Francis Hallé

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Francis Hallé (2009).

Francis Hallé, né à Seine-Port en 1938 est un biologiste, botaniste et dendrologue français.

Citations[modifier]

Les plantes ne sont pas seulement alimentaires, médicinales ou ornementales ; elles ne se contentent pas de nous rendre service dans notre existence quotidienne, de nous fournir des matières premières industrielles ni d'épurer un environnement que les primates que nous sommes ne cessent de souiller. Les qualités dont je veux parler ici sont beaucoup plus subtiles, mais elles définissent la réalité des plantes et sont responsables de l'effet bénéfique qu'elles exercent sur nous, souvent à notre insu ; elles se gardent d'ailleurs de le revendiquer, la discrétion faisant partie de leurs attributs. Tant de penseurs, de philosophes et de poètes se sont exprimés à ce sujet que la réalité du bien-être qu'elles suscitent en chacun de nous ne peut-être mise en doute.
  • Aux origines des plantes, Ouvrage collectif sous la direction de Francis Hallé, éd. Fayard, 2008  (ISBN 978-2-213-64546-9), t. 1, partie Avant-propos, pourquoi les plantes nous font-elles tant de bien ?, p. 14


Tout le monde le sait, descendre au jardin ne résout pas les problèmes de la vie quotidienne, mais les relativise et les rend plus supportables. Sigmund Freud a eu ce regret tardif : J’ai perdu mon temps ; la seule chose importante dans la vie, c'est le jardinage.
  • Aux origines des plantes, Ouvrage collectif sous la direction de Francis Hallé, éd. Fayard, 2008  (ISBN 978-2-213-64546-9), t. 1, partie Avant-propos, pourquoi les plantes nous font-elles tant de bien ?, p. 15


Chasser l'animal pour le tuer confère du prestige, mais il n'y a pas d'éloges à attendre pour avoir détruit une plante, incapable de fuir et de se défendre. Pour Pierre Lieutaghi, cela remonte aux origines de l’espèce humaine : « À Lascaux déjà, on ne voit rien de végétal ; l’animal-roi semble occuper tout l'espace […]. Et pourtant c'est bien l'herbe qui fait le renne et l'aurochs […] . C'est seulement que la plante ne prête pas gloire, qu'on ne la vainc pas dans des périls. Rien pour la mémoire des exploits… »
  • Aux origines des plantes, Ouvrage collectif sous la direction de Francis Hallé, éd. Fayard, 2008  (ISBN 978-2-213-64546-9), t. 1, partie Avant-propos, pourquoi les plantes nous font-elles tant de bien ?, p. 16


[…] Pour identifier les arbres — on ne voit pas les feuilles, elles sont trop haut — […] on sent l'odeur de la coupe… Alors ça c'est un excellent critère… Mais seulement les odeurs c'est curieux, vous pouvez pas les décrire, vous pouvez juste procéder par comparaison : un arbre, par exemple, qui sent la « voiture neuve »… vous voyez ce que je veux dire, tout le monde connait cette odeur- là… Un arbre qui sent la « salade de carotte », un arbre qui sent votre « urine le lendemain du jour où vous avez mangé des asperges »… On est obligé de procéder comme ça… Mais ça marche et c'est très stable… Vous trouvez le même arbre le lendemain, il sent la même chose. C'est comme ça qu'on est obligé d'identifier nos arbres… Alors quand les revues scientifiques nous censurent parce qu'on a fait état du témoignage de nos sens, je me dis mais ils sont complètement à côté de la plaque ! Dans un labo, oui, mais pas en forêt ! […] dans un milieu comme le sous-bois équatorial, il n'y a pas d'autres solutions.
  • Entretien avec Simone Douek, A voix nue, France Culture, 17 mai 2010


Autres citations[modifier]

Ses convictions sont ancrées dans le sol, comme les racines de ses amis feuillus et branchus. Son amour pour les forêts primaires est infini.
  • Entretien avec Fabienne Chauvière, Les savanturiers, en ligne, France inter, 25 décembre 2011


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