d'abaisser les autres et la réaction vengeresse qu'il fait naître sont des leviers capitaux de l'histoire mondiale que le voile élimé de tel ou tel idéal politique n'arrive guère à dissimuler.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 561


Seul le moment présent existe et rien d'autre.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 572


J'ai une très bonne mémoire parce que je ne m'embarrasse pas de souvenirs.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 597


Tout être ou toute nation se trouvent toujours, une fois ou l'autre, dans l'état du faible en face du fort.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 610


Notre cœur est double. Il existe un cœur de chair et un autre, secret et céleste, qui enveloppe le premier, de même que son parfum entoure une rose.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 627


Car, sans dissemblance et sans tensions réciproques, aucun amour ne serait possible.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 632


Il est plus facile de mourir à plusieurs que tout seul.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 871


Car aucun mortel ne saurait vivre plus tard que jusqu'au crépuscule de cette vie qu'il mène en ce moment.

  • Les 40 jours du Musa Dagh, Franz Werfel (trad. Paule Hofer-Bury), éd. Albin Michel, 1989, p. 923


L'étoile de ceux qui ne sont pas nés , 1945[modifier]

Les humains ont toujours tendu leurs forces jusqu'aux limites extrêmes que leur assignait leur époque.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 67


Si la vérité est une et absolue, les points de vue divergent.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 82


Il existe une différence philosophique indubitable entre la substance et la matière, car la matière n'est rien que de la matière tandis que la substance est la matière façonnée, matière élevée à la puissance d'une essence idéale. Pour prendre un exemple : l'eau est matière, la mer est substance.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 104


Mais la nature a toujours quelque visée secrète.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 115


Car plus une religion est fausse, plus ses adeptes combattent avec fanatisme.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 141


Toute théorie est incolore.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 142


La création de la créature ne prouve l'existence que de la créature et non du créateur.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 169


Car le politicien n'est qu'un parasite de la gloire.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 191


L'être humain n'est qu'une création de son époque et rien d'autre.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 198


Une image n'est compréhensible que pour autant qu'elle est la copie d'un modèle.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 209


Chacun de nous à une vision intérieure qui lui est propre...

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 210


Les humains demeurent relativement les mêmes, et cependant je constate que jamais une époque ne réussit à en comprendre une autre...

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 222


La culture intellectuelle est l'art astucieux de l'exagération et de la dérobade devant l'essentiel.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 230


Sans qu'il existe de temps, vous avancez dans le temps afin de découvrir le temps. Avancer signifie apprendre quelque chose.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 256


La vérité, c'est qu'il n'existe pas de nature qui soit naturelle, car la nature porte à chaque époque le costume du temps dont l'œil humain la revêt.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 264


Considérée du point de vue psychologique, la vie n'est rien d'autre qu'une fuite ininterrompue d'images, cela dès le réveil du nourrisson jusqu'au coma du moribond. La mort, en tant qu'épreuve de l'âme, est d'abord un grand flétrissement d'images.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 305


Qui prétend changer quoi que ce soit doit d'abord connaître les choses et pouvoir les définir.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 330


Tout ce qui existe doit être vaincu afin que puisse exister ce qui est nouveau.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 332


La mémoire humaine se refuse à conserver ce qui ne lui est point conforme. Tout ce qui n'est pas terrestre, notre mémoire s'efforce de le rejeter.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 367


Quand l'être humain dépasse ses limites - et il est la seule créature qui puisse les dépasser - il rencontre toujours un obstacle qui lui crie de s'arrêter.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 430


Le Tout a forme humaine.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 448


Le sommeil, surtout celui de la jeunesse, est une délicieuse étreinte de soi.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 456


L'amour commence là où l'on met en jeu quelque chose que l'on risque de perdre.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 462


Tout véritable méfait contient un assassinat.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 525


Qui se couche tard et se lève tôt en sait plus que les autres et vit plus qu'eux.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 541


Nous n'hésitons pas à nous lancer dans des calculs audacieux au sujet des univers inconnus des brouillards sidéraux, mais c'est à peine si nous réussissons à pénétrer à trois kilomètres à l'intérieur de la Terre. Tout ceci prouve abondamment que l'être humain est bien moins effarouchés par son univers extérieur que par son univers intérieur et qu'il craint moins de contempler ce qui est loin que ce qui est proche, c'est-à-dire l'infini contenu en lui-même.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 598


L'homme ne donne que l'impulsion, l'idée.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilbert Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 646


Nous autres, humains, sommes des enfants du Soleil, c'est pourquoi nous avons souvent si froid.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 657


Celui qui contemple un spectacle interdit fait par cela même partie de ce qui est défendu.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 666


La plupart des individus ne sont que des exemplaires d'un certain type...

  • L'étoile de ceux qui ne sont nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 667


Plus l'organisation de la vie est audacieuse, plus farouches sont les résistances qui s'y opposent.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 672


Le présent n'a pas de dimension et c'est pourquoi la vie ne devient vraiment la vie que lorsqu'elle n'est plus.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 684


L'être humain commence exactement au point même où il se trouve dépouillé de tout souci.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 697


Chaque période historique reflète le visage du dernier vainqueur.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 708


L'être humain réalise de grandes choses, seul un être borné le niera. Mais il est une chose que l'homme n'a pas encore réalisée, c'est lui-même.

  • L'étoile de ceux qui ne sont pas nés, Franz Werfel (trad. Gilberte Marcheguay), éd. Laffont, 1977, p. 750


Cella ou les vainqueurs, 1955[modifier]

Dans le monde entier le public est cruel ; dans le temps même où il ovationne ses favoris, perfide, il guette déjà leurs faiblesses, leurs manques.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Dumont), éd. Stock, 1987, p. 12


Mais c'est ainsi ! L'esprit moteur de l'histoire semble chaque fois préparer le type d'individu dont il a besoin pour atteindre ses vues.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Dumont), éd. Stock, 1987, p. 45


Il est extrêmement dangereux de poser le principe d'anéantissement comme destin inéluctable. Nous ne pouvons pas nous payer le luxe de considérer le diable d'un point de vue scientifique.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Dumont), éd. Stock, 1987, p. 147


Mais les minorités n'ont-elles pas toujours décidé du cours de l'histoire ? La grande masse n'a pour elle que son énorme pesanteur, elle la prête à celui qui manifeste la volonté la plus tenace...

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Dumont), éd. Stock, 1987, p. 74


Celui qui prétend ne rien voir sera responsable de la catastrophe.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Dumont), éd. Stock, 1987, p. 82


L'hôte est toujours un être subordonnée, soumis aux règles de la maison qui l'accueille. Il se sent tenu de manifester sans trêve sa reconnaissance tandis que son heureux amphitryon peut s'abandonner en toute quiétude à la satisfaction du généreux bienfaiteur.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Dumont), éd. Stock, 1987, p. 124


Quand l'histoire présente une première, le chœur, le peuple, est toujours là, toujours le même, quelle que soit la déroque idéologique qu'il porte.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel, éd. Stock, 1987, p. 142


L'effort épuisant, impuissant de démêler les milliers de fils du hasard est qualifié par les imbéciles de superstition.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Dumont), éd. Stock, 1987, p. 147


C'est alors que le chant odieux composé seulement de deux notes retentit : " Sieg Heil ! Sieg Heil ! Sieg Heil ! " Comme le hi-han d'un âne automate aux proportions gigantesques. Comme le cri de guerre de l'âge de pierre, mécanisé au siècle de l'industrie.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Dumont), éd. Stock, 1987, p. 148


L'avilissement rend vil. C'est une loi de l'âme. L'objet d'une cruauté persistante finit par justifier celle-ci.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Dumont), éd. Stock, 1987, p. 177


La société humaine, qui ne fait rien pour assurer la vie des hommes libres, s'emploie par tous les moyens, dans ses prisons et ses asiles d'aliénés, à préserver de l'autodestruction la vie de malheureux désespérés. C'est une de ses contradictions absurdes.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Dumont), éd. Stock, 1987, p. 186


Le snobisme n'est pas une maladie bourgeoise, il est répandu dans toutes les couches de la société, car il repose sur le désir de l'individu de voir sa valeur reconnue par les détenteurs des valeurs. Cette aspiration n'est nulle part plus forte que dans les classes considérées comme inférieures. Si, comme on le prétend, l'envie est la mère de toutes les révolutions, alors le snobisme, ce besoin d'être reconnu par les détenteurs des valeurs, en est le père. Car, si l'on détruit ces derniers qui vous refusent la considération, on prend leur place.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Simon), éd. Stock, 1987, p. 197


Le monde peut bien être ce qu'il veut, c'est exclusivement au fond de nous-mêmes que se joue le spectacle.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Simon), éd. Stock, 1987, p. 262


Pas moyen d'expliquer la vie avec des mots.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Simon), éd. Stock, 1987, p. 290


Tel maître, tel valet.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Simon), éd. Stock, 1987, p. 290


Le jour est sûr, mais quel jour, là rien n'est sûr.

  • Cella ou les vainqueurs, Franz Werfel (trad. Robert Simon), éd. Stock, 1987, p. 303


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